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Samedi 23 février 2008

samedi 16 février - A Thouaré aussi, c'est les municipales. Une bonne ville bien de droite, avec un maire en place depuis 22 ans et qui se représente, mais son ancien premier adjoint qui part en dissidence (pour des raisons que je suppose très nobles, évidemment). Et en face, une liste de gauche + société civile bien compacte. Rien qu'à voir l'attitude d'une adjointe en cours d'oenologie, j'ai envie de dégommer l'équipe en place : suffisante, sûre d'elle, assez médiocre au demeurant. Je suivais ça de loin, peinard, sans trop m'y attacher, jusqu'à ce que je reçoive ce matin un courrier individuel envoyé par l'adjoint à la petite enfance qui part avec le dissident, et que le maire a donc relevé de ses fonctions. Le malheureux a donc piqué les fichiers du centre de la petite enfance pour écrire à tous les parents... Utilisation manifestement illicite des fichiers, je lui envoie fissa un mail salé et j'appelle Bernard Chesneau, tête de liste de gauche. Son portable est sur le tract. Non, il n'était pas au courant ; oui, c'est scandaleux et ça pourrait aller loin ; oui, j'accepte éventuellement de témoigner et je tiens le tract à sa disposition.

dimanche 17 février - A ce train-là, moi aussi je vais me présenter pour être premier secrétaire du PS...

lundi 18 février - Arthur a pris l'avion pour la première fois tout seul en début d'après-midi pour aller chez maman à Gap (enfin il a atterri à Marseille). Pas encore de photos disponibles mais manifestement, tout s'est bien passé. Demain, première leçon de ski et premiers gadins peut-être en perspective. Le bon air, la montagne, un peu de distance avec ses parents et sa petite soeur, une mamie souris dédiée...que du bonheur en perspective !!

mardi 19 février - Etre manager, c'est avant tout un état d'esprit.

mercredi 20 février - A chaque fois que je voisle ciel bleu en me evant le matin, je ne pux pa m'empêcher de me dire : "C'est un beau temps pour sauter" Je pévois une nouvelle chute libre dans l'année...
 
jeudi 21 février - Bouffe avec Hervé ce midi, au fameux couscous place du commerce. Pas cher et très bon : le Président qu'il s'appelle !

vendredi 22 février - Tiens, Xavier Bertrand est non seulement franc-mac, mais en plus il est au GO. Bref on est de la même maison. En dehors des accords ou désaccords politiques, il m'apparaît effectivement comme un mec qui sait écouter et mener des réformes à la fois nécessaires, courageuses et difficiles. D'ailleurs, les syndicats reconnaissent en lui un partenaire de confiance, sinon de valeur.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Samedi 16 février 2008

samedi 9 février - A Faches, Valentine était en crèche, et c'était nickel. A Thouaré, c'est la nounou, mais Nénette commence à s'ennuyer. C'est elle la plus grande et rien ne remplace la vie en collectivité, un personnel formé, un max de copains et copines... Du coup, comme elle est quasiment propre, on pensait la mettre à l'école, après les vacances de Pâques par exemple. Sauf qu'a priori, ni l'école publique ni l'école privée ne prend en cours d'année. Dans le baba...ça sera onc septembre, ici ou ailleurs si on a trouvé une maison.

dimanche 10 février - Il fait beau, et tu crois sérieusement qu'on va rester à la maison à regarder l'école des fans ? Non, la plage mon ami, la plage, les lunettes foncées, les filles nues dont les seins sont comme des capteurs solaires, le glacier qui harangue le peuple usé par l'ouvrage, jouissant de son repos dominical, en poussant son chariot (le glacier hein, pas le peuple), le bruit singulier de la balle dans la raquette, le drapeau vert qui flotte légèrement sous l'alizée (c'est pas ma faute à moi !!!), les planches à voile surfant sur la vague, la crèpe au chocolat qui dégouline et brûle tes doigts plein de sable, la pelle et le seau pour les pâtés, les enfants qui font pipi dans l'eau. L'été ! Le ciel, les oiseaux et ta mère.

