Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>
Samedi 31 mai 2008

samedi 24 mai - 31 ans, ça ne veut pas dire grand chose, mais quand même, j'ai le nouvel ipod qui tue de 160 Go, couleurs, vidéos, photos, podcasts, des jeux à couper le souffle...et puis j'essaye pour la première fois un aspirateur sans sac avec le bouton on/off sur le manche histoire de ne pas se pencher à chaque fois...et puis je loue pour la première fois un film en ligne (les Simpson, j'ai l'excuse d'Arthur, mais c'est une critque féroce de la société made in USA !!!). Que d'émotions, je vous jure...

dimanche 25 mai - Seul à la piscine avec les deux monstres. Pas de bouée ni de brassards... Arthur commence à nager, Valentine est convaincue qu'elle en est capable...gogo-gadget aux bras !!!

lundi 26 mai - Il y a quelques chose de pathétique dans les gesticulations de Jack Lang à chaque fois qu'il se passe quelque chose au PS. "Retenez-moi ou je fais un malheur !" Mais non, Jack, on t'aime tous.

mardi 27 mai - Parfois, on se réveille au milieu de la nuit en ayant l'impression de faire le même rêve en boucle depuis des heures, et la seule façon de se rendormir, de s'en sortir, c'est de trouver une suite ou mieux, une fin heureuse ou juste à ce rêve. Les cauchemars, ça peut être plus compliqué...

mercredi 28 mai - Le 16 juin approche... Le mécréant que tu es aura déjà oublié qu'il s'agit de la sortie mondiale du dernier album de Coldplay dont le clip du 1er single est déjà sorti...la preuve...


jeudi 29 mai - Entre mes indicateurs, une mission que je mène, une autre d'un cabinet extérieur que je supervise, un rayon de soleil : faire une formation-flash à des collègues pour la prise de parole en public. Si je changeais de boulot, formateur, ça me botterait grave !!

vendredi 30 mai - C'est un petit pas pour l'homme mais un grand pas pour l'humanité...Valentine accepte de se laisser laver et surtout rincer les cheveux sans que cela ressemble au supplice de la baignoire. Du coup, je me sens moins tortionnaire et ça me donne bonne conscience.
Putain j'écoute "Belle" de Notre Dame de Paris au boulot. Il est temps de partir en wek-end, Boris.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Samedi 24 mai 2008

samedi 17 mai - Tiens, j'en suis à mon 2ème déménagement à Nantes. J'aurais donc des amis ? Ou je chercherais à m'en faire ?

dimanche 18 mai - Le PS a eu son PaCS, l'UMP a ses OGM... Même scénario...
Sachant que le PS est un parti d'élus, de collaborateurs d'élus et de fonctionnaires (je schématise un peu la pensée de mon ami Rémi Lefebvre, mais je ne suis pas loin du compte), a-t-il intérêt à supprimer les conseils généraux ? Ben non...

lundi 19 mai - Tout le monde connait ce jeu dans les livres de plage pour enfants, dans lequel il faut trouver l'intrus parmi plusieurs objets ou plusieurs personnages. Ou encore cette scène édifiante du film Ridicule dans laquelle les convives étant 13 à table, un jeu sordide est organisé pour savoir lequel va la quitter.
Ce matin, ma fille me réveille à 5h car elle sait que j'ai mon train pour Paris à 6h30. Ah, la capitale, son métro bondé, ses odeurs, ce sentiment d'être un Rastignac à deux heures de Nantes. "Le métier d'organisateur et de consultant" disait la brochure. Moi, quoi ! Et puis la grosse claque. Parmi mes acolytes, dans la salle de formation, aucun organisateur, aucun consultant...sauf moi. Digne je suis resté, à la pause le formateur j'ai interpellé, le TGV de midi j'ai attrapé, à Nantes la queue entre les pattes je suis rentré...

