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Samedi 31 mars 2007

Pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, je recommande vivement le test disponible sur lemonde.fr, qui permet de se situer par rapport aux différents candidats à la présidentielle à partir de 19 questions. Rapide, simple et efficace. Voici mes résultats :

Ségo : 10 points

Bayrou : 9 points

Voynet : 7 points

Sans surprise.

Good night, and good luck !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Jeudi 22 mars 2007

Je sais qu'il n'est pas séant de parler de sujets qui fâchent pendant la campagne. Encore moins de sujet qui brouillent les cartes entre la gauche et la droite, surtout avec le phénomène Bayrou. La dette est-elle de droite ou de gauche (ou au centre ?) ? That's the question ! Réponse : elle est, tout simplement. Mais peut-on se torcher avec la dette ? Ca dépend ! Ca dépend, ça dépend, ça dépasse ?

Trève de plaisanterie. Vous connaissez Keynes ? Oui, Keynes, l'économiste-phare de la gauche, qui a donné la fameuse sentance : "Marx est grand, Keynes est son prophète !"

Que dit Keynes ? Selon certains, que le déficit et la dette, ça n'est pas grave, que l'Etat est là pour injecter de l'argent dans la machine économique tant qu'il en manque...

En réalité, c'est plus complexe. Keynes défend l'idée de l'intervention de l'Etat en cas de ralentissement de la croissance ou de crise pour relancer l'économie. Comment ? En "réamorçant la pompe", c'est-à-dire en injectant de l'argent dans le circuit économique, notamment par des investissements productifs (type grands travaux après la crise de 1929 aux Etats-Unis).

L'Etat s'endette donc de façon ponctuelle et misant sur le retour de la croissance et de la consommation, espérant récupérer en taxes et impôts l'équivalent de la dette contractée.

Bien qu'étant en plein dans l'économie de marché (Keynes n'est pas un rouge avec le couteau entre les dents), il est malgré tout l'apôtre-économiste de la gauche qui ne jure que par lui ! Ce qui nous fait dire : la dette, ce n'est pas grave, c'est du keynésianisme...

A cette différence près que la dette actuelle n'est d'une part pas ponctuelle mais permanente, et d'autre part ne sert qu'à la marge à faire des investissements productifs, mais à faire fonctionner la machine au quotidien. C'est donc de l'argent perdu pour nos enfants et petits-enfants...

Est-ce qu'être de gauche, c'est se moquer des impôts que devront payer nos enfants et petits-enfants pour nous payer notre pain quotidien ?

Good night, and good luck !

 

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : idées, livres, ciné, musique...
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Vendredi 16 mars 2007

Je ne voudrais pas donner à penser que je ne pense qu'à Bayrou en ce moment :-)

Ségo était donc sur France 2 hier soir. Elle a manifestement pris de la stature et de l'envergure. Notamment quand elle refuse de répondre aux questions trop techniques, renvoyant à ses ministres et secrétaires d'Etat : "Quand je serai Présidente de la République". Un point !

De la même façon, j'ai été agréablement surpris sur les retraites quand elle a dit que c'est la pénibilité et l'espérance de vie des catégories socio-professionnelles qu'il fallait avant tout prendre en compte. Y'en a marre des dogmes "la retraite à 60 ans pour tout le monde", alors que certains mériteraient d'arrêter avant et que pour d'autres, rien ne le jusitifie ! (pour info, l'Allemagne - gauche et droite confondues - vient de décider l'allongement jusqu'à 67 ans d'ici 2029)

Sa volonté de réconcilier progrès social et efficacité économique me conviennent complètement. Tout comme les liens plus forts entre université et monde de l'entreprise. Je ne suis cependant pas convaincu que le PC nous suivent sur cette ligne...

Sur l'écologie, elle a aussi été très convaincante dans son direct avec Hulot. je retiens la bonne idée d'obliger les entrepreneurs à faire du développement durable pour toute nouvelle construction !

Sur la reponsabilité, elle a persisté et signé également face au tabou que cela représente à gauche : pas d'assistanat, responsabilité des chômeurs, des jeunes, des universités... All right !

J'ai malheureusement manqué le moment où elle parlait de Bayrou, mais on m'a dit qu'elle refusait de négocier, que c'était sa ligne qui comptait. C'est évident, et c'est également évident que Bayrou soit sur la même position jusqu'au soir du 1er tour... Pour la suite, les chiffres sont têtus...

