Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Baudelaire dans "La cloche fêlée" (Les Fleurs du Mal). J'ai deux volumes des Fleurs du Mal : une au bureau et une à la maison. Avec des trombones aux pages des poèmes que j'ai appris par coeur. Je suis monté à 23 ou 24 dans mon souvenir. Quand j'étais jeune, mais la mémoire s'estompe un peu. On prend un mot pour un autre, alors il faut s'y replonger. La poésie, c'est comme la musique je crois : pas la peine de dire qu'on aime si on ne l'apprend pas par coeur... Le trip, c'est d'apprendre les Fleurs du Mal par coeur... J'avais commencé à le faire de façon systématique, après avoir un peu batifolé dans les pages. On va dire que je vais m'y remettre...

"Moi, mon âme est fêlée, et lorsqu'en ses ennuis
Elle veut de ses chants peupler l'air froid des nuits
Il arrive souvent que sa voix affaiblie
Semble le râle épais d'un blessé qu'on oublie,
Au bord d'un lac de sang, sous un grand tas de morts,
Et qui meurt, sans bouger, dans d'immenses efforts."
Dernière chose : cette cloche me fait penser par association d'idées à cette cloche qui sonne dans la chanson de mon ami Ivan, "Les Arbres en Face". Ivan, putain, quand est-ce que tu le sors ton album, ton single... Tu déconnes là... N'oublie pas : qu'est-ce que je ferais si j'étais moins con ?
Soutenu en septembre 1999 à l'université Lille III - Charles de Gaulle, le thème de mon mémoire de maîtrise d'histoire contemporaine, est : "Le majorat de Pierre Mauroy (1973-1995) ou la tentation de l'histoire". Il contient deux tomes : le 1er tome est le texte du mémoire, le 2nd tome est constitué des annexes, et notamment de la retranscription des entretiens individuels. Bonne lecture...