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Samedi 28 avril 2007

[photo parue sur lemonde.fr. merci !]

Nul n'est prophète en son pays, a dû penser ce midi Michel Rocard en voyant dialoguer Ségolène Royal et François Bayrou sur BFM TV. Qui en effet, parmi les socialistes qui l'ont voué aux gémonies la semaine dernière - et notamment Pierre Mauroy pour lequel j'ai un immense respect - oserait encore aujourd'hui publiquement lui reprocher ses propos ?

La leçon essentielle de ce débat...c'est d'abord qu'il a eu lieu (avec l'accord du CSA, il est important de le précier) ! On est passé dans l'après quelque chose avec cette poignée de mains entre la candidate du parti socialiste qualifiée pour le second tour et le candidat de l'UDF arrivé en troisième position. Quelque chose est né ce matin, et il ne sera plus possible de revenir en arrière, de faire comme s'il ne s'était rien passé ou comme si c'était une parenthèse. Il s'est passé un fait exceptionnel, inédit. Le mur de Berlin est tombé, selon l'expression consacrée par François Bayrou.

On a parlé d'un face à face, d'un débat. En réalité, il s'agissait plus d'un dialogue sincère, courtois, je dirais presque constructif entre Ségolène Royal et François Bayrou presque côte à côte, qui faisaient finalement face aux journalistes dans cette salle de l'hôtel Westin à Paris.

Pendant près de 110 minutes, Royal et Bayrou ont tour à tour évoqué les institutions, l'Europe, l'économie et l'emploi, et enfin la vie quotidienne. Ils ont d'ailleurs réussi à faire comme si Nicolas Sarkozy n'existait pas, ce qui a dû faire enrager ce dernier.

Dialoguant d'abord avec les journalistes qui les interrogeaient, Royal et Bayrou ont petit à petit multiplié les échanges directs au cours de la rencontre : à propos des indemnités des députés battus d'abord, ensuite au sujet du salaire minimum européen ou encore de l'augmentation des petites pensions et de la carte scolaire...

Des points de convergences forts, globaux ou ponctuels, ont été confirmés : sur la réforme des institutions bien sûr (proportionnel, Etat impartial, lutte contre la concentration dans la presse), sur l'orientation européenne (les pays de l'est ne sont pas des ennemis intérieurs), sur la police (oui à la police de proximité, oui à l'ouverture des commissariats 24h/24) ou encore l'éducation (école publique de l'excellence). "Un bout de chemin ensemble est possible !", comme l'a dit Ségolène Royal.

Des divergences certaines ont aussi été soulignées : sur le salaire minimum européen, sur les 35 heures (quoi que ça ne soit pas aussi simple), sur la place de l'Etat et plus largement des collectivités.

Ségolène Royal est sans doute plus timide sur les moyens de diminuer la dette ou de sauvegarder les retraites par répartition, mais elle affirme néanmoins qu'il faudra remettre les choses à plats concernant les régimes spéciaux, y compris celui des parlementaires, et prendre en compte la pénibilité du travail.

François Bayrou a convenu, toujours sur les retraites, que si l'augmentation de la durée de cotisation était nécessaire, Ségolène Royal avait raison de dire que la diminution du chômage viendrait mécaniquement augmenter les cotisations et donc consolider le système.

A noter l'éclat de rire de la fin quand un journaliste a demandé aux deux participants s'ils seraient prêts à vivre ensemble........dans un même parti social démocrate ! "J'ai eu peur, j'ai eu peur !", riait Bayrou. "Il s'appelle François, mais tout de même !", renchérit Royal.

Dernière question : si ce débat a sans doute permis de légitimer François Bayrou comme le 3ème homme avec lequel il va falloir compter, notamment aux législatives, va-t-il permettre à Ségolène Royal de récupérer des voix des électeurs centristes du 1er tour ? Mon avis : des voix, oui ; suffisamment, non.

Good night, and good luck.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Jeudi 26 avril 2007

Je reconnais humblement m'être trompé sur le fait que Bayrou n'appelle finalement pas clairement à voter Ségo... Néanmoins, pour ce que j'ai pu en entendre, s'il a critiqué Ségo, ses attaques contre Sarko ont été beaucoup plus virulentes. De plus, Ouest France a révélé hier une conversation entre Bayrou et Sarko il y a quelques années, durant laquelle le petit Nicolas avait (aurait) proposé au président de l'UDF de sceller un pacte contre Chirac, avec une fin de non-recevoir en bout de course. De plus, Ségo et Bayrou vont très vraisemblablement débattre demain avec retransmission à la télé en direct, alors que Sarko refuse ce même débat...

