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Lundi 30 juillet 2007

Le marxisme a ceci de merveilleux qu'il prédit scientifiquement le déclin du capitalisme et la victoire de la classe ouvrière (un peu comme les lessives qui lavent plus blanc que blanc). Formidable espoir pour les masses exploitées fin 19ème - début 20ème que l'idée selon laquelle leur victoire ne serait qu'une question de temps, et que le but des organisations ouvrières était de la hâter.
En lisant Rosa Luxemburg dans le texte, j'en suis naturellement venu à me poser la question de savoir ce qu'était la Révolution. Premier élément de réponse : c'est le "renversement de l'ordre bourgeois ". Certes... Les moyens pour y parvenir ? La "lutte" quotidienne contre l'exploitation capitaliste, à la fois dans le cadre de la démocratie électorale - Rosa mesure aussi les rapports de force en comptant les bulletins de vote et considère que la démocratie est un moyen d'éducation des masses - et syndicale (notamment par le biais des grèves, nous y reviendrons dans un prochain post). 
Mais tata Rosa, c'est quoi la Révolution, au-delà du renversement de l'ordre bourgeois ? Est-ce que ça veut dire qu'on nationalise tous les moyens de production, des banques aux charbonnages en passant par les boulangeries ?
La question qu'on peut se poser, c'est de savoir, au-delà du changement de mode de production ou du passage d'un ordre à un autre, ce que la Révolution change pour les masses. Auront-elles plus à manger ? Des maisons plus confortables ? Des écoles et des universités au top ? Un accès gratuit à la culture ? Une meilleure sécurité sociale ? Y aura-t-il une meilleure égalité entre femmes et hommes ? etc.
Et là, Rosa semble sèche. Elle est muette sur la question, comme s'il n'existait pas de "programme de gouvernement révolutionnaire", comme si la révolution était une fin en soi, une abstraction, un tour de magie qui résoudrait d'un coup tous les problèmes...
En réfléchissant, je me dis aussi que le risque d'afficher des revendications claires à la révolution, c'est de mettre en lumière qu'elles peuvent au moins en partie être mises en oeuvre par la réforme. Et le marxisme ne serait plus le marxisme s'il pouvait se réaliser sans la révolution.
Good night Rosa, and good luck...

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Samedi 28 juillet 2007

samedi 21 juillet - Au lecteur : lecteur paisible et bucolique, sobre et naïf homme de bien, si tu n'as vu le film Babel, passe ton chemin ! Il existe, je l'affirme, de brefs moments d'entière félicité dans une vie humaine et j'ai vécu ce moment samedi en début d'après-midi en écoutant Gustavo Santaolalla, qui a écrit la partie la plus sublime de la bande originale de l'un des films les plus sublimes au monde : Babel ! Je lisais un article passionnant sur Bouddha dans le Nouvel Observateur, juste avant qu'Arthur ne s'endorme dans mes bras sur le divan.

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dimanche 22 juillet - Ma mère arrive à l'aéroport de Nantes Atlantique à 13h50, après une nuit bien courte, et pour une semaine. Bien sûr on refait l'histoire de la famille, de Tatie Ghislaine à Mémé Pendule, des ancêtres obscurs, d'autres qui étaient interdits d'entrer dans certains villages pour être trop assidus auprès des femmes dont les hommes étaient partis aux champs (Louis-Joseph, dit Ghislain Galland pour le nommer). Annabelle connaît ça par coeur... Ah ma mère...