mardi 20 mai - Il est question d'inscrire dans la Constitution ("dans le marbre !", dira le camarade Laurent) l'équilibre des comptes de l'Etat. Diantre, quelle audace (comme dirait Bertrand Delanoë) ! "Ouh, de droite l'équilibre des comptes !" (mouvements divers à gauche). Il est vrai que les socialistes, grands initiateurs de la décentralisation, n'ont jamais semblé s'émouvoir de l'obligation faite aux collectivités locales de présenter des budgets en équilibre...mais l'Etat, ma bonne dame, l'Etat n'est pas une entreprise ! Vous avez déjà vu un Etat faire faillite ? Non ? Alors... Nos enfants paieront nos retraites et nos médicaments. Quoi ? Ils vont payer deux fois ? Une fois comme salariés et une fois comme contribuables ? En même temps, si on n'était pas là, ils ne seraient pas là non plus...alors...ils paieront.

mercredi 21 mai - Au secours ! On rêve d'élire un lampiste au PS, un "surtout non-présidentiable", un médiocre en quelque sorte. Autant dire qu'on ne veut pas gagner la prochaine présidentielle. Car quoi, si le futur 1er secrétaire est vraiment bon, nul doute qu'il serait légitime pour se présenter en 2012. A l'inverse, si le futur candidat socialiste n'est pas 1er secrétaire, comment fera-t-il pour exister à côté du PS, voire contre le PS, désigné quelques mois à peine avant le premier tour ? Négociations interminables sur le programme, empoignades à n'en plus finir sur les modalités de composition de l'équipe de campagne, façon armée mexicaine...bref, c'est mal barré et ça me rappelle une récente campagne. Quoique...Ségo 1ère secrétaire et Hollande candidat, ça pourrait avoir de la gueule en 2012 (Laurent me souffle à l'oreille : "qui va garder les enfants ?")...Mieux que Bill et Hillary !! Bref, mettre en selle un candidat qui ne serait pas patron du parti, ça serait tout simplement du suicide assisté...mais...c'est dans le programme ça !!!

Petit résumé des présidents élu au suffrage universel sous la Vème République...

1965, de Gaulle, parce qu'il le vaut bien
1969, Pompidou, parce que de Gaulle est mort
1974, Giscard, parce que Pompidou est mort
1981, Mitterrand élu après 10 ans à la tête du PS
1995, Chirac élu après 19 ans à la tête du RPR (ok, il a laissé sa place au meilleur d'entre eux en 1994...)
2007, Sarkozy élu après 3 ans à la tête de l'UMP

jeudi 22 mai - "Il a des couilles au cul. Dommage que ça ne soit pas toujours les siennes", disait en substance mon prof d'histoire homosexuel, citant un militaire du siècle dernier parlant d'un autre militaire.
Ainsi Bertrand Delanoë a eu les couilles de dire un gros mot : libéral (Cohn-Bendit l'a dit avant lui, mais on lui pardonne, il a fait 68). Les gardiens du temple ne pouvait pas faire autrement que de lui tomber dessus. Pensez donc ! Le PS ne sait plus ce qu'il pense et il est bien commode de trouver un ennemi commun. Pas Delanoë en l'occurrence, mais le libéralisme. Mot fourre-tout, mot-tiroir, mot-repoussoir, il est néo, ultra, hyper... J'avais projeté de faire une série de posts sur le livre du philosophe Jean-Claude Michéa intitulé L'Empire du moindre mal, essai sur le libéralisme... Paresse intellectuelle, je n'ai pas (encore) fini le livre, mais j'avais commencé à écrire :
"L’ambition du libéralisme est d’instituer la moins mauvaise société possible. Pour ses partisans, c’est la volonté d’instituer le règne du Bien qui est à l’origine de tous les maux accablant le genre humain."

Ca pourrait ouvrir le débat. Pour certains, il est déjà fermé. Dommage.

vendredi 23 mai - A nous New-York, hier à Sousse, demain à Paris...aucun cadran n'affiche la même heure, aucun cadran ne livre la même humeur...