Bref, Bayrou semble bien pencher pour Ségo même s'il ne peut tactiquement pas le dire. On ne saurait le lui reprocher...

Sinon, deux petites réflexions sur le scrutin de dimanche, comme ça, en passant :

* Bayrou fait un pourcentage plus important que Jospin en 2002 (je ne parle même pas du nombre de voix)

* Sarko + Ségo + Bayrou = 75%, sachant que tous les 3 ont voté oui au traité constitutionnel...

Good night, and good luck

P.S. : Denis (V), si tu me lis, je serais très intéressé pour connaître ton positionnement pour le 2nd tour...

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Dimanche 22 avril 2007

On peut se féliciter du bon score de Ségolène Royal, du mauvais de celui de Jean-Marie Le Pen et de la participation record lors de ce 1er tour. Il n'en demeure pas moins - au risque de jouer les Cassandre - qu'il n'apparaît pas possible qu'elle gagne le 6 mai prochain.

Mathématiquement, le total gauche n'est que d'environ 36%, ce qui nécessiterait qu'elle récupère au moins 14 des 18% de François Bayrou. Autant dire mission impossible, d'autant plus qu'aucune discussion n'ayant eu lieu avant le 1er tour, elles apparaissent encore plus improbables aujourd'hui, alors que Nicolas Sarkozy est en position de force et que les parlementaires UDF commencent sérieusement à penser à leur réélection voire à un strapontin. Je n'aime pas la politique-fiction, mais je m'autorise à penser qu'un accord de désistement réciproque avant  le 1er tour aurait sans doute permis un meilleur report de l'UDF vers Ségolène Royal que celui qui va avoir lieu en réalité.

Le sujet est néanmoins clos, sachant que Nicolas Sarkozy réalise un score particulièrement élevé si l'on considère l'impressionnante mobilisation des électeurs d'une façon générale. J'ai par ailleurs du mal à penser qu'on puisse gagner une élection contre un candidat - en l'occurrence contre Nicolas Sarkozy - plutôt que pour.

De ce point de vue, s'il ne fait aucun doute que Ségolène Royal sera le 6 mai prochain le centre de l'union du refus de Nicolas Sarkozy, ses soutiens apparaissent néanmoins bien trop hétéroclites pour constituer une majorité cohérente pour mener une politique efficace.

Il est patent de constater que la gauche en général, le PS en particulier, sont dans un état numérique et idéologique catastrophique. Il suffit pour s'en persuader de regarder le score des Verts et du PCF, vestiges d'une gauche plurielle depuis longtemps oubliée...

Alors que faire ? D'une part, faire en sorte que Nicolas Sarkozy fasse le score le moins élevé possible au 2nd tour en restant mobilisé. D'autre part, commencer dès aujourd'hui à construire une sociale démocratie enfin assumée et susceptible de rassembler un jour une majorité de Français.

Même si ça va être dur, good night, and good luck.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Jeudi 19 avril 2007

"J’accuse ici les gardiens du dogme socialiste qui considèrent toute alliance autre que communiste comme impure, d’être d’efficaces alliés de Sarkozy."

Michel Rocard publie un nouvel article dans le Nouvel Observateur, suite à sa tribune de la semaine dernière dans Le Monde, appelant à une alliance avec l'UDF dès avant le 1er tour.

Remarque, j'ai lu l'ensemble des professions de foi, et je me dis que faire alliance avec Marie-Georges Buffet, ça ne manquerait pas de sel. Ca aurait un petit goût de 81, un petit goût de programme commun, un petit goût de congés payés, un petit goût de 36... Si on faisait alliance avec Marie-Georges, on serait vraiment de gauche, non ? Quoi ? Qu'est-ce que tu dis ? Ah ! Elle fait 1,5% ? Ok. Quoi ? Elle veut le SMIC à 1.500€ net tout de suite et revenir aux 37,5 années de cotisation pour les retraites ? Avec quels sous ? Ah ! Ca serait indécent d'en parler avant le 1er tour...

Bref, on fait 2 reproches principaux à Michel Rocard :

1er reproche : il aurait parlé trop vite.