Petits bémols à son intervention :

- sur la dette d'abord, elle a scindé en 3 phases successives l'évolution : diminution de l'augmentation de la dette, stabilisation, baisse. Du coup, on n'a franchement pas l'impression que c'est un objectif premier pour elle.

- sur les retraites ensuite, et sans me contredire, elle aurait dû avoir le courage de dire que même s'il fallait prendre en compte la pénibilité du travail, en tendance, nous n'échapperions pas à un allongement de la durée des cotisations, alors que nous gagnons environ un trimestre d'espérance de vie par an depuis la 2ème Guerre Mondiale.

- sur les effectifs de fonctionnaires, elle aurait de la même manière gagné à dire que globalement il faudrait les diminuer. Parce que la France est l'un des pays du monde qui a le plus grand nombre de fonctionnaires, et que le service rendu est parfois plus faible que dans des pays moins administrés. Egalement parce que la décentralisation a ajouté des fonctionnaires au lieu de les redéployer. Donc, s'il est vrai de dire que certains secteurs en France compte trop de fonctionnaires (Bercy notamment) et d'autres pas assez (hôpitaux par exemple), il faut aller plus loin et dire que l'évolution globale ira dans le sens d'une diminution.

- D'une façon générale, elle a mis en avant de nombreuses mesures qui coûteraient de l'argent.sans dire où elle ferait vraiment les économies. C'est dommage. Effectivement, comme elle l'a dit, il y a de la bonne et de la mauvaise dette. La bonne, ce sont les investissement pour l'avenir. La mauvaise, c'est la dette qui finance le fonctionnement quotidien.

A suivre...

Good night, and good luck.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Jeudi 15 mars 2007

Non, ceci n'est pas un appel à voter François Bayrou... Il s'agit simplement d'une interview de François Bayrou dans le Nouvel Obs' de ce jour. Il se confirme chaque jour qu'il penche plus à gauche qu'à droite... Difficile de ne pas être passionné dans ce débat passionnant. Gardons pourtant raison et ne hurlons pas avec les loups !

Good night, and good luck.

P.S. : à ce sujet, lire le post d'analyse de mon ami Marc sur son blog !

Une interview du candidat UDF
Bayrou : et si c'était moi !
 
Il faudra un nouveau courant politique, démocrate. Les sociaux-démocrates auront leur place dans le rassemblement que je prépare. J'ai eu très tôt le sentiment qu'il y avait un tiers état. J'ai une confrontation nette de projet de société avec Nicolas Sarkozy, pas avec Ségolène Royal Je serai un président réformateur, comme j'ai réformé l'Education nationale