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 lundi 23 juillet - Il manquait une baguette à 19h30, sachant qu'une des trois boulangeries de Thouaré ferme à 20h00. Je chope donc mon fils préféré qui erre dans la rue de Langeais avec d'improbables amis qui ont deux fois son âge, et l'emmène fissa avec moi. Grande mission : acheter le pain. Je lui donne 1€, lui recommande le bonjour, s'il vous plaît, merci, au revoir. Le gamin se débrouille bien, et me ramène 10 centimes. Grand seigneur, je lui propose de lui offrir pour qu'ils les mettent dans sa tirelire : "Non merci papa, j'ai déjà assez de sous dans ma tirelire." Diantre...

mardi 24 juillet - Je lis ce jour une interview de mon ami Rémi Lefebvre dans l'Humanité sur la déception des nouveaux adhérents socialistes, et sur la forme d'habitude qu'a le PS de traverser des crises, de baisser la tête en attendant de gagner par défaut à l'élection suivante. Ca me fait penser à Jean-Daniel Rousseau, un brillant formateur avec qui j'ai suivi deux stages sur la conduite du changement, que je ne peux que recommander  chaudement ! Une des phrases fétiches de Jean-Daniel (ben oui, c'est le genre de formateur qu'on tutoie cash), c'est : "Si vous faites toujours plus de la même chose, vous obtiendrez toujours plus de la même chose." Ben au PS c'est pareil...

mercredi 25 juillet - L'oisiveté professionnelle me laisse le loisir de regarder la Loire de la fenêtre de mon bureau. Elle n'est jamais la même : jamais la même couleur, tantôt grise, tantôt marron, avec parfois un peu de bleu ou de vert. Parfois, on dirait un lac et les HLM de Malakoff se reflètent parfaitement  dedans. Parfois encore, elle semble si agitée qu'on attend la vague qu'on pourra surfer. Mais le plus bluffant, je crois, c'est de la voir couler à l'envers quand il y a une grosse marée. La Loire, spectacle permanent dont jamais on ne se lasse.

jeudi 26 juillet - Journée à Ploemeur, en Bretagne, près de Lorient, où vivent depuis 3 ans le frère de mon grand-père (et parrain de ma mère), Roger, et sa femme Bélo. Auparavant, ils étaient à Quilen, dans l'arrière-pays boulonnais. L'occasion de se retrouver comme nous nous sommes retrouvés tant d'années le 1er janvier. L'occasion pour Arthur et Valentine de jouer avec les enfants de Cécile, la cousine de ma mère, Léo et Coline. L'occasion de parler du passé, de nos chers morts et de m'apprendre une phrase célèbre de mon grand-père que je n'arrive pas encore à prononcer sans rire : "Si vous n'en voulez pas, je la remets dans ma culotte", joignant le geste à la parole.

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vendredi 27 juillet - Il y a plusieurs lots de consolation quand tu vas chez le dentiste et que la fraise t'a déchiré les ratiches. La première, c'est quand la dentiste te dit que tu as de très belles dents (merci maman pour les faux palais, les bagues, le casque et les élastiques le jour et la nuit !!). La deuxième, c'est que tu peux lire Match sans l'acheter. Je suis tombé sur le fameux numéro de début juillet avec Ségo en maillot de bain, et j'y ai appris que Michel Houellebecq venait de finir le tournage de La possibilité d'une île avec Benoît Magimel dans le rôle principal. J'ai hâte d'être au printemps 2008 pour voir ça.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Mercredi 25 juillet 2007