Argument spécieux à mon sens. Ceux qui disent qu'il a parlé trop vite sous-entendent donc que ce qu'il dit est vrai mais que ça sera plus vrai encore entre les deux tours. En gros, pour que Ségo fasse un maximum de voix le 22 avril, il faudrait faire croire à ses électeurs de gauche que non, Bayrou c'est pas bien avant de leur expliquer que finalement, pour battre Sarko, Bayrou c'est pas si mal... Les prend-on pour des imbéciles ? N'en a-t-on pas assez d'infantiliser les électeurs ? J'ai par ailleurs en mémoire des campagnes électorales lors desquelles on commençait à discuter et négocier dès avant le 1er tour. Alors pourquoi pas celle-là ? Parce que Bayrou n'est pas de gauche et qu'aucune alliance n'est possible avec lui...c'est le 2ème reproche...

2ème reproche, aucune alliance n'est possible avec l'UDF sur le fond, parce que l'UDF n'est pas à gauche.

Il ne fait mystère pour personne qu'une partie des électeurs de l'UDF votera Sarko au 2ème tour (je pars de l'hypothèse Ségo/Sarko...), et qu'une autre partie votera Ségo. Dans quelles proportions ? Là est la question, comme aurait dit Shakspeare ! Car les faits sont têtus, comme disait Lénine ! Et les chiffres également. Mathématiquement, Ségo aura besoin de la grande majorité des voix de Bayrou pour espérer l'emporter au 2ème tour face à Sarko.

De ce point de vue, j'ai la faiblesse de penser que le positionnement de Bayrou aura un poids certain. Et on voit mal comment Bayrou pourrait d'un côté appeler à voter Ségo (ce que je crois qu'il va faire de façon très claire), et de l'autre ne pas revendiquer une part légitime de la victoire, si victoire il y a...

A supposer que Ségo l'emporte, pourrait-on faire comme si la totalité des électeurs qui ont voté pour elle (disons 52%...) adhère à son programme, à la manière d'un Jacques Chirac en 2002 qui a fait comme si 82% des Français avaient adhéré à l'UMP ? Bien évidemment non ! Et comme après la pluie, il y a le beau temps, après la présidentielle, il  y a les législatives. Et c'est pas parce que ce sont les législtives que Marie-Georges va faire 15%...

La rigueur intellectuelle impose donc de dire qu'en cas de victoire de Ségo après accord avec Bayrou, il y aura des suites logiques de cet accord aux législatives de juin... Bien sûr, ça va gueuler, bien sûr, ça ne marchera pas partout, ni au PS ni à l'UDF d'ailleurs. Mais je ne vois pas d'autres scénarios victorieux. Et vous ?

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Lundi 16 avril 2007

Je conçois sans peine que de nombreux militants socialistes soient désorientés par l'appel de Michel Rocard à une alliance entre Ségo et Bayrou, ou plus précisément, à un engagement de désistement mutuel en faveur de celui (celle) qui sera présent(e) au 2nd tour (il ne s'agit nullement que l'un ou l'autre ne se présente pas !). Cela fait si longtemps qu'on leur présente en section l'UDF comme le diable au même titre que l'UMP...

Pourtant, nous avons la mémoire courte, voire très courte : quelle était la composition du gouvernement Rocard en 1988 ? Pas moins de 7 centristes, avec l'accord bien évidemment de François Mitterrand, et aucune démission notable du PS à l'époque. Certes, la proportionnelle jusitfiait une alliance... Mais la preuve a néanmoins été faite que des personnalités d'origines politiques différentes pouvaient travailler ensemble en faisant de vraies réformes : à moins que le référendum sur la Nouvelle Calédonie ou encore le RMI ne soient pas de vraies réformes...

Et que se passe-t-il aujourd'hui même au Conseil Régional Nord-Pas de Calais ? Les conseillers régionaux UDF votent le budget avec le PS contre les conseillers régionaux communistes... Va comprendre, Charles...

L'appel de Michel Rocard a de plus été suivi par celui de Bernard Kouchner et de Claude Alègre. Des personnalités différentes certes, mais dont la prise de position n'est pas due à un coup de chaleur par les temps qui courent.

On entend déjà hurler les loups contre le coup de poignard dans le dos de Ségo, contre la trahison idéologique de la gauche qui ne peut s'allier qu'avec la gauche... Loups assoifés du sang de celle qu'ils verraient volontiers perdre en 2007 pour mieux prendre le parti et espérer gagner en 2012.