Le Nouvel Observateur. - Deux critiques fortes vous sont souvent adressées depuis que vous avez franchi la barre des 20% dans les sondages. La première : votre élection signerait le retour de la IVe République. La deuxième, elle «libérerait» les extrêmes, puisque vous déclarez vouloir associer au pouvoir tout l'arc républicain.
François Bayrou.
- L'UMP et le PS ont le monopole du pouvoir depuis vingt-cinq ans. Ce monopole est menacé par une nouvelle proposition politique. Ils se défendent donc, et rien n'est plus normal. Ma conviction est que la situation de la France est si préoccupante qu'elle exige que pour la période qui vient on puisse faire travailler ensemble au redressement du pays des femmes et des hommes de caractère, venus des grandes sensibilités démocratiques du pays, pour garantir le rassemblement et l'impartialité de l'action. C'est ce qu'ont voulu faire il y a un demi-siècle deux hommes aussi différents que Pierre Mendès France et Charles de Gaulle. Je prétends que la situation du pays est plus grave aujourd'hui qu'elle ne l'était à cette époque. Est-ce que cela favorise les extrêmes ? Il faut avoir de l'estomac pour l'affirmer : dois-je rappeler qu'en 2002 les extrêmes ont recueilli, grâce au système des sortants UMP et PS, presque 40% des voix ?
N. O.-Comment comptez-vous passer d'une éventuelle victoire à la présidentielle à un gouvernement disposant d'une majorité stable?
F. Bayrou.
- Dans toutes les circonscriptions, le rassemblement ainsi créé aura des candidats. Ce seront des nouveaux visages, car il y a un immense besoin de changer de génération. J'assumerai ce besoin, ce que le PS et l'UMP ne peuvent pas faire, dans la mesure où ils sont prisonniers de leurs sortants. Il faudra un nouveau courant politique, démocrate, pour former le socle de la majorité nouvelle. Mais ce ne sera pas une majorité fermée. Quiconque voudra participer à ce rassemblement sera le bienvenu. Les portes seront ouvertes. Je vois bien par exemple qu'une sensibilité socialedémocrate a besoin de naître et de se faire entendre. Une sensibilité gaulliste aussi. Et des libéraux sociaux, et des écologistes, comme Corinne Lepage qui s'est déjà exprimée. Ma proposition entraîne, je le crois, une modernisation accélérée de la vie démocratique française. En tout état de cause, j'empêcherai la concentration du pouvoir entre les mains d'une seule formation. Je veux un Etat impartial, notamment au niveau des nominations. Je refuserai la prise de contrôle par un clan, quel qu'il soit.
N. O.-Le soir du premier tour de la présidentielle, si vous êtes qualifié pour le second, vous engagerez des négociations.
F. Bayrou.
- Non. Je ne me prêterai à aucune manoeuvre. Je parlerai avec qui voudra, mais je ne changerai pas de ligne. C'est l'esprit de l'élection présidentielle qui permet aux Français, aux électeurs eux-mêmes d'imposer un vrai changement : à l'élection présidentielle, puis aux élections législatives.
N. O.- Vous défendez l'esprit des institutions. Mais celles-ci ont leur logique mécanique. Soit vous affrontez au second tour Sarkozy, et cela, en cas de victoire, devrait déboucher sur une majorité composée de votre nouveau parti et du PS, soit Ségolène Royal est au second tour et, si vous gagnez, vous devrez gouverner avec l'UMP.
F. Bayrou.
- C'est l'approche traditionnelle. Mais je crois l'UMP et le PS très fissurés en leur sein. Cette élection va entraîner une reconstruction en profondeur du système politique français.
N. O.-L'UMP et le PS vont-ils éclater?
F. Bayrou.
- Je ne recherche pas un éclatement. Mais il y aura des remises en question. Ces deux formations devront réfléchir : pourquoi les Français ont-ils envoyé ce message ? Je crois profondément que les sociaux-démocrates vont se révéler à l'occasion de cette élection. Ils en ont ras le bol de la manière dont le PS fonctionne. Ils vont donc déclarer ouvertement qu'ils sont sociaux-démocrates. Et ceux-là ont évidemment leur place dans le rassemblement qui va s'imposer. Je n'ai aucun doute : il y aura des socialistes qui viendront dans la majorité nouvelle.
N. O.-Dans votre main tendue à la gauche, n'y a-t-il pas une part de tactique? On a le sentiment qu'après analyse vous avez conclu que le maillon faible du système politique français, c'était le PS. D'où votre tentative de prendre la place de sa candidate au second tour de la présidentielle.
F. Bayrou. -
Je ne m'intéresse pas à la tactique. L'élection présidentielle, ce n'est pas un jeu. C'est une heure de vérité. J'ai fait ces dernières années des choix qui n'avaient rien de facile : par exemple, j'ai voté la censure contre le gouvernement Villepin. A l'époque, personne n'a considéré que c'était une habileté - mais plutôt une imprudence. Aujourd'hui je crois que les deux partis majoritaires sont au bout de leur logique. Ils ne répondent plus aux aspirations du pays. Pendant longtemps on a voulu ignorer cette usure. Mais l'élection présidentielle permet une rénovation en profondeur à laquelle aucun des deux ne pourra échapper.
N. O. -Précisément les actuels députés UDF n'ont pas tous voté cette motion de censure. Vous prétendez édifier autour d'eux la colonne vertébrale de votre future majorité. Elle risque de ne pas être très vertébrée...
F. Bayrou.
- Quand on se place en position de précurseur, ou de pionnier, on est parfois un peu seul. Cela m'est arrivé et c'est normal.
N. O. - Que répondez-vous à Dominique Strauss-Kahn, qui vous demande de rompre avec Sarkozy?
F. Bayrou. -