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 17 mai 2008

samedi 10 mai - L'image que j'avais de Lolita, c'était celle de la gamine qui finissait par passer à la casserole à force d'allumer le mec de sa mère. Pas du tout ! C'est en fait l'histoire du roadmovie d'un pédophile et d'une gamine qui doit céder à ses fantasmes...jusque quand ? J'ai pas encore fini.

dimanche 11 mai - Je n'avais pas vu la famille depuis les derniers grands événements. L'occasion est trop belle d'en reparler. Ce que je fais. Expliquer, s'expliquer, se faire comprendre. Une forme de sérénité monte en moi.

lundi 12 mai - Départ de Lille, dernières photos avant le TGV... La décence m'interdit de parler du comportement de ma fille au retour... Il me faut filmer ça pour garder des preuves, un jour...



mardi 13 mai - Mon prof d'histoire médiévale de fac, Stéphane Lebecq, avait une façon tout à fait originale de parler du haut Moyen-Age. Par exemple, pour le sacre de Charlemagne (Noël 800, pour les étourdis), il comparait ça à une énorme opération de promotion et de communication, avec envoi d'invitations plusieurs mois avant aux 4 coins de l'Europe.
Dans la même veine, il parlait de la chute de l'Empire romain en 476 en remettant complètement en cause notre imaginaire fantasmant sur les hordes de barbares massacrant du jour au lendemain tout ce qui bouge et détruisant les oeuvres d'art dans le pur style des talibans ou des terroristes du 11 septembre... En fait, non seulement ça s'est déroulé sur plusieurs dizaines d'années pour que Rome perde peu à peu le contrôle de son immense Empire, mais en plus, Rome était la référence absolue, y compris pour les barbares qui voulaient la conquérir. Par exemple, Clovis, mort en 511 (donc 35 ans après la chute de Rome), se fait enterrer selon un rituel qui emprunte pour beaucoup à l'Empire défunt, qui restait le modèle absolu et la référence suprême de la puissance... Bref, Rome faisait envie au monde entier...comme les Etats-Unis depuis le début du XXème siècle.
Cette longue digression pour en arriver à ceci. Si l'on considère que l'Empire américain est aujourd'hui déclinant (voir la thèse d'Attali ou d'autres sur le coût toujours plus élevé de leur défense - voir l'Irak ou l'Afghanistan - qui grève leur budget...jusqu'au repli annoncé sur leur zone d'influence originelle : chez eux) et que l'Empire chinois va le supplanter à terme, je me pose une question à laquelle je n'ai pas encore de réponse : l'Empire chinois peut-il servir de modèle au monde, et si oui sur quelles bases ? Vous avez 4 heures. Bon courage.



mercredi 14 mai - Une connaissance qui accouche seule chez elle tellement ça va vite, une autre dont le bébé a une maladie génétique alors que rien n'avait été détecté durant la grossesse. Les deux nouvelles dans la journée me laissent un goût salé-amer dans la bouche.

jeudi 15 mai - Rencontre décisive dans ma vie aujourd'hui. On m'a présenté pendant deux heures un outil collaboratif nommé sharepoint. Un truc de taré, fullweb (forcément), qui permet un nombre de trucs impressionnant, notamment de soumettre des documents à valider en faisant du versionning (le doc est 1.0...tu le modifies, il passe à 1.1, etc.), de créer des alertes dès qu'un doc est modifié, de créer des groupes de partage de façon hyper simple, de créer des formulaires les doigts dans le nez : au lieu que la secrétaire envoie un mail pour demander qui veut des stylos noirs ou bleus, tu remplis ton formulaire, on exporte le tout sous excel, somme automatique et c'est plié. Comme ça, ça peut vous sembler compliqué...mais ça va tout révolutionner...dans les 10 ans.

vendredi 16 mai - Je craque en boucle pour "Laisse aboyer les chiens" de Benjamin Biolay. Une orchestration sublime, foisonnante, entêtante, qui ne gâche en rien sa voix...

Comme un ange qui passe
Comme une fissure dans la glace
Comme ta première passe
Comme des pauvres en première classe
Ca peut te sembler...ça peut te sembler long...