"Dans un forum sur le net, la probabilité qu'un internaute finisse par dire "nazi" ou "Hitler" tend vers 1."
C'est ça la loi de Godwin...
Qui n'a pas connu ces discussions, notamment politiques, en famille ou entre amis, arrosées de préférence, où, partant d'un sujet d'actualité (les OGM, Sarkozy, la génétique), le ton monte jusqu'à ce que quelqu'un dise à l'autre : "Si tu dis ça, c'est que tu es nazi !" ? Fermez le ban...
A mon sens, deux éléments sous-tendent l'utilisation de ces termes extrêmes :
1- la volonté d'affirmer qu'on a une opinion tranchée sur le sujet traité. Quelle honte en effet de ne pas avoir d'avis définitif sur les avantages et les inconvénients des OGM ou encore sur la part relative de l'acquis et de l'inné dans la pédophilie !
2- la volonté de montrer qu'on a raison et donc que l'autre (les autres) ont tort.
Je pense qu'il faudrait enseigner la loi de Godwin au MJS et au PS, où je l'ai vu appliquée à foison, comme un terrorisme intellectuel refusant toute complexité de la pensée. "Si tu penses ça, c'est que tu es de droite" "Si tu dis ça, tu es fabiusiens ou strauss-kahnien", etc.
Derrière ces simplifications volontaires se cachent deux choses :
1- Masquer sa médiocrité intellectuelle ou au moins son manque de culture sur tel ou tel sujet. Or, comment, dans un parti, pourrait-on savoir tout sur tout ? La culture, l'économie, les institutions, la justice, ... 
2- La volonté d'avoir raison à tout prix et de démontrer que l'autre a tort afin de conquérir le pouvoir, de remporter un vote, un poste, une élection interne.
Il manque parfois juste un peu de modestie et d'humilité...
Good night, and good luck Godwin !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : idées, livres, ciné, musique...
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Lundi 23 juillet 2007

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 J'ai eu l'occasion de longs tête à tête avec Rosa Luxemburg ces derniers temps, suite à l'acquisition d'un de ses livres peu avant mon départ de Lille, du côté de chez Morel et de la Vieille Bourse... Dans mes souvenirs de collégien, Rosa Luxemburg était indissociable de Karl Liebkencht, des Spartakistes de l'après Première Guerre Mondiale. J'ai toujours pensé qu'ils étaient amants, parce que des révolutionnaires sans histoire d'amour, ce ne sont pas vraiment des révolutionnaires, vous en conviendrez.
La "chance" de Rosa - socialiste pur sucre (au sens "communiste" du terme) - si j'ose dire, c'est sans doute de n'avoir pas connu trop longtemps les évolutions de la Russie, devenue URSS après la Révolution de 1917. On ne peut s'empêcher de faire de la politique fiction : qu'aurait-elle dit de Lénine, Staline, Trotski et de leur action ? Que dirait-elle aujourd'hui d'une extrême gauche française qui compte pratiquement plus de tendances que de militants ? Aurait-elle appelé à voter Chirac ou à "faire barage à l'extrême droite" en 2002 ? Ca restera sans réponse...
Néanmoins, ce n'est pas parce qu'elle n'est plus là qu'on ne peut pas discuter de sa pensée.
Rosa Luxemburg, c'est d'abord la défense de l'orthodoxie marxiste face aux tentations "opportunistes" d'une part (représentées par Bernstein notamment), anarchistes d'autre part. Par "opportunistes", il faut comprendre les socialistes qui, en Allemagne du début du XXème siècle, participent à la vie démocratique et croient au réformisme comme moyen d'accomplissement du socialisme sans qu'une Révolution violente soit forcément nécessaire. Pour elle, la démocratie n'est qu'un moyen, une étape, un entraînement qui permet l'éducation des masses vers la révolution :
"La démocratie est nécessaire voire indispensable pour la classe ouvrière parce qu'elle crée les formes politiques (auto-administration, droit de vote, etc.) qui serviront au prolétariat de tremplin et de soutien dans sa lutte pour la transformation révolutionnaire de la société bourgeoise."
On ne peut cependant que s'étonner de son incapacité à penser l'individu, qu'il soit ouvrier ou bourgeois. Car si les classes sociales existent, les individus aussi... Pour elle, appartenance sociale et opinions sont indissociables. De ce point de vue, un bourgeois ne peut être qu'un traître ou un adversaire de la classe ouvrière. Pas sûr qu'avec un discours comme celui-là, avec les classes moyennes, la gauche puisse un jour revenir au pouvoir.
Elle se fait donc fort de démonter l'argumentation bernsteinienne point par point. Or, force est de constater que Bernstein avait plutôt vu juste : la crise et la disparition du capitalisme, annoncées par le marxisme scientifique, ne viennent pas. Et encore, à l'époque (début XXème), n'avait-on pas encore vécu l'expérience soviétique, nord-coréenne, chinoise ou cubaine... Bernstein avait déjà analysé la capacité du capitalisme à s'adapter, à muter : multiplication des PME (et non pas seulement concentration des entreprises), développement du crédit, etc. On ne saurait lui donner totalement tort aujourd'hui.
Idem pour la baisse tendancielle du taux de profit, antienne marxiste (en gros, plus ça avance, plus le capital se concentre mais moins il fait de profits : donc la crise est inéluctable)
Pourtant, rendons à Rosa ce qui appartient à Rosa : c'est une réformiste dans ce sens qu'elle veut que la lutte aboutisse à l'amélioration de la situation des travailleurs jour après jour.
Dans mes prochains tête à tête avec elle : "dis-moi Rosa, c'est quoi la révolution ?", "l'infaillibilité pontificale et l'infaillibilité marxiste" et la grève dans tous ses états.
Good night, and good luck...

