Un petit clin d'oeil à mes collègues de LMCU...les quelques mots prononcés à l'occasion de mon pot de départ jeudi 3 mai. [merci Anne pour les photos]
[avec Valérie Chatel, ma DGA]
Chers collègues, chers amis,
Un discours de départ peut se révéler être un exercice fastidieux et pénible tant pour celui qui le lit que pour ceux qui l’écoutent en attendant le moment fatidique de déboucher les bouteilles d’un crémant douteux et tiède acheté par mes soins.
C’est la raison pour laquelle que j’ai opté pour un discours à vocation humoristique sous forme d’une adresse à l’attention de mon DGS préféré, et à la manière de Guy Carlier dont la lecture du dernier livre m’a particulièrement séduit. Mon exercice est d’autant plus facilité que mon DGS préféré est en vacances et que je peux compter sur vous pour ne rien lui en dire à son retour !
Je me lance donc !
Sauf le respect que je vous dois, Monsieur le Directeur Général des Services, j’ai quelques petites choses à vous dire avant de partir !
L’heure du départ est aussi souvent celle des bilans, et ce n’est pas Jacques Chirac, occupé comme moi à faire ses cartons, qui me dira le contraire.
Mon expérience communautaire a donc débuté au GIP par une journée sans doute ensoleillée d’octobre 2002, dans des algécos, algécos dont les cloisons avaient cette particularité qu’elles amplifiaient les sons plutôt qu’elles ne les atténuaient, préfiguration du management par projet en ce sens que tout le monde savait tout tout de suite ! Ces algécos, on y mourrait de froid en hiver, on y crevait de chaud en été, à moins que l’on ne mette en route la climatisation, auquel cas nous étions certains d’avoir une pneumonie en plein mois d’août.
Soucieux du bien être de vos collaborateurs, vous avez donc décidé, Monsieur le Directeur Général des Services, d’offrir ces algécos au centre logistique et de faire construire un nouveau bâtiment rien que pour nous : Euralliance. Je veux vous en remercier chaleureusement, car une nouvelle vie a commencé pour moi, et j’ai enfin pu me mettre sérieusement au travail pour la grandeur du contrat de ville, du grand projet de ville et du contrat d’agglomération. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y avait de l’ambiance au GIP, et ce ne sont pas mes anciens collègues gipeurs ici présents qui me diront le contraire. Il y avait – comment dire ? – une saine émulation entre nous, tellement forte que j’ai souvent entendu répéter le directeur du personnel d’une grande intercommunalité du nord de Paris : « le GIP, c’est la maison des fous ! ».

Et effectivement, je ne pense pas être sorti totalement indemne psychiatriquement parlant de cette expérience en juin 2004…
La meilleure preuve de mon état psychique dégradé est que j’ai accepté d’aller travailler à l’IGA, quittant ainsi la proie pour l’ombre. J’ai sans doute l’air d’en rajouter, Monsieur le Directeur Général des Services, mais l’IGA, outre que j’y ai appris grâce à mon excellente collègue Barbara, la méthodologie d’audit qui me sert encore aujourd’hui, l’IGA m’a également enseigné la camaraderie et la solidarité entre collègues. Il est vrai que ma rationalité touchant parfois au scientisme en a pris un sacré coup sur la caboche : nous avons en effet constaté, mes collègues et moi, que des extra-terrestres faisaient disparaître des dossiers de nos bureaux, puis les faisaient réapparaître quelques mois plus tard comme par magie, avec une délicate lettre anonyme citant chacun de nous pour nos qualités respectives. Et finalement, cette solidarité si forte nous a conduit à quitter ensemble, par un lundi de janvier 2005, ce beau service, véritable tremplin communautaire si j’en juge le nombre d’éléments éminents qui sont répartis aujourd’hui dans les différents services de la communauté urbaine, et qui occupent parfois des postes à responsabilité.

Donc, après ces 6 mois d’une grande intensité et quelques séances individuelles ou collectives avec un psychologue du travail, me voilà épanoui comme une fleur…je veux dire comme un IRIS à la DRHO. La rupture était un peu brutale, et j’ai dû faire une cure de désintox en retournant quelques mois au GIP !
Et là, Monsieur le Directeur Général des Services, sauf le respect que je vous dois, j’ai été scié de découvrir qu’une direction normale à LMCU, ça pouvait exister ! Bien sûr…bien sûr il y a des personnalités – comment dire ? – différentes aux ressources humaines : il y a la voix chantante de Josette, les bougonneries d’Hervé, bien sûr il a Audray de la Star Académie dont l’équilibre mental peut parfois sembler incertain, et puis bien sûr, il y a Delphine qui se fait appeler « Rufette », féminin de RUF, Isabelle qui m’appelle « mon p’tit lapin » sans lien aucun avec ma vie intime, Valérie qui me dit « Cha va bobo ? » tous les matins, Arlette qui me prend pour son fils… Mais globalement, je puis vous l’affirmer, Monsieur le Directeur Général des Services, vous pouvez compter sur les ressources humaines, qui est une direction sérieuse !
Et là, fini de rigoler, Monsieur le Directeur Général des Services, et sauf le respect que je vous dois ! Car c’est bien à la DRHO que j’ai vraiment trouvé le sens de ce que je faisais à LMCU. Et ce sens, je le dois notamment à deux personnes que je veux associer particulièrement ici : il y a d’abord Nicolas Guillaume, parti à Nantes Métropole qui, plus qu’un chef et qu’un collègue, est devenu un ami. Sans vouloir cafter, et sauf le respect que je vous dois, Monsieur le Directeur Général des Services, je suis dans l’obligation morale de vous dire que c’est à cause de Nicolas que je pars. C’est en effet lui qui, à quelques jours de son départ, a fait tourner la fameuse annonce à laquelle j’ai répondu. Mais je n’étais pas seul pour commettre ce forfait. Je me suis en effet entouré des meilleures compétences : celles d’Anne Paris, dont l’un des nombreux atouts a été de remettre en forme un CV qui ne ressemblait pas à grand chose ; mais aussi celles de Barbara qui, non contente d’avoir raturé copieusement au rouge mon courrier de candidature, m’a également fait passer deux entretiens blancs dont je suis ressorti tout rouge !
Et puis il y a une deuxième personne qui a donné du sens à mon travail ici : c'est Valérie Chatel;. J'ai peut-être l'air d'en rajouter, mos Valérie Chatel est la seule DGA que je connaisse à avoir le cran de se battre contre les extra-terrestres qui envoient des courriers anonymes.