 

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Mercredi 14 mai 2008

Non content d'être le 70ème ami (provisoirement, mais l'histoire le retiendra) de Manuel Valls sur Facebook, j'ai lu quasiment dès sa sortie son livre d'entretiens avec Claude Askolovitch, journaliste au Nouvel Observateur : "Pour en finir avec le vieux socialisme...et être enfin de gauche !" Au moins, on ne mâche pas ses mots, et on a le sentiment agréable que pour une fois chez un socialiste, on dit ce qu'on pense et non ce qu'il faut penser. Au final, j'ai la conviction, même si je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il dit (notamment sur le cumul des mandats...), que Manuel Valls aura un positionnement central au PS dans les 10-15 prochaines années.

Extraits :


La gauche, la droite...
Quand on a commencé, on n'avait aucun doute. Le monde était binaire, la gauche, c'était le bien, et la droite le mal  Tu te souviens ? Ce sont des choses qu'on se raconte à vingt ans... [Aujourd'hui], à défaut de changer le monde, on veut simplement le rendre vivable. [...] On répare les dégâts d'une société dure, violente, inique.

Bayrou et le Modem/l'extrême gauche
Le Modem est un extrême centre populiste. Il a les caractéristiques d'un parti anti-système. Bayrou à la présidentielle, c'est une version plus aimable, plus acceptable, de Le Pen ou de Besancenot. Il a créé un parti protestataire et plébiscitaire, fustigeant les autres formations et les médias, rassemblé autour d'un chef intouchable qui incarne le bien et la rédemption, et qui sauvera la France. C'est un parti de revanche, pas un parti de refondation démocratique. [...] Ca ne retire rien à d'autres caractéristiques du Modem : l'Europe, l'économie sociale de marché, l'envie de ses militants de travailler, à la base, avec la gauche - et je crois que c'est une bonne chose.
[...] Les alliances au centre sont plus prometteuses, immédiatement, que les jeux un peu vains avec l'extrême-gauche. Prendre des militants de Lutte ouvrière sur nos listes, dans l'espoir de faire pièce à Besancenot, c'est simplement pathétique : de la magouille à la petite semaine !

La culture du réel
Et la culture du réel va gagner du terrain au PS. Quand on est maire, on ne peut pas divaguer.

Sur le non-cumul des mandats
J'y croyais. Et j'ai eu tort. C'était une diversion. Ca fait partie des histoires qu'on se raconte pour s'étourdir quand on a perdu son identité. [...] Grâce au roi de Corrèze, François Hollande, et au duc de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, on en a au moins fini avec ça.

Expulser les clandestins ?
On peut et on doit. Mais il y a des limites, c'est ce qu'on appelle le respect de la dignité humaine. Ca ne veut pas dire qu'il faut régulariser ou accueillir tout le monde, ou fermer les yeux sur les conséquences de l'immigration de masse. Oui, je suis sécuritaire, pour la sécurité de tous ; oui, je connais les pièges du discours "antiraciste", et les perversités des postures faussement généreuses.
[...] Les immigrés n'ont aucune chance de faire leur chemin dans notre société si on ne leur enseigne pas les règles ; si on ne leur impose pas ces règles, soyons clairs.

Les question de société
Je suis fondamentalement progressiste sur ces questions de société : mariage gay, recherche à partir des cellules souches, clonage thérapeutique, assistance active à la fin de vie...

Dieu
J'espère, ici-bas et maintenant, puisque j'agis. Je suis agnostique, au plein sens du terme : je doute. Je ne sais pas s'il y a quelque chose, ou si le ciel est vide, mais on doit agir comme si nous, les hommes, étions seuls. C'est à nous-mêmes que nous devons la morale et la liberté.

Devenir socialiste
[Je suis devenu socialiste] en ne l'étant pas immédiatement. Je suis d'abord antitotalitaire. Soljenistine compte donc beaucoup dans ma construction adolescente, comme Bernard Henry Lévy de La Barbarie à visage humain.