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Samedi 21 juillet 2007

samedi 14 juillet - L'une de plus grandes faiblesses du PS est sans doute son incapacité à savoir utiliser et retenir les compétences et les bonnes volontés, à ne pas savoir exploiter au maximum les capacités de ses militants. Un jour, un ami musicien et très impliqué dans la diffusion de la musique dans les quartiers défavorisés, m'a fait part de son souhait d'apporter son expertise au PS. Direction la section, la préparation de la fête de la rose, un point de politique générale par le secrétaire de section. Et la musique ? Tu repasseras mon gars. Je crois que mon ami n'est pas resté. Jack Lang et DSK ont sans doute leurs défauts, mais leur expertise, pour l'un en matière institutionnelle, pour l'autre en matière économique et monétaire, est incontestable. S'ils venaient à prendre leurs distances vis-à-vis du PS, ce dernier se retrouverait encore un peu plus nu. C'est moi, où il fait vraiment froid rue de Solferino ?

dimanche 15 juillet - Il y a un temps pour tout et un temps pour chaque chose sur terre. Un temps pour rester, et un temps pour partir ; un temps pour s'embrasser et un temps pour s'éloigner des embrassements ; un temps pour déchirer et un temps pour recoudre ; un temps pour partir, et un temps pour revenir... (d'après L'Ecclésiaste, Ancien Testament)

lundi 16 juillet - Je m'en voudrais parfois presque d'être aussi optimiste. Pourtant, la lecture récente de deux articles, l'un sur la Chine, l'autre sur Cuba, me fait dire que la démocratie y progresse et ne peut qu'y progresser, notamment sous l'influence de l'internet. On voit ainsi, chose encore impensable il y a quelques années voire quelques mois, naître des débats citoyens sur des sujets d'actualité : ici des esclaves dans une briquetterie, là une remise en cause d'une émission de télévision mettant à l'honneur un célèbre censeur des années 70. Qu'on en juge : la Chine compte 150.000.000 d'internaute, et 50.000.000 de blogueurs. Même avec un certain verrouillage du système par les autorités, impossible de tout contrôler, de tout maîtriser. Le pouvoir centralisé ne peut que se déliter face à la multiplication des micro-pouvoirs éclatés sur la toile.

mardi 17 juillet - Je ne sais pas ce qu'a bouffé ma balance, mais il faut qu'elle se surveille sérieusement, car elle vient de passer une dizaine fatidique dont j'ai particulièrement horreur. Eh cocotte, je crois que t'abuses de l'alcool, du pain, du beurre, du fromage et d'autres cochonneries du même style. Du coup, par solidarité avec elle, j'ai décidé de me mettre à courir (j'ai failli dire "remettre" mais ç'eut été un mensonge vu que je n'ai jamais vraiment couru) et de la jouer molo sur la graille. Qu'est-ce qu'on ferait pas pour sa balance, je vous jure...