Qu'il s'émancipe de ce qu'il y a de dépassé dans son camp autant que je me suis émancipé de l'UMP, et on pourra parler... sans difficulté.
N. O. - Sarkozy est en train de droitiser sa campagne, en particulier sur l'immigration. Vous le croyez prêt à une alliance avec Le Pen?
F. Bayrou.
- Non. Je pense qu'il adresse des signes appuyés aux électeurs du FN. Mais il y a des choses que l'histoire devrait nous interdire de remettre sur la table, comme de mélanger l'immigration et l'identité nationale. Et tous les républicains devraient considérer que sur ces sujets, pour conjurer les risques, ils doivent faire bloc.
N. O. -Dans les blogs, on découvre que beaucoup d'enseignants disent : Bayrou, c'est formidable, car il propose une subversion conservatrice. Il va bouleverser le bocal politique, mais pour le reste il ne touchera pas à grand-chose.
F. Bayrou.
- Les enseignants sont nombreux parmi vos lecteurs, et vous passez votre temps à les critiquer. Vous vous situez dans la pensée unique : les profs seraient des conservateurs, des ringards. Moi, je les défends. Les profs sont aussi généreux, aussi révolutionnaires, peut-être plus, que vous. Simplement, ils ne veulent pas qu'on leur parle mal.
N. O. - Vous avez quand même la réputation d'avoir été un ministre de l'Education conservateur.
F. Bayrou.
- C'est l'angle d'attaque d'une partie de la droite à laquelle se joint « le Nouvel Observateur »... Mais prenez les sondages présidentiels dans le monde éducatif : je suis très bien placé. Vous croyez que c'est uniquement parce que je n'aurais rien fait ? Les profs savent au contraire que j'ai beaucoup fait. Mais je l'ai fait avec eux, pas contre eux. Du primaire à l'université, en passant par la réforme des collèges, les stages en entreprise, le bac actuel, le semestre d'orientation à l'entrée de l'université, tout cela, nous l'avons fait dans le respect réciproque et la coresponsabilité.
N. O. - Vous gérerez la France comme vous avez géré le ministère de l'Education?
F. Bayrou.
- Oui, je serai un président réformateur.
N. O. -La plupart des candidats à l'élection présidentielle, aujourd'hui et hier, ont rêvé très tôt d'être président de la République. Comment est née votre propre vocation présidentielle?
F. Bayrou.
- Il faut distinguer : ma vocation politique, ou disons une certaine vocation « tribunitienne », la volonté d'être l'avocat des petits contre les pouvoirs - je l'ai eue très, très tôt. Enfant. Il circule par ailleurs une légende, dans mon village du Béarn, selon laquelle j'expliquais vouloir devenir président de la République à l'âge des dents de lait. Je n'y crois pas. En tout cas, je n'en ai aucun souvenir. Ensuite, il y a eu tout un temps où j'ai passionnément eu envie de servir quelqu'un, d'aider un de mes aînés à devenir président.
N. O. - Vous étiez alors trop jeune pour être candidat...
F. Bayrou.
- Non, ça m'aurait très bien été de simplement « aider ». Par exemple, aussi étrange que cela puisse paraître aujourd'hui en raison de son engagement derrière Sarkozy, j'ai longtemps rêvé que Simone Veil soit la première présidente de la République française.
N. O. -Vous avez eu une jeunesse humiliée, qui expliquerait la précocité de votre vocation politique?
F. Bayrou.
- Non, j'ai eu une jeunesse heureuse. Mais très tôt, sans doute à cause de la situation de mes parents, j'ai eu le sentiment d'appartenir à la classe des sans-pouvoir. Très tôt, j'ai eu le sentiment d'une lutte de classe, plus exactement, de l'écrasement d'une classe par une autre. Je l'ai dit dans un livre récent, j'ai eu très tôt le sentiment qu'il y avait un tiers état, dont tout le monde se foutait.
N. O. - Alors pourquoi ce long compagnonnage avec la droite?
F. Bayrou.-
Parce qu'il y avait le mur de Berlin. Une grande question s'est posée dans la seconde moitié du xxe siècle : acceptait-on ou refusait-on le totalitarisme soviétique ? Moi, je l'ai refusé, à cause notamment de la lecture de Soljenitsyne. Alors le Printemps de Prague et, plus tard, l'irruption de Solidarnosc, en Pologne, m'ont fasciné. J'ai aimé les leaders de ces épopées. Je le dis souvent à Bronislaw Geremek, avec qui j'ai noué depuis lors un compagnonnage : tu ne peux pas imaginer l'importance que vous, les dissidents, avez eue dans ma vie.
N. O. - C'est le communisme qui vous a rejeté dans les bras de la droite?
F. Bayrou.
- Jamais dans les bras. Avec le RPR, j'ai toujours été dans la confrontation. Mais pendant longtemps j'ai subi la loi des alliances électorales. Pour en sortir, il fallait une élection présidentielle. Et il fallait que les temps changent.
N. O. -Aujourd'hui, vous semblez préférer, si vous vous qualifiez, affronter Sarkozy plutôt que Royal au second tour de la présidentielle. Est-ce que cela veut dire que vous vous sentez désormais plus proche de la gauche que de la droite?
F. Bayrou. -
Je pense qu'il y a une confrontation nette de projet de société entre Nicolas Sarkozy et moi. Alors qu'il n'y a pas cette confrontation entre Ségolène Royal et moi, ne serait-ce que parce que je ne perçois pas son projet de société. Je me situe clairement du côté de la défense des valeurs républicaines, tout en prenant en compte les impératifs économiques.
N. O. - En même temps, si vous vous retrouvez face à Ségolène Royal au second tour, vous dealerez avec Sarkozy et l'UMP.
F. Bayrou.
- Vous me permettrez, dans ce cas aussi, de gérer le second tour comme je l'entends. Je n'ai pas du tout l'intention de retomber dans les vieux schémas.