Français
Je ne deviendrais français qu'en 1982. [Manuel Valls était espagnol]

Cuba/Chavez
Je n'ai jamais compris comment on pouvait soutenir ce régime. La transformation du néopopuliste pétrolier Chavez, l'allié stratégique de l'Iran, en nouveau prophète du socialisme, c'est la même histoire. [...] Chavez est sans doute le dernier et pathétique avatar d'un vieux complexe de la gauche démocratique française envers le communisme.

Le monde de l'entreprise
Cette idée que les patrons, par essence [...] seraient au fond , des ennemis de classe, pour toujours, cela fait partie des boulets mentaux dont nous devons nous défaire.
Entreprendre n'est pas sale. C'est la condition même du développement.

Nucléaire/OGM
Je trouve dommageable la pente antinucléaire qu'a épousée une partie du PS. [...] On ne peut pas, logiquement, vouloir conjurer le réchauffement climatique en se privant d'un atout. Je trouve aussi tragique les fatwas anti-OGM.

Le Parti socialiste
Ca ne signifie plus rien. Le socialisme, ça a été une merveilleuse idée, une splendide utopie. Mais c'était une utopie inventée contre le capitalisme du XIXème siècle. ! Cela ne signifie rien aujourd'hui, dans la globalisation, l'économie virtuelle, la crise écologique ! C'est devenu un mot-prison, un mot qui empêche d'avancer. Et en l'invoquant encore, nous profanons l'espoir qu'il a représenté pour nos ancêtres ! Nous n'avons plus de terre promise idéologique, acceptons-le.

Citant Clémenceau (qu'il défend), lors d'une polémique célèbre avec Jaurès
"Sans doute, vous me dominez de toute la hauteur de vos conceptions socialistes. Vous avez le pouvoir magique d'évoquer de votre baguette magique des palais de féerie. Moi, je suis le modeste ouvrier des cathédrales, qui apporte obscurément sa pierre à l'édifice auguste qu'il ne verra jamais. Au premier souffle de la réalité, le palais de féerie s'envole, tandis qu'un jour, la cathédrale républicaine lancera sa flèche dans les cieux". Ca fait longtemps que je connais cet échange. J'ai mis du temps à admettre que j'aurais plus facilement applaudi le Tigre que le fondateur de l'Humanité. Maintenant, j'assume. [fin du livre]

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 12 mai 2008

samedi 3 mai - Ah, Fred qui passe pour le week-end avec Adé ! Temps nickel, visite guidée de Nantes, achat du livre de Valls que je vais engloutir en 24 heures, passage obligé chez Okko, bateau électrique sur l'Erdre, bouffe en terrasse du Un qui jouxte le nouveau palais de justice. Je ne résiste pas au plaisir de te montrer les robinets des toilettes, qui non seulement ont des cellules photosensibles qui t'évitent de mettre tes doigts dégoutants, mais en plus qui s'allument dans un bleu irréel au moment où l'eau se met à couler... Le cuisiniste-architecte du lieu est le même que pour le restaurant de Marc Veyrat, ceci explique cela...

dimanche 4 mai - Je présente mes humbles excuses à mes lecteurs qui ont essayé mon far breton sans oeufs...petit oubli en recopiant la recette sur le frigo de Bénodet. Je l'ai appris à mes dépens au bout de deux heures de vaine cuisson avant de m'acharner à décoller la mixture du plat. Comme j'aime beaucoup Fred, j'en ai refait un tout neuf et j'ai corrigé la recette...

lundi 5 mai - La réforme des institutions est en route. Pour l'adopter, il faut les 3/5èmes des parlementaires, donc une partie de la gauche. J'entends dire que le PS négocie une réforme du mode d'élection du Sénat pour donner quelques voix. Pas illogique si l'on considère que la grande majorité des grandes collectivités locales sont à gauche. D'un autre côté, un Sénat de gauche...je sais pas...

mardi 6 mai - Ca vire au n'importe quoi au boulot, rapport à mes tableaux de bord... Le reste s'accumule. Putain de jours fériés qui suivent les vacances scolaires. Je renouvelle une proposition on ne peut plus laïque : supprimer tous les jours fériés pour fête catholique du calendrier, et donner à chacun un crédit équivalent de jours pour convictions personnelles : t'es catho ? tu prends les fêtes cathos ! T'es musulman ou juif ? Idem. T'es rien ? Tu poses quand il fait beau pour aller à la mer. Chiche ?