mercredi 18 juillet - C'est un vieux rêve que je vais bientôt réaliser grâce à videoforever. En fidèle gardien de la mémoire familiale, je vais faire mettre sur DVD l'ensemble des cassettes vidéo que nous possédons. Ca a un coût, certes. Mais au regard de l'éternité... Etapes suivantes : faire un montage correct des images. Et ensuite ? Un arbre généalogique aussi large que possible (sachant que j'ai obtenu des informations de mes cousins polonais plus anciennes que celles concernant mes ancêtres les Gaulois !) et scanner l'ensemble des photos en ma possession. Qui a dit que je m'ennuyais pendant mes vacances ?

jeudi 19 juillet - Ce n'est pas seulement parce qu'il a le même prénom que le mien que j'aime Boris Cyrulnik. C'est surtout que je suis fasciné par le concept de résilience qu'il a tant contribué à vulgariser. Avec la résilience, le bonheur (et l'espoir) redevient une idée neuve aussi et même surtout pour ceux qui ont souffert. Dans un article de cette semaine dans Le Monde, il évoque ces discussions entre amis durant lesquelles "le plaisir d'avoir raison et de moucher l'adversaire" prennent le pas sur "le lent bonheur que donne la connaissance". Tout ceci me rappelle, de sinistre mémoire, une soirée durant laquelle des amis socialistes en sont venus à se traiter de fascistes et de nazis en parlant de La vie est belle et de La liste de Schindler, avec une argumentation politique et historique bien médiocre... Pas étonnant que le PS perde les élections...

vendredi 20 juillet - "Ils ne savent pas ce qu'ils perdent, tous ces fichus calotins, sans le latin, sans le latin, la messe nous emmerde !" (Georges Brassens)

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Jeudi 19 juillet 2007

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 La question des OGM mérite mieux qu'un morceau de post sur le livre de Claude Allègre, Ma vérité sur la planète... Je prévois donc une série de posts sur la question... En attendant, que dit Allègre sur l'évolution des énergies ? Le bois ? Une connerie pour se chauffer (par pour faire sa maison !), car il faut un arbre pour se chauffer une journée, et 15 ans pour qu'il repousse, sans compter les effets de la déforestation et les rejets de CO2. Le nucléaire ? Sa part va continuer de progresser, sachant que pour le moment, rien de tel pour lutter contre les émission de CO2. Le vrai problème qu'Allègre ne nie pas, c'est le stockage et le retraitement des déchets. Optimiste, Allègre considère que les centrales de 4ème génération (ou surgénérateurs) permettront de régler en partie cette question. A voir. L'éolien ? Surprise, car Allègre n'y croit pas : trop cher, trop bruyant. Pour lui, les faits parleront d'eux-mêmes... Prenons date. Un champ qui lui semble particulièrement intéressant, c'est la "séquestration du CO2" sous terre et surtout sous mer, permettant de limiter fortement les dégagements dans l'atmosphère.

On peut dire au final que Claude Allègre, scientifique reconnu, vient bousculer nos idées reçues sur l'écologie derrière l'apparente simplicité du débat (écolos = gentils, industriels = méchants, OGM = caca, ...) et la bonne conscience qu'on s'achète à peu de frais...

Good night, and good luck.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : écologie
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Mardi 17 juillet 2007