Certes, certes, Monsieur le Directeur Général des Services, j’ai des séquelles de mes deux aventures précédentes au GIP et à l'IGA... J’en veux pour preuve le guignol que vous avez vu sur scène lors du séminaire des cadres, et qui lança cette blague qui fait aujourd’hui les gorges chaudes dans les files d’attente des 4 ascenseurs les plus lents du monde, je veux parler du R14. Cette blague qui fait : « Bourses des compétences ? Bourses des compétences ? Tant que ça n’est pas la compétence des bourses ! ». Le guignol, c'était moi.
Je vois à votre sourire, Monsieur le Directeur Général des Services, et sauf le respect que je vous dois, que cette plaisanterie vous rappelle quelque chose…je veux naturellement parler du séminaire des cadres.
J'en veux également pour preuve cet affreux costume de père Noël dont je me suis affublé en décembre dernier, parcourant les bureaux de la DRHO en distribuant des chocolats. Sauf le respect que je vous dois, Monsieur le Directeur Général des Services, je me vois dans l'obligation de vous dire que Laurence Bourgeois ici présente n'a pas dû être très sage en 2006, si j'en juge la peur que lui a insipré mon père Noël de pacotille, preuve par ailleurs qu'elle y crois toujours !
Oui, j’ai des séquelles, et mes malheureux collègues de la DRHO ont été navrés de constater lors de notre séminaire de direction, lorsque je suis arrivé déguisé en « super RHO », collants rouges, t-shirt moulant bleu et petit short noir en chantant « laisse faire RHO, il va te guider super-RHO ». A ce sujet, vous le savez, Monsieur le Directeur Général des Services, les héros ne meurent jamais, et il n'était pas concevable qu'il n'y ait plus de héros à la DRHO. C'est la raison pour laquelle j'ai l'honneur ce soir de vour présenter le nouveau héros de la direction en la personne d'Alexandre Leymarie, j'ai nommé : " Flash RHO " !

[Alexandre Leymarie en flash-RHO !!!]
Vous comprendrez que dans ces conditions, l’avenir était bouché pour moi à la communauté et qu’il me fallait partir ailleurs, très loin si possible.
Ca me fait mal de partir, Monsieur le Directeur Général des Services, car le service organisation est un service uni et performant ! Et l'un des ciments du groupe, c'est la question du père !
Bon, moi, je n'y reviens pas. Mais prenez Emmanuelle, dont tout le monde croit que son père est DGS à la CUD, alors qu'en réalité, son père, c'est Monsieur Seguin (la chèvre de Monsieur Seguin !). Et Anne alors ! Tout le monde croit qu'elle s'appelle Paris, comme la ville, comme son père supposé, Jean-Claude, conseiller communautaire. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle a finalement découvert que son vrai père s'appelait Omar Zoubir, et donc qu'elle s'appelait Nan Zoubir. Tout ça pour dire qu'elle n'est pas vraiment sûr de rester en France après dimanche soir et qu'elle n'aura peut-être pas l'occasion de faire un pot de départ. Anne, ce pot de départ est donc aussi un peu le tien...
Enfin il y a Barbara, la Bridget Jones du service, l'égérie des concerts de hard rock, qui a un problème avec le père... Non, non, pas le sien, mais celui de son 3ème enfant. Vous n'êtes pas sans savoir, en effet que statistiquement, au 3ème enfant, dans 25% des cas, le père n'est pas celui qu'on croit.

Alors, pourquoi Nantes plutôt que Grenoble ou Clermont-Ferrand ? Pour la mer, tout simplement ! En effet, après Brice de Nice, il y a eu Boris de Lille. Pourquoi me comparer à Brice ? Outre la ressemblance du prénom, c'est parce qu'il attend la vague du siècle qui ne vient et ne viendra jamais. En communauté, c'est pareil, pas moyen de surfer. C'est une mer d'huile. Et là, sauf le respet que je vous dois, Monsieur le Directeur Général des Services, c'est un peu de votre faute : " Pas de vague, pas de vague, pas de vague ", vous entend-on souvent dire !
Or, sans vague, pas de changement ! Quoique, en y réfléchissant, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de vague qu'il n'y a pas de changement. Car en 5 ans, elle en a connu des changements la communauté. Et avant tout l'interdiction de fumer. Comme dirait la directrice de la communication d'une grande intercommunalité du nord de Paris : "Moi, j'arrêterai de fumer dans les bureaux quand ça arrêtera de hum-hum dans les bureaux !".
Et là, j'entends déjà les protestations de mon ami José Prato de FO, le syndicat qu'il vous faut ! Dans les bureaux ? Mais alors c'est du temps de travail, voire de l'astreinte. Je dirais même de la permanence en dortoir, qui, comme chacun sait, est payée triple par rapport à l'astreinte.
Mais il est tard, Monsieur le Directeur Général des Services, et le crémant va bientôt être chaud ! J'arrête ici mes divagations et je vous invite à partager le verre de l'amitié.
Merci.