mercredi 7 mai - TGV direction Lille. Changement de tactique par rapport à Noël : au lieu de dire à tout le monde qu'on vient et de se blinder de rendez-vous, on ne dit rien ou presque et on improvise un maximum sur place. Résultat : autant de monde vu mais moins de stress et plus de spontanéité. Great.

jeudi 8 mai - Avons pris les boules quiès à cause de la proximité de la rue Masséna. Foutrement efficace. Insomnie néanmoins. La tête à la fenêtre du 2ème étage. Une fille manifestement normale discute avec 3 copines. Soudain, tout en continuant à discuter, elle se faufile entre deux voitures, s'accroupit en baissant sa culotte, soulève sa jupe juste ce qu'il faut et se soulage. Qui a dit que les garçons étaient sales ?

vendredi 9 mai - Curieux. J'apprends que Bashung se battrait actuellement contre un cancer (j'ai écrit concert dans un premier temps) du poumon, en écoutant son nouvel album à une fête d'anniversaire. Malgré les verres de champagne et le bruit des conversations, ça me met un spleen fou. M'acheter Bleu pétrole, le mettre sur mon futur nouvel ipod et l'écouter en boucle.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Samedi 3 mai 2008

samedi 26 avril - Bilan globalement positif du séjour en Bretagne, comme aurait dit notre camarade Marchais. 8 jours sans alcool (je te jure, même pas un verre de cidre !), sans internet et sans rasage... Même pas mal ! Agréable de laisser la peau se reposer les 3 premiers jours, mais ça gratte sévère après... Du coup, en rentrant cet après-midi, j'ai essayé de ne garder que la moustache, juste pour voir. Il paraît que ça revient à la mode (dixit le n°1 de GQ...). Personne n'a été convaincu dans mon entourage... Dont acte.

dimanche 27 avril - Sais-tu qui m'a demandé de devenir son ami sur Facebook ? Allez, devine... Vincent...?? Non, pas Delerm, pas Gueguen, mon pote breton d'Evry... Vincent Baguian, le chanteur ! Comment il a fait pour me trouver ? Ben il a dû faire "Vincent Baguian" sur google, qui l'a renvoyé, à la 3.000ème page sur mon blog, vu que j'avais parlé de lui dans au moins un post. Résultat, un message fort sympathique qui disait : "On écoute la même musique. Dingue, non ? Vincent Baguian." Là tu te dis que je suis son 2.000ème ami... Détrompe-toi l'ami, car au moment où j'ai cliqué sur "accepter", j'étais seulement le 128ème... On a de petites joies, comme ça...

lundi 28 avril - Le PS a adopté une nouvelle déclaration de principes en catimini... Fini la révolution, la lutte de classe. Voilà qu'on agit dans le cadre de l'économie de marché, tout ça... Fort bien. Ma seule crainte, c'est qu'elle soit perçue par les socialistes comme une chose honteuse, alors qu'elle est la condition même des victoires futures...