Car ne nous leurrons pas, l'après présidentielle a déjà commencé. Le congrès du PS est pour l'automne, et il est fort peu probable que la belle synthèse de Dijon en 2003 puisse se renouveler. Entre l'affaire du référendum sur le traité constitutionnel, la désignation interne pour la présidentielle et aujourd'hui les prises de positions sur une éventuelle alliance avec Bayrou, ce n'est plus une fracture : c'est un gouffre !

Espérons que les uns et les autres en tireront les conclusions...

Good night, and good luck !

PS : à lire dans lemonde.fr le chat avec Michel Rocard suite à sa tribune de vendredi, et sur liberation.fr l'interview de Jean-Christophe Cambadélis, qui en dit long sur ce qui se passe en coulisses au PS...

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Vendredi 13 avril 2007

[Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn]

On se sent décidément moins seul quand on n'est pas le seul à penser ce qu'on pense...surtout quand c'est Michel Rocard qui le dit... Je pense voter Royal. Je pense qu'une alliance avec Bayrou et les Verts est une vraie chance pour réformer dans la durée ce qui peut encore l'être...

Good night, and good luck !

Royal-Bayrou, l'alliance nécessaire, par Michel Rocard

Si Nicolas Sarkozy est élu dans quelques semaines, nous n'aurons aucune excuse. L'UMP gagnera les élections législatives qui suivront; et pendant cinq ans, la France va souffrir.

Tous les Français ne souffriront pas de la même façon : les plus riches vivront encore mieux. Les classes moyennes et les petits salariés vivront plus mal. Les exclus seront plus seuls que jamais.

Nous pouvons éviter ce gâchis social dont la majorité des Français ne veut pas. Comment? Simplement, en unissant nos forces avec ceux qui sont les plus proches de nous. Ceux qui pensent comme nous que le marché doit être régulé, que l'Etat doit défendre la solidarité, que l'égalité des chances doit être assurée pour tous et entre toutes les générations.

Socialiste et européen depuis toujours, j'affirme que sur les urgences d'aujourd'hui rien d'essentiel ne sépare plus en France les sociaux-démocrates et les démocrates-sociaux, c'est-à-dire les socialistes et les centristes. Sur l'emploi, sur le logement, sur la dette, sur l'éducation, sur l'Europe, nos priorités sont largement les leurs. Sur la société, sur la démocratie, sur les femmes, sur l'intégration, sur la nation, nous partageons les mêmes valeurs. Isolés, ni eux ni nous, n'avons aucune chance de battre la coalition de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen. Mais rassemblés avec les Verts, la gauche sociale-démocrate et le centre démocrate-social constituent une majorité dans le pays. Et dans deux semaines elle peut devenir la majorité réelle. C'est la chance de la France.

Il ne faut pas attendre l'après-second-tour pour créer la dynamique de l'alliance. Dans quelques jours, les Français décideront qui, de François Bayrou ou de Ségolène Royal, sera le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy. Et ils le feront d'autant mieux qu'ils sauront que, dans tous les cas, une alliance sincère et constructive défendra au second tour puis aux législatives un projet commun d'espoir pour la France.

J'appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le premier tour, à s'exprimer devant les Français pour s'engager dans la voie de cette alliance. Qu'ils fassent confiance aux Français pour que les Français leur fassent confiance.

Je ne me prononce qu'au nom d'une seule ambition : l'amour de mon pays. L'envie que la France retrouve confiance en elle; que nos jeunes portent l'espoir d'une vie meilleure; que notre Etat se modernise dans le respect de chacun; et que triomphent nos idéaux démocratiques dans un monde en mouvement.

Pour la première fois depuis longtemps, j'atteste que ce chemin nous est ouvert. Nous pouvons déplacer les lignes politiques pour qu'elles soient fidèles à nos convictions. Nous pouvons faire repartir la France sur les rails du progrès économique, de la justice sociale, d'une démocratie impartiale et apaisée. Offrons ce choix aux Français et je suis sûr qu'ils l'approuveront.