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 lundi 11 février - Même quand il s'agit de parler du bordel à droite, les journalistes semblent incapables de poser les bonnes questions. Comme aurait dit Georges Marchais (qui l'avait appris au STO) : "Taisez-vous Elkabbach, vous ne posez pas les bonnes questions ! Je vais vous dire la bonne question !" Là, mon ami Ivan me coupe et me dit : "La bonne question, c'est : qu'est-ce que je ferais si j'étais moins con ?" (le coeur des hommes). Erreur, ami Ivan ! La bonne question est : "Que s'est-il passé entre l'Elysée et Neuilly pour que Martinon passe du statut de chouchou-poulain à celui de disgrâcié-dégradé ?" Je n'ose imaginer que c'est en lien avec un certain texto que Cécilia aurait cafté au nouvelobs.com... Non ? Si ? Non !!!

mardi 12 février - Pot de départ de Vincent avec le gratin de la Région. Une coupe, puis deux. Dégustation du whisky-cadeau dans son bureau, un puis deux, avant un couscous et du vin (un, deux, trois, ...). Je sais pas ce que j'ai fait pour rentrer, mais je me suis retrouvé sur l'autoroute, péage et tout le bordel. J'ai oublié et puis je me suis endormi sans penser à rien.

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[Vincent et moi, désolé Vincent je t'ai pas demandé avant de mettre en ligne...]

mercredi 13 février - A cette époque, mes grand-parents vivaient chez nous au grenier à Lille, rue Jeanne d'Arc. Loin d'un amas de poussières sombre et humide, c'était en fait un vrai 3ème étage, avec deux petites pièces sous les combles, une à gauche, une à droite en haut de l'escalier éclairé par la verrière, qui servaient de lieu de stockage, de bureau, voire occasionnellement de chambres quand celle de mon frère et la mienne été repeintes, et une chambre d'amis par laquelle on accédait à une toute petite pièce noire qui m'a toujours semblé à la fois magique et secrète. On y rangeait les valises, les vieilles affiches électorales et les bobines de super 8 qu'on ne regarderait jamais plus. Le lit de mes grand-parents - mais était-ce celui-là ? - avait cette particularité d'avoir une sorte de trappe à sa tête sur toute la largeur, dans laquelle on pouvait ranger les oreillers et le traversin. J'adorais me cacher dans ce cercueil insonorisé. La maladie de Charcot gagnait du terrain chez ma grand-mère, mais nous montions souvent avec mon petit frère (nous avions 7 et 9 ans) le matin ou le soir pour leur faire des câlins et écouter des histoires. Et puis écouter Pépé nous chanter une chanson douce. Une berceuse vit tant qu'on la chante, je suppose.

jeudi 14 février - Si c'est l'Express qui a réussi à décrocher la timbale avec la première interview officielle de Carla Sarkozy-Bruni (ou l'inverse) cette semaine, c'est parce que Raphaël Enthoven, l'ex de miss monde, était pote de théâtre de Christophe Barbier. Cette interview a été relue plueurs fois par l'intéressée, ce qui rend assez incompréhensible le fait d'avoir laissé passer la comparaison entre le SMS et les dénonciations sous l'occupation...qui a valu à Carla de devoir s'excuser.

vendredi 15 février - Ben voilà, il est 17h27, je viens de finir une dernière cigarette avec Vincent sur le parking extérieur de la Région. Tic et Tac qu'on nous appelait à la fin. Il a pris ses cartons et il est parti, direction la mairie d'Evry. Avec ma chef qui est partie hier en congé maternité, ça fait moi tout seul, chef de pôle par intérim et surtout chef de moi-même pendant trois semaines, avant l'arrivée d'une nouvelle consultante. Déjà que les vendredis ne ressemblent pas à grand chose, là c'est rien du tout. Formation management la semaine prochaine à Paris pour apprendre à être chef. J'accepte encore le tutoiement des amis proches.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Samedi 9 février 2008