mardi 29 avril - Voilà France Inter qui me rappelle pour mon blog. Cette fois, ce n'est pas pour commenter le voyage de Sarkozy en Pologne (qui n'aura finalement pas lieu avant le 20 mai), mais pour le train de la mémoire qui circule actuellement entre Berlin et Auschwitz. Est-ce que je suis d'accord pour une interview ? Flatté, je dis oui et elle me dit qu'elle me rappelle dans les 10 minutes.
Et puis comme une angoisse : déjà que j'ai été interviewé pour un voyage de Sarkozy dont je ne connaissais même pas l'existence, là je vais parler d'un train de la mémoire que j'ignorais pareillement. Je fais google : ça présente une expo sur les enfants juifs déportés, y'a une polémique avec les chemins de fer allemands qui demandent une participation financière, l'origine de l'expo est floue...
Bref, un sentiment d'illégitimité absolue s'empare de moi et la vague impression de participer à un système hypocrite qui pourrait se résumer à : les journalistes parlent des blogs parce que c'est tendance et que ça fait de l'audience, les bloggers sont flattés qu'on parle d'eux parce que ça fait de l'audience... Donc on les fait parler sur n'importe quoi et ça apparaitrait presque comme parole d'évangile... Et puis les questions que je me pose sur la culpabilité de la SNCF dans la déportation, l'Etat français était-ce la France, aurait-on pu éviter ça, ...?
En 10 minute, je suis déprimé. Je mets vite mon téléphone pro sur répondeur et je me casse (il était quand même 19h45). Dans la voiture, le portable sonne. Suis-je lâche au point de ne pas expliquer ma position à la journaliste ? Ou un peu maso de me faire hara-kiri en me contredisant à quelques minutes d'interval... Je ne vais pas bien dormir si je ne vais pas au front. Je réponds, je passe du grave (ma famille et la Shoah) à l'humour ("je vais vous poser un lapin") en passant par l'analyse ("je connais rien au sujet, je ne suis pas légitime"). Ciao. Exit.
Voilà.

mercredi 30 avril - Bon anniversaire à mon petit frère, qui fête aujourd'hui ses 29 ans ! Le mien c'est bientôt, et j'ai décidé de lancer un "ipod-thon" pour les handicapés de l'ipod comme moi, puisque le mien a bientôt 5 ans et qu'il tombe en ruines. Jugez-en : seulement 20 Go, noir et blanc, pas de vidéo, ne fonctionnant plus que sur secteur...la misère.
Ma messagerie m'annonce que le 1er single du prochain album de Coldplay, Violet Hill, est téléchargeable gratuitement sur leur site, pour une semaine seulement... Je télécharge donc, mets le tout sur Itunes (n'oublie pas l'ipod-thon !) et me passe ça en boucle tout l'après-midi, entre tableaux de bord et une mission menée à la Région par une grosse société de conseil dont le nom commence par K et fini par G... C'est rythmé, entêtant, hypnotique, avec un petit solo de guitare électrique reprenant 8 fois le même thème...tu nécouterais la chanson rien que pour ça. Album dans les bacs mi-juin.

jeudi 1er mai - La polémique sur les plaques minéralogiques est à pleurer je trouve. Un pays qui ne sait pas où il va s'accroche à des détails de son identité : 59, 62, 64... Il y a eu la nostalgie des anciens francs, des nouveaux francs, bientôt la nostalgie des plaques avec le numéro du département. Tu te souviens Papa, quand il y avait 5.000 morts par an sur les routes, c'était rigolo de réviser les départements, Ain, Aisne, Allier... C'était mieux avant, hein ? La peine de mort, l'Algérie française, l'ORTF, les mines de charbon, l'espérance de vie à 60 ans !
Pour ma part, je suggère, en même temps que la suppression des numéros des départements sur les plaques minéralogiques, de faire de même pour les conseils généraux.

vendredi 2 mai - Lolita de Nabokov. 60 pages et je comprends vite la polémique.

La mère de Michel Houellebecq sort un livre pour régler ses comptes avec son fils. Sainte femme ! Sans elle, jamais Michel n'aurait écrit cette scène d'anthologie dans Les particules élémentaires, dans laquelle deux frères viennent au chevet de leur mère mourante... L'un d'eux pète les plombs et se met à gueuler : "Elle va mourir la mamma...!!!", parodiant Aznavour. Ca m'avait fait hurler de rire...

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

RSS et Cie

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Mémoire histoire

Soutenu en septembre 1999 à l'université Lille III - Charles de Gaulle, le thème de mon mémoire de maîtrise d'histoire contemporaine, est : "Le majorat de Pierre Mauroy (1973-1995) ou la tentation de l'histoire". Il contient deux tomes : le 1er tome est le texte du mémoire, le 2nd tome est constitué des annexes, et notamment de la retranscription des entretiens individuels. Bonne lecture...

Contact - C.G.U. - Signaler un abus