J'ai toujours eu un faible pour le Québec et les Québécois. Ca ne se discute pas, c'est comme ça. Leur accent chantant, leurs mots et leurs expressions si particulières qui donnent un autre sens à la langue française parfois trop académique... Et puis surtout, j'en suis convaincu, il existe une "poésie québécoise". Il faudrait peut-être que je fasse une thèse là-dessus, mais ça a déjà dû être fait sans doute...
Ils appellent les Français "nos cousins" mais finalement, les connait-on vraiment ? Non, et c'est un scandale. Oui, bien sûr, Robert Charlebois et Linda Lemay, mais il y en a bien d'autres.
Pierre Lapointe par exemple. C'est un bon exemple. Un show vraiment génial samedi soir au théâtre de l'Idéal à Tourcoing. Imaginez un jeune grand type très fin, une tête un peu plus grosse et très mobile, un visage taillé à la serpe, des cheveux à la Jacques Higelin, et qui avoue lui-même avoir "un charisme sexuel exceptionnel". Ca a été la blague (THE joke) de la soirée.

Petit extrait d'une de ses chansons pour attiser la curiosité :
Je suis le lion imberbe
La biche empoisonnée
Pour boire, vite venez !
A ma source gardée.
Dans un nuage de pleurs
De vagues ambiguïtés
Pour boire, vite venez,
A ma source gardée...
A découvrir dans l'urgence d'une France dont le Président n'est pas encore Nicolas Sarkozy...
Son dernier album s'appelle "la forêt des mal aimés". Il y a du Baudelaire et du Prévert là-dedans... En revenant de mon entretien de Nantes le 6 février (non, pas "de Nantes à Montaigu"), j'ai écouté en boucle "Au 27-100 rue des Partances". Hypnotique.
Good night, and good luck.
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