samedi 2 février - Un ami m'a envoyé un message affirmant que la question de la Shoah avait été bannie des programmes scolaires en Angleterre cette semaine, afin de ne pas froisser certains fondamentalistes musulmans qui la remettent en cause. Message étrange, avec un professeur comme contact. Je réponds à cet ami qu'il y a des chances que ça soit un hoax : message non daté, rien dans la presse à ce sujet, pourquoi spécialement cette semaine et pas une autre, comme si tous les élèves anglais étudiaient habituellement la Shoah fin janvier...? Mais quand même, par acquis de conscience, j'envoie un mail au contact indiqué dans le message. Première surprise : pas de message d'erreur, l'adresse est donc valide. Deuxième surprise : le prof en question me répond, en m'indiquant qu'il est victime depuis des mois de ce message indélicat, qui risque de circuler longtemps sur le net. J'en profite pour signaler, à ceux qui ne le connaissent pas encore, www.hoaxbuster.com qui référence les hoax sur la toile... Pour ne pas passer pour un kéké auprès de ses amis en leur promettant une caisse de champagne Veuve Cliquot s'ils transfèrent le message à 50 personnes...ce qui m'est arrivé en mon temps.

Cher Fred, je sais à quel point tu es sensible à mon style vestimentaire, et les efforts que tu as déployés pour que je sois présentable... J'ai découvert un petit magasin à Nantes qui te fera craquer et chauffer ta carte bleue : OKKO qu'il s'appelle, style assez british... Viens voir !

dimanche 3 février - J'ai rarement ma marraine des States (Atlanta, Georgia) au téléphone. A part la famille, on a parlé superbowl et primaires... J'ai donc deux cousins sur trois qui vont mater le superbowl et un cousin qui va voter Obama aux primaires (mes trois cousins nés en France sont devenus citoyens des USA). "Enfin, que ce soit Obama ou Clinton, de toute façon, c'est McCain qui va gagner, les Américains sont conservateurs, ils n'aiment pas le changement", dixit Annette. Je me souviens que la presse française considérait comme acquise la vitoire de Kerry en 2004, tant il n'était pas possible que Bush soit réélu après le fiasco de l'Irak. Erreur... Donc, là, je me garderai bien de tout triomphalisme...

lundi 4 février - Bon, c'est le congrès aujourd'hui à Versailles et il me semble vain d'entrer dans un débat entre partisans du oui et partisans du non, ça serait stérile. Par contre, je me demande pourquoi François Hollande n'a pas souhaité qu'un référendum ait lieu au parti socialiste, afin de déterminer la conduite que devaient adopter les députés et sénateurs... Après tout, le premier référendum au PS avait abouti au oui au TCE (pas au mode de ratification, c'est vrai !), et seul un vote des adhérents du PS peut défaire ce qu'un vote des adhérents du PS a fait. A moins que l'on ait peur de la démocratie interne, bien sûr... ;-)

mardi 5 février - Cohn-Bendit est toujours passionnant à écouter parce qu'il n'a pas la langue de bois (surtout quand il dit que Sarko est un soixant-huitard contrarié et qu'il aime jouir sans entraves à l'Elysée). Sur France Inter ce matin, il développe son idée d'organiser un référendum sur le traité simplifié, non pas pays par pays, mais au niveau européen. Le traité de Lisbonne serait ainsi adopté à deux conditions : si la majorité des citoyens de l'union votait pour ; si le vote pour était majoritaire dans 2/3 de pays européens... J'ai déjà un peu échangé à ce sujet avec Ivan... J'y suis bien sûr favorable et je me demande ce que les partisans du non en pensent...

Mercredi 6 février - Le libéralisme est à l'ultralibéralisme ce que Marie-Georges Buffet est à Joseph Staline.

jeudi 7 février - Je dois avouer que la situation du PS me met particulièrement mal à l'aise, c'est une angoisse physique !!! Ca ne ressemble décidément à rien et je me demande encore comment on peut appeler parti cet agrégat d'opinions opposées. On a beau jeu de critiquer le Modem et ses stratégies d'alliance à géométrie variable pour les municipales...aujourd'hui, voter PS, ça veut dire quoi ? Etre pour ou contre l'Europe ? Pour ou contre le marché ? Pour ou contre l'ouverture ? Pour ou contre l'exercice du pouvoir ? On ne sait pas, on ne sait plus, et on espère gagner les municipales sur les revers de Sarkozy...pour quoi faire ? Ben on ne sait pas non plus, mais qu'importe... Je me sens triste et impuissant, comme si j'étais incapable de me placer sur l'échiquier politique... Si on ajoute à ça une période un peu flottante au boulot, ça donne la quantité de whisky que je vais boire ce soir...

