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Lundi 31 juillet 2006

Dimanche 30 juillet 2006, 16h25 :

"Tous les parents du monde devraient rêver que leur enfant devienne un jour un navigateur solitaire, signe qu'ils ont tenu leur rôle, avec suffisamment de bienveillance et de distance pour l'aider à trouver le chemin de l'indépendance. Aimer son enfant, c'est l'aider à trouver l'estime de soi nécessaire pour qu'il nous quitte dès qu'il se sentira prêt."

Ainsi parle le Professeur Marcel Rufo dans son livre, "Détache-moi !". Ou comment apprendre à un enfant à se détacher, mais aussi comprendre les disputes, les ruptures, la mort... Fort intéressant, vraiment !

Valentine a fêté son premier anniversaire Valentine ! Arthur est revenu samedi d'une semaine chez ma mère, et le duo "infernal" s'est immédiatement reformé !

Après Montebourg rejoignant Ségo, c'est maintenant Cambadélis, lieutenant de DSK, qui envisage un ticket : Ségo à l'Elysée, DSK à Matignon. La farce continue... Le PS, c'est une grande histoire d'aventures en plusieurs tomes...

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : idées, livres, ciné, musique...
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Dimanche 30 juillet 2006

Mercredi 19 juillet 2006, 13h53 :

"Je déteste les enterrements. Je serai drôlement contente de ne pas être obligée d'aller au mien."

Voilà les propos qui tont Marylin Monroe à Truman Capote au sortir de l'enterrement d'une amie commune. Il raconte ça dans une de ces nouvelles  "Une enfant radieuse".

Mais s'il n'y avait que Marylin ! Non, il y a aussi JFK, Lee Arvey Oswald rencontré à Moscou (!), des tueurs psychopathes rencontrés dans des prisons et même des couloirs de la mort... Une vie mi-mondaine mi-bohème, et un recueil de nouvelles qui se termine en apothéose par une autointerview. Extrait :

"Je suis un alcoolique. Je suis un drogué. Je suis un homosexuel. Je suis un génie."

Je confirme le dernier point ! Me reste encore à lire "De sang froid", dont j'ai vu récemment la brillante adaptation au cinéma et en VO, évidemment !

Ah ! J'oubliais ! Truman Capote a assisté à plusieurs exécutions (comme Badinter), était ami avec Mishima.

Truman Capote, je t'aime. Savoureux. Jubilatoire !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : idées, livres, ciné, musique...
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Vendredi 28 juillet 2006

Lundi 17 juillet 2006, Sainte-Maxime, 15h44 :

Visite à nos amis les Henry hier, qui habitent Borme-les-Mimosas. Pour parler d'eux à ceux qui ne les connaissent pas, on a coutume de dire que "ce sont nos amis qui ont des triplés et qui tiennent un tabac presse dans le sud."

Ca leur suffit souvent même si, finalement, ça ne dit pas grand chose ! Ouverts 364 jours par an, c'est un peu l'enfer. Et pourtant, on les retrouve comme on les a laissés il y a trois ans, comme ils nous ont laissés en mai 2003.

Jérôme, c'est lui qui m'a offert un coca au Mac Do rue de Béthune en octobre 1993 pour me proposer d'intégrer le collectif (bureau) du Mouvement des Jeunes Socialistes du Nord. J'ai dit oui, ça m'a tenu 10 ans.

C'est encore lui qui conduisait la voiture quand j'ai mis en route le gyrophare de papa - héritage inutilisé, relique lointaine de Mauroy à Matignon - tout ça pour draguer. Sauf que les flics croisés au bout de 50 mètres n'ont pas succombé à notre charme, ni nous d'ailleurs à celui du commissariat central. Le commissariat central à 16 ans, avec les boutons sur la tronche, la photocopie de la carte d'identité plastifiée par maman et le poulet qui y va de son "Ben il va être content votre papa quand on va l'appeler", ça le fait moyen...

Et puis c'est aussi Jérôme qui m'a emmené à Lille III m'inscrire en histoire, qui a passé sa maîtrise avant moi, avec Sylvain.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : perso
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Mercredi 26 juillet 2006

Lundi 17 juillet 2006, Sainte-Maxime, 15h37 :

La réception de Mrs Dalloway s'est finie ce matin sur la plage de Sainte-Maxime. Postface et chronologie fort instructrives. Virginia Woolf s'est donc suicidée par l'eau. Où ai-je entendu parler d'une pièce de théâtre sans doute intitulée "dans la peau de Virginia Woolf" ou "qui veut la peau de Virginia Woolf ?", dont une représentation a failli virer au drame après qu'un acteur a voulu étrangler en vrai celle qui jouait Virginia ? Je ne sais plus.