Si nous ne saisissons pas cette chance, oui nous n'aurons aucune excuse…

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Mercredi 11 avril 2007

[Leszek et ma grand-mère, voyage en Pologne, mai 2006]

Wojciechowo, 22/III/2007

Chers Boris, Annabelle et les enfants,

Pour commencer, je te remercie pour ta lettre ainsi que tes voeux. J'espère que je n'ai pas causé d'impair en me trompant de prénom pour ton épouse [Leszek avait écrit "Amanda"] ; je dois t'avouer que ce n'est pas facile de traduire les prénoms français en polonais et vice versa. Déjà, une conversation entre nous n'est pas facile, mais j'espère qu'à la prochaine visite nous arriverons à mieux nous comprendre. Cela soulagera beaucoup ma tante [ma grand-mère] et nous pourrons nous rappeler de tous nos bons souvenirs plus facilement.

Pour la visite de Marianne et Jean [prévu pour l'été 2007] et si quelqu'un viendra avec eux, nous serons très heureux de les recevoir, mais qu'ils préviennent de la date exacte.

Merci pour les photos, je vois que vous êtes en forme, c'est le principal. J'ai dit à ma tante que pour l'arbre généalogique de Louis Malycha [le père de ma grand-mère], il faudra attendre un peu.

Boris, pourrais-tu me donner ton adresse électronique exacte pour pouvoir correspondre avec toi, car je n'ai rien pu avoir avec la précédente ?

Mama a déjà écrit à ma tante ; chez nous , nous sommes tous en bonne santé. C'est agréable d'avoir un cousin de la famille, surtout si loin.

Salue toute la famille et joins les voeux pour Pâques.

Leszek

[traduction de ma grand-mère...évidemment !]

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : perso
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Dimanche 8 avril 2007

On est venu, on a vu, on a vaincu (veni, vedi, vicci). Partis pour Nantes mercredi 4 avril, nous revînmes samedi 7, non seulement (non solum) avec une location signée, mais aussi (sed etiam) avec une impression plus que favorable de Nantes et des alentours.

Mercredi : départ 9h00. Dans sa précipitation coutumière, Boris oublie le dossier avec les éléments pour les visites (genre les lieux, les heures, les descriptifs). On perd plus d'une heure à revenir à Faches... Arrivée vers 15h15 à Thouaré-sur-Loire, à l'est de Nantes, on visite une chouette maison. On ne le sait pas encore, mais ça sera celle-là ! Une autre visite annulée cause agent incompétent, une autre à gerber. Soir : arrivée chez nos amis les Guillaume et leurs 3 enfants. Champagne, vin...gros dodo !

Jeudi : deux autres visites le matin mais pas convaincant. Midi : on décide d'arrêter les visites et de poser l'option sur Thouaré. Tourisme à Nantes, bouffe en terrasse au Molière, à défaut de La Cigale (qui, selon une pub, est "sans doute la plus belle brasserie du monde", d'après Jean-Louis Trintignant).

[le théâtre Graslin, qui accueille l'opéra. A gauche, Le Molière. Quartier bourge...]

Après-midi : trip remember en Vendée, à une heure de Nantes. Mes grands-parents y avaient acheté une maison à Saint-Hilaire de Riez, face à l'île d'Yeu. La plage, la maison qui est devenue une horreur. Une nostalgie lointaine, comme une nostalgie de nostalgie. La page est tournée.

[la plage de la Parée Préneau, à Saint-Hilaire de Riez. Au loin, on ne la voit pas, l'île d'Yeu]

Vendredi : matin, signature de la location à l'agence, dans le village du Cellier, sur la route départementale 68, qui longe la Loire à rebours, et mène à Ancenis. Ca nous plaît bien, et on reste manger le midi. Le Clos du Cellier est un restaurant à découvrir absolument. Un patron au patronyme manifestement polak (ils sont décidément partout !), un menu à 10,50 qui comporte entrée, plat, dessert et 1/4 de vin, sans compter le petit pot de rillettes. Pour 12,50, tu ajoutes, le fromage, ce que je fis parce que le grand air, ça creuse.

Après-midi : balade (avec un seul "l", sinon tu la fais en chantant !) à Nantes, avec visite de la cathédrale Saint-Pierre Saint-Paul, flânerie autour du château des Ducs de Bretagne.

[La cathédrale Saint-Pierre Saint-Paul en cours de rénovation. Elle a brûlé en 1972. Intérieur fort riche, mais ça pêche par manque d'explications. Achetez-moi le routard si vous voulez une visite guidée digne de ce nom quand vous viendrez !]