Maman a 27 ans. Ca ne me rajeunit pas...

vendredi 8 février
- Carla Bruni, dans un article paru dans Elle du 22 octobre 2007, disait à quel point elle était opposée aux tests ADN pour les étrangers...ce qui se comprend quand on sait d'une part qu'elle est italienne, d'autre part que son père biologique n'était pas le mari de sa mère...

Des chansons qui nous marquent sont souvent associées à des moments, à des lieux, à des ambiances, à des personnes. Hier soir, c'était un moment, un lieu, une ambiance, des gens, et c'était ça :

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Samedi 2 février 2008
samedi 26 janvier - Ce qui est bien, avec Bibliothèque Médicis (chaîne Public Sénat), qui se déroule dans la superbe annexe de la bibliothèque du Sénat, c'est que les invités ont le temps de s'exprimer. Elkabach les laisse exposer leur pensée sans que le but du jeu soit de porter l'estocade. Ce soir, Jacques Attali est là avec de nombreux membres de sa commission, dont les réunions de travail se sont justement déroulées au Sénat, pour détailler son rapport. Il y a là un célèbre démographe et historien, le directeur général d'une grande société de conseil, une représentante de l'économie sociale, etc. Loin des clichés dénonçant des mesures uniquement libérales, je suis assez fasciné par le travail transdiscilplinaire qui a été réalisé par cette commission et la recherche du consensus qui a présidé aux travaux. Je note la participation de Boris Cyrulnik pour lequel j'ai une immense estime, et qui a notamment convaincu son monde que tout se jouait à la crèche et à l'école maternelle. C'est donc là qu'il faut mettre les moyens. L'analyse sur le pessimisme spécifiquement français et ses répercussions sur l'emploi me semble également fort pertinente. Quant à la suppression des départements et le recours plus massif à l'immigration, cela fait longtemps que je ne suis plus à convaincre.
D'une façon générale, quand je vois le nombre de réactions hostiles à droite sur le rapport, j'ai naturellement tendance à penser qu'il est bon !

Pourquoi je cours ? Pour pouvoir boire et fumer (un peu) en ayant bonne conscience.

dimanche 27 janvier - Ceux qui me connaissent savent que mes compétences techniques (électricité, papier peint, automobile) sont des plus limitées. Mais j'apprends ! Je profite de chaque incident pour m'améliorer. Cette semaine, je ne suis pas peu fier de dire que j'ai pu aider mon pote Vincent à changer ses veilleuses sur sa vieille Saxo qui devait passer au contrôle technique. D'abord choisir le bon modèle à Carrefour : W5W, comme c'est écrit sur la fiche plastifiée suspendue au rayon, 1€90 pour 2. Ouvrir le capot, un quart de tour, enlever la loupiote grillée, constater qu'on a bien acheté le bon modèle, cliper la nouvelle, pour enfin vérifier que ça s'allume. Comme un gamin émerveillé devant une lumière qu'il a allumée tout seul en appuyant sur l'interrupteur. J'ai des petits bonheurs, puisqu'il n'y a que les petits qui existent vraiment.

Journée à Ploemeur, près de Lorient, chez Roger et Bélo. Roger, le frère de mon grand-père, vient de fêter ses 70 printemps. Récit de leur voyage récent de 12 jours aux States dans les grands musées des villes de l'est. Jaloux je suis. J'ai l'honneur de boire son dernier "clos des Moines" 1990 dont il avait mis un cubi en bouteilles à l'époque. Grand bouffeur de curés devant l'éternel (mais il bouffe aussi du Sarko au petit-déj), Roger affime sans rire : "Ne t'en fais pas, les moines savent ce qui est bon !"
  

