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Samedi 16 février 2008

samedi 9 février - A Faches, Valentine était en crèche, et c'était nickel. A Thouaré, c'est la nounou, mais Nénette commence à s'ennuyer. C'est elle la plus grande et rien ne remplace la vie en collectivité, un personnel formé, un max de copains et copines... Du coup, comme elle est quasiment propre, on pensait la mettre à l'école, après les vacances de Pâques par exemple. Sauf qu'a priori, ni l'école publique ni l'école privée ne prend en cours d'année. Dans le baba...ça sera onc septembre, ici ou ailleurs si on a trouvé une maison.

dimanche 10 février - Il fait beau, et tu crois sérieusement qu'on va rester à la maison à regarder l'école des fans ? Non, la plage mon ami, la plage, les lunettes foncées, les filles nues dont les seins sont comme des capteurs solaires, le glacier qui harangue le peuple usé par l'ouvrage, jouissant de son repos dominical, en poussant son chariot (le glacier hein, pas le peuple), le bruit singulier de la balle dans la raquette, le drapeau vert qui flotte légèrement sous l'alizée (c'est pas ma faute à moi !!!), les planches à voile surfant sur la vague, la crèpe au chocolat qui dégouline et brûle tes doigts plein de sable, la pelle et le seau pour les pâtés, les enfants qui font pipi dans l'eau. L'été ! Le ciel, les oiseaux et ta mère.

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 lundi 11 février - Même quand il s'agit de parler du bordel à droite, les journalistes semblent incapables de poser les bonnes questions. Comme aurait dit Georges Marchais (qui l'avait appris au STO) : "Taisez-vous Elkabbach, vous ne posez pas les bonnes questions ! Je vais vous dire la bonne question !" Là, mon ami Ivan me coupe et me dit : "La bonne question, c'est : qu'est-ce que je ferais si j'étais moins con ?" (le coeur des hommes). Erreur, ami Ivan ! La bonne question est : "Que s'est-il passé entre l'Elysée et Neuilly pour que Martinon passe du statut de chouchou-poulain à celui de disgrâcié-dégradé ?" Je n'ose imaginer que c'est en lien avec un certain texto que Cécilia aurait cafté au nouvelobs.com... Non ? Si ? Non !!!

mardi 12 février - Pot de départ de Vincent avec le gratin de la Région. Une coupe, puis deux. Dégustation du whisky-cadeau dans son bureau, un puis deux, avant un couscous et du vin (un, deux, trois, ...). Je sais pas ce que j'ai fait pour rentrer, mais je me suis retrouvé sur l'autoroute, péage et tout le bordel. J'ai oublié et puis je me suis endormi sans penser à rien.

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[Vincent et moi, désolé Vincent je t'ai pas demandé avant de mettre en ligne...]

mercredi 13 février - A cette époque, mes grand-parents vivaient chez nous au grenier à Lille, rue Jeanne d'Arc. Loin d'un amas de poussières sombre et humide, c'était en fait un vrai 3ème étage, avec deux petites pièces sous les combles, une à gauche, une à droite en haut de l'escalier éclairé par la verrière, qui servaient de lieu de stockage, de bureau, voire occasionnellement de chambres quand celle de mon frère et la mienne été repeintes, et une chambre d'amis par laquelle on accédait à une toute petite pièce noire qui m'a toujours semblé à la fois magique et secrète. On y rangeait les valises, les vieilles affiches électorales et les bobines de super 8 qu'on ne regarderait jamais plus. Le lit de mes grand-parents - mais était-ce celui-là ? - avait cette particularité d'avoir une sorte de trappe à sa tête sur toute la largeur, dans laquelle on pouvait ranger les oreillers et le traversin. J'adorais me cacher dans ce cercueil insonorisé. La maladie de Charcot gagnait du terrain chez ma grand-mère, mais nous montions souvent avec mon petit frère (nous avions 7 et 9 ans) le matin ou le soir pour leur faire des câlins et écouter des histoires. Et puis écouter Pépé nous chanter une chanson douce. Une berceuse vit tant qu'on la chante, je suppose.

jeudi 14 février - Si c'est l'Express qui a réussi à décrocher la timbale avec la première interview officielle de Carla Sarkozy-Bruni (ou l'inverse) cette semaine, c'est parce que Raphaël Enthoven, l'ex de miss monde, était pote de théâtre de Christophe Barbier. Cette interview a été relue plueurs fois par l'intéressée, ce qui rend assez incompréhensible le fait d'avoir laissé passer la comparaison entre le SMS et les dénonciations sous l'occupation...qui a valu à Carla de devoir s'excuser.

vendredi 15 février - Ben voilà, il est 17h27, je viens de finir une dernière cigarette avec Vincent sur le parking extérieur de la Région. Tic et Tac qu'on nous appelait à la fin. Il a pris ses cartons et il est parti, direction la mairie d'Evry. Avec ma chef qui est partie hier en congé maternité, ça fait moi tout seul, chef de pôle par intérim et surtout chef de moi-même pendant trois semaines, avant l'arrivée d'une nouvelle consultante. Déjà que les vendredis ne ressemblent pas à grand chose, là c'est rien du tout. Formation management la semaine prochaine à Paris pour apprendre à être chef. J'accepte encore le tutoiement des amis proches.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Commentaires

C'est qui le bel homme sur la première photo? :)

commentaire n° : 1 posté par : marc (site web) le: 16/02/2008 07:06:34
flatteur !! ;-)
réponse de : Boris Roman-Dubreucq (site web) le: 16/02/2008 07:56:20
Sauf que Geroges Marchais n'a jamais dit  "Taisez-vous Elkabbach!" mais bien "Mais c'est vous Elkabbach..." etc.
Bref, quand c'est précis, j'apprécie...
commentaire n° : 2 posté par : ivan le: 16/02/2008 15:47:17

Au temps pour moi, ami Ivan. En surfant un peu, je me rends compte que cette citation est fortement mise en doute quant à son authenticité... Cela dit, l'ami Georges, il valait le coup quand il était invité à la télé ;-) Bisous. B

réponse de : Boris Roman-Dubreucq (site web) le: 16/02/2008 16:03:31
Comment ça "ni l'école publique, ni l'école privée..."
C'est pas parce que t'es chez les chouans ou presque qu'il faut se sentir obligé d'aller dans le privé.
Et n'oublies jamais "La seule école libre, c'est l'école publique!"
commentaire n° : 3 posté par : ivan le: 18/02/2008 00:57:31

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Soutenu en septembre 1999 à l'université Lille III - Charles de Gaulle, le thème de mon mémoire de maîtrise d'histoire contemporaine, est : "Le majorat de Pierre Mauroy (1973-1995) ou la tentation de l'histoire". Il contient deux tomes : le 1er tome est le texte du mémoire, le 2nd tome est constitué des annexes, et notamment de la retranscription des entretiens individuels. Bonne lecture...

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