Il peut parfois être agaçant de se remettre en cause après avoir pris du temps pour réfléchir à un problème et croire avoir trouvé la solution. C'est mon cas pour le débat Ségo ou DSK... Il y a peu encore, j'étais sûr que si je pouvais voter - puisque je ne suis plus au PS depuis août 2003 - je voterais Ségo, tout en souhaitant un ticket Ségo-DSK...
Les derniers événements me refont pencher à nouveau vers DSK... Peut-être parce qu'on en a trop fait sur Ségo médiatiquement, qu'elle est en piste depuis trop longtemps. Peut-être aussi parce qu'après avoir été la candidate des militants et d'une frange populaire de l'électorat, elle est aussi devenue la candidate d'une partie de l'establishment socialiste, dont le ralliement ne doit pas tout aux convictions... Et puis il y a eu la Turquie ("je voterai comme les Français")... Du coup, j'en viens à me demander si elle aurait aboli la peine de mort en 1981... C'est d'autant plus décevant qu'elle a su faire montre de courage, qu'il s'agisse de la sécurité, de la famille ou encore de l'école, en donnant un coup de pied dans la fourmilière de la pensée unique... Mais le courage, ce n'est pas seulement de lancer des thèmes courageux, mais aussi d'assumer des positions courageuses.
Je pensais être le seul à penser comme ça...jusque mardi soir, où je discute avec deux amis socialistes : surprise, ils sont exactement dans le même état d'esprit, de doute entre Ségo et DSK...
3 à penser de la même façon, ce n'est peut-être pas un sondage, mais ça pourrait être une tendance...
Good night, and good luck !
PS : ça sera toujours mieux que Fabius.
Soutenu en septembre 1999 à l'université Lille III - Charles de Gaulle, le thème de mon mémoire de maîtrise d'histoire contemporaine, est : "Le majorat de Pierre Mauroy (1973-1995) ou la tentation de l'histoire". Il contient deux tomes : le 1er tome est le texte du mémoire, le 2nd tome est constitué des annexes, et notamment de la retranscription des entretiens individuels. Bonne lecture...