 François Bazin, Guillaume Malaurie, Hervé Algalarrondo

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Mercredi 7 mars 2007

Vous connaissez l'histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu la femme qui a vu l'ours ? Eh bien moi, pour faire la parallèle, je connais Nicolas Hulot...de loin. Ca commence fin 2005 : tatie Ghislaine meurt. C'était la soeur de mon grand-père Edgard, le père de ma mère.. Vous suivez ? Bon ! Tatie Ghislaine a toujours été une originale tendance écolo dès les années 50, ce qui était rare à l'époque. Il n'est d'ailleurs pas impossible qu'elle ait connu bibliquement René Dumont. Non, là j'en rajoute...

Bref, tatie Ghislaine était barrée bio, sport avant le repas, pomme pour ouvrir l'appétit, pas de télévision car ça envoie de mauvaises ondes, ... A la fois pleine de bon sens et carrément farfelue. Un peu casse-bonbon aussi si j'en crois mon défunt grand-père...

Bref, elle casse sa pipe, et là commence la saga du testament, dont ma brave mère a passé des dizaines d'heures à démêler les fils. Ca dure depuis un an et demi, et ce n'est pas fini...

Sur ce fameux testament figure un certain Pierre Rahbi, inconnu au bataillon de la famille... Ma mère le contacte comme elle contacte les autres héritiers (vous affolez pas, ça frise pas l'ISF, y'aura rien dans le canard la semaine prochaine...), pour lui prémâcher le travail, les papiers à envoyer, le fumiste de notaire à activer (une sacrée feignasse celui-là !), ... Bref, il finit récemment par toucher l'oseille et envoie un petit mot fort sympathique il y a quelques jours à ma mère, accompagné de deux livres...de lui !!

L'un d'eux est un recueil d'entretiens avec Nicolas Hulot. Himself ! "Graines de possibles, entretiens croisés avec Nicolas Hulot". Comme c'est en livre de poche, je suppose que ça a dû avoir un certain tirage ! J'ai commencé à le lire. Je ne te cache pas, ami lecteur, que je me sens plus proche d'Hulot que de Rahbi, un peu farfelu, dont la critique systématique du progrès me gonfle un peu. Un adepte de la décroissance soutenable, concept sur lequel j'avais écrit un petit post il y a quelques temps. Pour le moment, Rahbi ne m'a pas convaincu... Mais il est de bonne foi, et ses intentions sont fort louables, j'en conviens.

Donc Hulot est un pote à Rahbi qui est un "pote" à Tatie Ghislaine qui est ma grand-tante.

Ca jette hein ?

Good night, and good luck !

P.S. : Pierre Rahbi a son site internet. Il a même un article dans wikipédia...

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : perso
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RSS et Cie

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Mémoire histoire

Soutenu en septembre 1999 à l'université Lille III - Charles de Gaulle, le thème de mon mémoire de maîtrise d'histoire contemporaine, est : "Le majorat de Pierre Mauroy (1973-1995) ou la tentation de l'histoire". Il contient deux tomes : le 1er tome est le texte du mémoire, le 2nd tome est constitué des annexes, et notamment de la retranscription des entretiens individuels. Bonne lecture...

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