Donc Virginia Woolf, c'est un peu du Proust anglais, peut-être plus dans l'instant, dans l'action, dans l'époque. Il faudrait en lire un autre pour parfaire mon idée.

Truman Capote à présent. Introduction de l'auteur, brillantissime. On sent le génie avant même d'avoir lu la première ligne de la première nouvelle.

Wilde, Woolf, Capote : c'est un fait, je me mets à la littérature anglo-saxonne.

16h40 : incroyable !! Dans la troisième nouvelle de Capote, il cite la pièce de théâtre "Qui a peur de Virginia Woolf ?". Décidément, tout est dans tout.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : idées, livres, ciné, musique...
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Mardi 25 juillet 2006

Mardi 25 juillet 2006, 22h18

Retour à 16h30 cet après-midi. Décharger. Les courses, développer les photos, récupérer ma CB avalée avant le départ. Reprise demain. Je suis vert... Non, pas tant que ça en fait.

Les photos des vacances sont en ligne. D'autres articles suivront, c'est sûr ! Ils sont déjà sur mon moleskine !

Good hot night, and good luck...

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : perso
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Lundi 24 juillet 2006

Dimanche 16 juilet 2006 , 13h29 :

Montebourg rejoint Royal. C'est farce la politique !!!

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Vendredi 21 juillet 2006

Jeudi 13 juillet 2006, 16h11 :

"Mrs Dalloway dit qu'elle se chargerait d'acheter les fleurs."

Voici la première phrase du roman de Virginia Woolf. Cette phrase me semble aussi simple et mythique à la fois que "Longtemps je me suis couché de bonne heure" de Proust. D'où ma question : peut-on juger d'un roman à la qualité de sa première phrase ?

Je sais, dit comme ça, c'est un peu con. Mais "Maman est morte hier, ou aujourd'hui, je ne sais plus.", ça a quand même de la gueule. Bon, il n'empêche, c'est un peu ardu, Mrs Dalloway. Des phrases très hachées, des juxtapositions de descriptions de souvenirs, mélangés dans une seule phrase. Où l'on retrouve le Londres d'Oscar Wilde dans le portrait de Dorian Gray.

A plus...

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : idées, livres, ciné, musique...
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Mardi 18 juillet 2006

Jeudi 13 juillet 2006, 15h54 :

Au casino, chacun sa technique. Chacun est supersticieux à sa manière. En se convainquant que cette machine ne donnera rien ce soir, qu'il faut éviter celle-là parce que celle d'à côté a déjà trop donné, que telle autre ne vous inspire pas parce que les symboles sur les rouleaux ne vous reviennent pas, qu'il y a quatre rouleaux au lieu de trois, etc. Et puis, après avoir trouvé sa machine, il y a les "techniques" de jeu.

Certains prennent leur temps, ne mettent qu'une ou deux pièces par coup, tirent sur la poignée ou appuient sur les boutons. Moi, je suis un sprinter laborieux. Mon but est de gagner ou perdre le plus vite possible, considérant ne pas prendre plus de plaisir quand ça dure (au casino).

Alors d'abord, je vide mon pot dans la machine méticuleusement, consciencieusement, en laissant les crédits s'afficher au fur et à mesure...si je gagne bien sûr. Le jeu ne commence véritablement qu'une fois mon pot vide, cet intermédiaire encombrant et qui salit les mains. Après, il n'y a plus que la machine et moi. Hier soir, ça les démangeait, les machines, que je les caresse du bout des doigts. Une première, une deuxième, une troisième.

Et puis l'envie d'en finir au pocker. Mise de 1 à 20 crédits (€). Petit bras les premiers coups. Et puis plus que 40 crédits au compteur. Une première fois mise de 20...rien ! Plus que 20 crédits... Je tente. Bingo : carré de 3 grâce au Jocker (de Batman ?) ! Du coup, mes 20€ se transforment en 400 et je me casse. La grande classe !!!

Good night, and good casino !!

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : perso
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Dimanche 16 juillet 2006

Mardi 11 juillet 2006, Sainte-Maxime, peu avant 10h00 :

Ai fini "la tragédie du Président" ce matin peu avant 8h00. Giesbert parvient à nous faire toucher du doigt ce qu'est vraiment la politique au sommet de l'Etat : une affaire de relations humaines, de douleurs, de souffrance, de trahisons, d'entêtement, d'opiniâtreté. Avant, je ne voyais Chirac que comme un adversaire politique, auteur du célèbre "le bruit et l'odeur".