Thouaré, ça a déjà un petit goût de vacances tous les jours. Ce qui amène à boire régulièrement l'apéro, normal ! Mais là en plus, ce sont vraiment les vacances. Arthur est remonté dans le Nord depuis le 3 juillet et jusqu'au 19 avec la mère d'Annabelle : relations publiques au maximum avec les grands-parents, l'arrière-grand-mère, les tatas, les tontons, les cousins et cousines, la mer... Valentine s'éclate. Comme dirait la pub : "elle a plous dé caractère !" Madame sait sortir de son lit toute seule, tour de force qu'heureusement elle ne multiplie pas encore trop... 
Pour moi aussi ce sont presque les vacances depuis que je suis depuis peu le propriétaire d'un scooter 125cm3 acheté par hasard à un ch'ti expatrié à Nantes (merci Eric !). Etre heureux en allant au boulot, c'est pas beau ça ? Mobilité maximale à Nantes le midi pour se faire un terrasse, faire du tourisme ou un peu de sport. J'avoue bénéficier, grâce à Annabelle, d'une carte me donnant accès gratuitement à tous les équipements municipaux de Nantes. Normal que les fonctionnaires soient l'avant-garde éclairée du capitalisme mondial, s'ils ont accès gratuitement aux musées...
Encore un mois avant de partir à Sainte-Maxime pour 15 jours (2ème quinzaine d'août), comme l'année dernière... Un long mois débordant d'activités, de multiples réunions et rendez-vous à la région. Je ne sais plus où donner de la tête !!
En attendant, nous avons fait ce week-end une petite escapade sur la plage de toute mon enfance, à Sion sur l'Océan, en Vendée. Temps idéal, ni trop chaud, ni trop froid, et fait notable : Valentine super à table pour manger son steack et ses frites !

On vous attend toujours..

Good night, and good luck !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : perso
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Samedi 14 juillet 2007

Samedi 7 juillet - J'ai laissé hier soir "l'élégance du hérisson" de Muriel Barbery (365.000 exemplaires), à 5 pages de la fin. C'est la très pertinente critique de Libé de jeudi, qui non seulement m'a ouvert les yeux sur les ressorts du style - que je me cachais peut-être à moi-même, trop heureux d'être bien dans ce livre - mais m'a aussi révélé la fin. Du coup, ça m'a gâché mon plaisir. Il me souvient d'un strip de Maurice et Patapon (toujours dans mes comodités, viens vérifier toi-même), dans lequel les héros de Charb suggèrent qu'il faudrait raconter aux critiques littéraires la fin de leur vie pour les punir, de sorte qu'ils n'aient pas envie d'aller jusqu'au bout et se suicident... Parfois, je ne suis pas loin de le penser.

Dimanche 8 juillet - "Salut, salut à vous, braves soldats du 17ème..." (Monthéus) 17ème quoi ? 17ème siècle ? C'est ce que j'ai longtemps cru. De cette chanson, mon grand-père Edgard ne chantait jamais que cette phrase. A quoi pensait-il en la chantant ? Où l'avait-il apprise ? Je ne sais pas... Je ne m'étais d'ailleurs jamais demandé d'où venait cette chanson, jusqu'à lire le dernier journal de l'OURS (Office Universitaire de Recherche Socialiste) qui y consacre un article. Il s'agit au départ d'une révolte vigneronne en 1907 dans le Midi de la France, qui devait être réprimée par le 17ème régiment de ligne, qui s'est mutiné... Comment redécouvrir mon grand-père 12 ans après sa mort.

Lundi 9 juillet - Faut-il donc que les socialistes soient peu sûrs d'eux-mêmes et de ce qu'ils pensent pour jeter l'opprobe sur Jack Lang, pressenti pour faire partie d'une commission de réflexion sur les institutions, ou encore sur DSK que Sarko va proposer à la tête du FMI ? A-t-on entendu tout ce foin au sujet de Didier Migaud qui va prendre la tête de la commission des finances à l'Assemblée Nationale ? Il y a 100 ans, participer à un gouvernement bourgeois, c'était, pour un socialiste, une trahison. Aujourd'hui, on se pose la même question, mais cette fois-ci, pour ce qui concerne l'opposition. Gageons qu'on ne mettra pas 100 ans à trouver la réponse.

Mardi 10 juillet - Lu ce jour dans le livre du célèbre généticien Axel Kahn, L'homme, ce roseau pensant... (essai sur les racines de la nature humaine) : "Ainsi donc, le plus effroyable de tous les maux, la mort, n'est rien pour nous [c'est Epicure qui écrit], puisque tant que nous vivons, la mort n'existe pas. Et lorsque la mort est là, alors, nous ne sommes plus. La mort n'existe donc ni pour les vivants ni pour les morts puisque pour les uns elle n'est pas, et que les autres ne sont plus." On aimerait être parfois être épicurien à chaque instant de sa vie...