Et puis quand même rendez-vous avec mon nouveau directeur au conseil régional, sur l'île de Nantes, dans le quartier Beaulieu. Quelques documents, une visite de mon bureau au 3ème étage qui fait face à la Loire et au quartier chaud de Malakoff.

[le conseil régional des Pays de la Loire, vu de l'arrêt de bus]

Soir : meeting de DSK à Saint-Herblain qui fera l'objet d'un post à part !

Samedi 7 avril : retour sur Faches. C'est le 1er anniversaire de la mort de mon grand-père Léon. Tant de choses en un an.

Good night, and good luck.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : perso
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Mercredi 4 avril 2007

Si tout va bien, nous sommes à Nantes pour 4 jours. Sans les enfants. Visiter un max de maisons aux alentours, à louer. Pas facile car les pris sont relativement élevés, et les offres ne sont pas légion... Je commence le lundi 14 mai. Annabelle et les enfants arrivent plus tard, mais quand ? Ca commence à sentir le concret tout ça... Heureusement que Nicolas (mon ancien chef qui m'a passé l'annonce pour le poste, pour ceux qui n'ont pas suivi) et Aude-Ingrid nous accueillent !

Good night, and good luck !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : perso
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Lundi 2 avril 2007

On a tous nos premières amours en musique. Pour moi c'est Sheller. Sans doute parce que "Un homme heureux" est la première chanson que j'ai "décryptée" seul à mon piano, m'autonomisant ainsi de ma prof et des classiques Bach, Bethoveen et Mozart. Pour être honnête, la plupart des chansons de Sheller sont faciles à jouer. Pour peu qu'on prenne le temps et qu'on écoute bien, on peut même les retrouver à l'oreille quand elles n'existent pas en partitions (Loulou, centre ville).

William Sheller était au Sébastopol vendredi 30 mars pour un concert en solitaire. Ca devait bien faire la 6 ou 7ème fois que je le voyais. Un homme, un piano, tout simplement. Il a vieilli, c'est sûr. Pris 10 kilos depuis qu'il a arrêté de fumer. Changé de lunettes, ce qui lui grossit les yeux et le fait ressembler un peu à Truman Capote.

En parcourant ma bibliothèque itunes, j'ai retrouvé je pense l'ensemble des 23 morceaux qu'il a joués : Symphoman, les petites filles modèles, à franchement parler, le carnet à spirale, Genève, un homme heureux, Nicolas, les miroirs dans la boue, Loulou, chanson d'automne, j'en avais envie aussi, les machines absurdes, oh ! j'cours tout seul, les filles de l'aurore, cuir de Russie, maman est folle, les orgueilleuses, centre ville, les mots qui viennent tout bas, fier et fou de vous, mon hôtel, dans un vieux rock'n roll, chamber music. Sacré programme !

Toujours cette simplicité et cette sobriété pour présenter ses chansons et parler au public. Pantalon noir, chemise noire ample avec dessous un tshirt blanc. Pas de fioritures.

Comme d'hab', c'est Symphoman qui entame le concert avec ce crescendo initial, où Sheller associe les notes aux couleurs comme Rimbaud le fit avant lui.

La surprise de la soirée, ce fut la "1ère partie" en plein milieu de la "2ème partie" du concert. L'entracte était passé. Sheller venait de finir une chanson et parlait comme s'il annonçait la suivante. De son piano en l'occurrence, de ses petits enfants qui font l'orage ou collent des bonbons dessus, mais aussi de ceux qui savent lui donner une âme. Julien Thiault (également sur Myspace), 25 ans. Une belle présence, des textes qui sentent le vécu. J'achète ! A écouter sur son site certaines de ses chansons, et notamment "peut-être qu'en septembre" et "la bulle". Par contre, pas encore dispo "à part ça" qui m'a conquis...

C'était la première fois que je voyais Sheller introduire un autre chanteur. Et si c'était une façon de dire qu'il commençait à passer le relais ?

William Sheller, good night, and good luck !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : idées, livres, ciné, musique...
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Mémoire histoire

Soutenu en septembre 1999 à l'université Lille III - Charles de Gaulle, le thème de mon mémoire de maîtrise d'histoire contemporaine, est : "Le majorat de Pierre Mauroy (1973-1995) ou la tentation de l'histoire". Il contient deux tomes : le 1er tome est le texte du mémoire, le 2nd tome est constitué des annexes, et notamment de la retranscription des entretiens individuels. Bonne lecture...

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