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[Roger Dubreucq sur la plage de Ploemeur, dimanche 27 janver 2008]

lundi 28 janvier - L'audit, c'est quoi ? C'est le contrôle du contrôle interne. Le contrôle interne, c'est quoi ? C'est l'ensemble des outils qui permettent à une organisation de limiter les risques qui pourraient empêcher l'atteinte de ses objectifs, comme gagner de l'argent, au hasard, pour la Société Générale. J'ai eu la chance de suivre quelques formations d'auditeur interne auprès de l'IFACI, seul organisme français référencé au niveau mondial comme garant de la méthodologie et de la déontologie de l'audit et du contrôle interne. Au cours de ces stages, j'ai eu l'occasion de côtoyer des auditeurs de banque et de mesurer à quel point leurs contrôles étaient réguliers. C'est dire si mon opinion est faite sur les défauts du contrôle interne à la SG... Kerviel est un lampiste !

mardi 29 janvier - Les Nantais ne parle pas patois, ce qui ne les empêche nullement d'avoir leurs petites expressions et leur petit accent. Deux exemples : le premier, "rendu", qui signifie "arrivé". Arthur commence à prendre le pli. Au lieu de dire, en lisant un livre, "j'en suis arrivé là", il dit "j'en suis rendu là"... Et l'accent ? Disons que c'est une façon particulière de fermer la prononciation des "a". "J'y arrive pas" devient ainsi "J'y arrive pô". J'arrive donc assez facilement à reconnaître un Nantais de souche d'un immigré.

mercredi 30 janvier - J'ai déjà parlé plusieurs fois de Vincent Baguian que j'aime beaucoup. "Je suis une tombe", extrait de son dernier album, est une chanson particulièrement troublante. Descendant d'Arméniens pour descendant de Juifs.

Je suis une tombe (Vincent Baguian)
Comment savoir qui je suis
Si je ne sais pas d’où je viens
Où est passé mon passé
Je recherche sans fin
Le début d’un chemin
 
Comment savoir qui je suis
Sans savoir de qui je tiens
Je suis à moi-même étranger
En ne connaissant rien du nom qui est le mien
 
Moi, je suis la tombe d’une partie du monde
J’y peux rien, je suis là
Je suis l’ombre, au milieu des décombres
Pour comprendre l’histoire
Je deviens la mémoire
 
Avant de te prendre la main
Il faut que ma peur cesse enfin
Au fond de moi reste graver
Que tout peut s’arrêter
Du jour au lendemain
 
Moi, je suis la tombe d’une partie du monde
J’y peux rien, je suis là
Je suis l’ombre, au milieu des décombres
Pour comprendre l’histoire
Je deviens la mémoire
 
Je ne parle pas d’un pays
Mais de toutes les Arménies
Quand s’ajoute à la blessure
L’insoutenable injure des morts que l’on renie
 
Moi, je suis la tombe d’une partie du monde
J’y peux rien, je suis là
Je suis l’ombre, au milieu des décombres
Pour comprendre l’histoire
Je deviens la mémoire (bis)

jeudi 31 janvier - Bon, ok, j'ai pas gagné à l'Euromillions. C'était juste un rêve éveillé. Mais on a le droit de rêver, non ? Et manifestement, je n'ai pas été le seul à rêver que j'avais gagné :-)

vendredi 1er février - Comme son nom ne l'indique pas, La folle journée de Nantes est une manifestation de musique classique qui se déroule sur plusieurs jours et dans toute la région... Oui, il faut être bobo pour comprendre ! Cette année, Schubert est à l'honneur, et le moins que l'on puisse dire, c'est que la truite ne m'a pas réconcilié avec la truite (beurk, pas bon et plein d'arêtes). Ce fut morne, plat, un peu poussif. De la musique d'ascenseur, mais aucun génie. Mozart, reviens !

Valentine a fait de grands progrès sur la propreté cette semaine...même s'il semble toujours plus agréable de faire caca dans sa couche que sur le pot. Encore un petit effort...
par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Mémoire histoire

Soutenu en septembre 1999 à l'université Lille III - Charles de Gaulle, le thème de mon mémoire de maîtrise d'histoire contemporaine, est : "Le majorat de Pierre Mauroy (1973-1995) ou la tentation de l'histoire". Il contient deux tomes : le 1er tome est le texte du mémoire, le 2nd tome est constitué des annexes, et notamment de la retranscription des entretiens individuels. Bonne lecture...

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