Mercredi 11 juillet - Sauf le respect que je dois à mon frère, les ingénieurs informaticiens sont une race à part de la race humaine. J'étais aujourd'hui en réunion avec 4 de ce specimen. Deux étaient venus avec leur ordinateur portable qu'ils n'ont pas quitté des yeux de la réunion. On leur a parlé tableau de bord et management, termes qui ne figurent apparemment pas sous windows ou linux. "il y a un univers", a décrété l'un de ceux qui n'étaient pas équipés de son PC, en réponse à une question portant sur la possibilité de mettre en place un indicateur particulier pour mesurer le nombre d'appels téléphoniques... Ca oui, il y a un univers entre eux et nous ! Je ne sais pas, il y a quelque chose dans leur regard, dans leur attitude, dans leur façon de parler et même de s'habiller qui n'appartient qu'à eux. Tout cela me rappelle une chanson qui est l'hymne de cette tribu : "
ingénieur informaticien"...

Jeudi 12 juillet - Nos premiers invités du Nord arrivent entre la mi-juillet et la mi-août, et je me rends compte avec un certain dépit que je ne sais pas encore grand chose de Nantes après deux mois ici. Vite, se renseigner sur la ville, son histoire et ses monuments, ses bars et ses restaurants, là où l'on peut flâner ou faire les boutiques. Malgré la polémique, wikipédia est d'une aide précieuse. Objectif : être en mesure de faire une petite visite guidée de celle qu'on surnomme parfois la "Venise de l'ouest" en référence aux nombreuses îles environnantes, sur la Loire et sur l'Erdre. La devise de la ville a retenu toute mon attention : "Favet Neptunus eunti", ce qui peut se traduire par "Neptune [dieu de la mer et des océans] favorise ceux qui osent [ou qui voyagent]". Nous avons osé venir à Nantes, je ne peux pas croire que Neptune ne nous favorise pas.

Vendredi 13 juillet - Qui a dit "Je ne suis pas marxiste" ? C'est Karl Marx lui-même qui, à la fin de sa vie, était agacé par certains qui croyaient incarner mieux que lui les idées qu'il avait défendues. Je suis actuellement plongé dans un livre de Rosa Luxemburg et donc dans la dialectique marxiste. J'en regretterais presque de n'être allé qu'à une seule réunion de Lutte Ouvrière lorsque j'étais au lycée, car ce n'est pas au mouvement des jeunes socialistes qu'on apprend Marx dans le texte. Alors la baisse tendantielle du taux de profit, les trois classes déterminées par les trois types de revenus, les traîtres que constituent les anarchistes d'un côté, les opportunistes de l'autre, c'est un peu nouveau pour moi... Disons que je m'initie et que j'aimerais trouver un ouvrage intelligent qui me dise ce qui reste de Marx aujourd'hui. Raymond Aron peut-être ?