Là, il est présenté comme un "radical-socialiste". C'est un mot qui revient souvent dans la plume de Giesbert : radical-socialiste. On dirait que la droite est divisée en deux catégories pour lui : les libéraux et les radicaux-socialistes. Pour ce qui est de la gauche, à part peut-être Strauss-Kahn, ce sont tous a minima des idéologues, au pire des marxistes. Seul Rocard semble trouver grâce à ses yeux. Ce qui est curieux, quand on lit un tel livre, c'est que le clivage gauche-droite devient presque un artifice. Ce qui compte, ce sont les hommes qui font la politique.

On voit ainsi des ministres de Jospin se faire rappeler à l'ordre par le Premier ministre pour être trop copains avec Chirac, qui a l'air vraiment sympa par moments avec ses cuites régulières à la bière ou au punch, et son visage bouffi du lendemain matin. La fin du bouquin est cependant dure : un Chirac seul, l'Elysée vide, une fin de carrière qui ressemble à un chemin de croix...

J'ai donc repris la préface de Mrs Dalloway de Virginia Woolf. Imbitable. Des préfaces de plus de 50 pages, ça devrait être interdit, surtout quand on a l'impression qu'il faut avoir lu trois fois le bouquin pour piger quelque chose...

Good night, anbd good luck !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Vendredi 7 juillet 2006

Vendredi 7 juillet 2006, 22h30 :

Ca y est. Vacances. Les derniers mails au boulot. Message automatique d'absence programmé. Téléphone transféré. Liste de choses à faire au retour. Chargeur portable rapporté. Demain mariage dans la région parisienne. Après-demain Sainte-Maxime. Sans doute pas de nouvel article sur mon blog avant le 25 juillet !!

Mon nouvel appareil photo numérique est arrivé. Un Canon Ixus 800 IS. Il déchire grave. Achat d'une carte mémoire d'1 GO ! 550 photos possibles, y'a de la marge ! Mode noir et blanc en manuel. Que du bonheur. Que n'aurais-je donné pour mettre en ligne quelques photos. Mais ce foutu ordinateur refuse de reconnaître l'appareil. Fait chier. Il commence à me gonfler celui-là ! A quand le portable ? Bientôt, bientôt...

L'église catholique espagnole est dans la panade. Il faut dire que le gouvernement Zapatero remet les choses à plat : mariage homosexuel, extension du droit au divorce et à l'avortement, moindre importance donnée aux cours (obligatoire) de religion dans les écoles. Du coup, ça s'affole un peu chez les ecclésiastiques. Que l'église catholique soit contre le mariage homo catholique, ok, pas de problème, m'en fous... Mais qu'elle soit contre le mariage homo civil, là je dis non ! Chacun chez soi. Si les homos cathos ne veulent pas se marier, qu'ils ne se marient pas. Mais qu'on n'empêche pas les homos qui le souhaitent de se marier civilement !!

L'orgueil est un vilain pêché !! L'orgueil, c'est par exemple faire un truc qu'on regrette juste après, et être trop fier (trop con ?) pour le reconnaître et de persévérer dans l'erreur... Cette semaine, j'ai eu l'occasion de mettre mon orgueil à l'épreuve. J'avais participé à une formation au cours de laquelle deux personnes ont fait le maximum pour casser l'ambiance, critiquant tout systématiquement, prenant et monopolisant la parole, considérant à tort porter une voix collective. Forcément, j'avais envie de les claquer ! J'ai ensuite dit à une amie que je les aurais bien clouées sur une porte d'église (encore l'église ? c'est une obsession !) comme les chouettes au Moyen Age... Mais l'une des deux chouettes est une amie de mon amie...qui m'a sévèrement renvoyé dans mes buts. Le scud que je me suis pris... Je me suis retrouvé très très con... S'excuser, pas s'excuser...? Après tout, ce sont effectivement deux connasses... Oui mais bon, c'était pas à elle que je devais dire ça... Ok, ok, c'est une connerie, je m'excuse. Non, non, j'insiste, vraiment, j'aurais pas dû, ma réaction était disproportionnée. C'est pas très dur en fait de dire qu'on regrette. C'est con l'orgueil...

Tiens, j'ai récupéré une autre photo du séminaire des cadres, où après avoir fait "rire" en faisant le jeu de mots "bourses des compétences" et "compétences des bourses", j'ai dû, une fois ma place reprise dans les gradins, défendre pour de vrai la mise en place d'une bourse de compétences... Ben il fallait le faire !

Good night, and good luck !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : perso
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Mémoire histoire

Soutenu en septembre 1999 à l'université Lille III - Charles de Gaulle, le thème de mon mémoire de maîtrise d'histoire contemporaine, est : "Le majorat de Pierre Mauroy (1973-1995) ou la tentation de l'histoire". Il contient deux tomes : le 1er tome est le texte du mémoire, le 2nd tome est constitué des annexes, et notamment de la retranscription des entretiens individuels. Bonne lecture...

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