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Mercredi 11 juillet 2007

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 Parlons changements climatiques ! Nul ne conteste que la terre se réchauffe. Elle a gagné en moyenne 0,5 C° depuis 1987. La question est ensuite de savoir à quoi est due cette augmentation : est-elle la conséquence de l'activité humaine ? Est-elle seulement la conséquence de l'activité humaine ou aussi d'autres facteurs, et si oui lesquels ?
Claude Allègre pose ces questions de bon sens, mais qui semblent presque obscènes aujourd'hui tant les réponses paraissent évidentes... Voir le foin d'Al Gore qu'Allègre porte autant dans son coeur que le pacte pour l'écologie de Nicolas Hulot ou encore le protocole de Kyoto ("sans doute l'un des traités internationaux les plus absurdes qui ait jamais été proposés. Il n'a jamais été appliqué, ne le sera jamais [...] parce que le rapport coût/résultat est absurdement élevé."). Et pourtant, votre honneur, la question mérite d'être posée !
Tout d'abord, force est de constater que la terre a déjà connu des réchauffements climatiques comparables, à des époques où l'activité humaine et le CO2 ne sont pas en cause, notamment au Moyen Âge (cf. les prélèvements dans les glaciers). Conclusion : il peut y avoir augmentation de la température sans augmentation du CO2.
Ensuite, comme d'habitude, les idées préconçues sont nombreuses : par exemple, il y a aujourd'hui plus de neige sur le Kilimanjaro qu'il y a 30 ans. Ca vous la coupe, hein ? De la même façon, s'il est vrai que la glace fond au pôle Nord, elle ne fond pas au pôle Sud ; idem, les glaciers fondent dans les Alpes et dans les Andes, mais pas en Scandinavie... Pourquoi ? Il serait bon de se poser la question !
Dans quel état sera la terre dans 50 ou 100 ans ? Quelle température ? Quelle élévation du niveau des océans dont on nous rebat les oreilles à coups d'articles ou d'émissions à sensations ? Car Allègre n'est pas dupe non plus, et dénonce l'aspect marketing de l'écologie catastrophiste qui fait de l'audience, qui fait vendre, et qui donne des subventions et des crédits à certains scientifiques dont les motivations ne sont pas forcément plus louables que la firme Monsanto qui tente d'obtenir le monopole du vente de semances OGM...
Bref, alors qu'on n'est pas capables de prédire le temps qu'il fera dans 3 ou 4 jours, comment pourrait-on à coup sûr connaître le climat de la planète dans 100 ans ? Un peu de modestie, ce qui n'empêche pas la recherche, bien sûr...
Mais en dehors de l'homme, quelles pourraient être les causes du réchauffement climatique ? Allègre en pointe deux principales : les océans et les nuages, qui ont à ce jour été très peu étudiés, et qui ont un rôle fondamental dans le climat. A suivre...
Good night, and good luck !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : écologie
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Samedi 7 juillet 2007

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 Dans "ma vérité sur la planète", Claude Allègre en met plein la pipe à Nicolas Hulot et à son pacte pour l'écologie, ce qui ne manque pas de culot quand on sait que son livre est sorti au moment de la campagne de la présidentielle, alors qu'on ne savait pas encore que Nicolas Hulot, crédité de 10% d'intentions de vote, allait finalement renoncer à se présenter.
Quelles sont les remarques et critiques d'Allègre ?
Premièrement, les idées sont généreuses et le constat est largement juste.
Deuxièmement, les solutions préconisées seraient catastrophiques si on les mettait en oeuvre. Elles aboutiraient notamment à la destruction de centaines de milliers d'emplois en France, crise économique générée par l'objectif intenable de réduire de 75% la production de gaz à effet de serre dans les 10 ans à venir.
Se pose à nouveau la question des inégalités : comment les réduire sans la croissance économique ? Il semble que le pacte de Hulot soit muet sur ce point, tout comme il l'est en grande partie sur les questions de l'eau, des océans ou encore les déchets urbains.
Ce que reproche Allègre à Hulot, c'est de ne pas tenir compte de la réalité de ce qu'est la mondialisation, alors que la France ne produit aujourd'hui que 5% des gaz à effet de serre... Tout comme on ne fait pas la révolution dans un seul pays, on ne fait pas la révolution écologique dans un seul pays, surtout quand on est un petit pays face à des dragons comme la Chine, l'Inde et bientôt le Brésil, qui sont en pleine explosion !
Allez, bientôt quelques posts sur les OGM, en espérant que cela fasse débat...
Good night, and good luck !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : écologie
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Mémoire histoire

Soutenu en septembre 1999 à l'université Lille III - Charles de Gaulle, le thème de mon mémoire de maîtrise d'histoire contemporaine, est : "Le majorat de Pierre Mauroy (1973-1995) ou la tentation de l'histoire". Il contient deux tomes : le 1er tome est le texte du mémoire, le 2nd tome est constitué des annexes, et notamment de la retranscription des entretiens individuels. Bonne lecture...

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