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Samedi 21 juillet 2007

samedi 14 juillet - L'une de plus grandes faiblesses du PS est sans doute son incapacité à savoir utiliser et retenir les compétences et les bonnes volontés, à ne pas savoir exploiter au maximum les capacités de ses militants. Un jour, un ami musicien et très impliqué dans la diffusion de la musique dans les quartiers défavorisés, m'a fait part de son souhait d'apporter son expertise au PS. Direction la section, la préparation de la fête de la rose, un point de politique générale par le secrétaire de section. Et la musique ? Tu repasseras mon gars. Je crois que mon ami n'est pas resté. Jack Lang et DSK ont sans doute leurs défauts, mais leur expertise, pour l'un en matière institutionnelle, pour l'autre en matière économique et monétaire, est incontestable. S'ils venaient à prendre leurs distances vis-à-vis du PS, ce dernier se retrouverait encore un peu plus nu. C'est moi, où il fait vraiment froid rue de Solferino ?

dimanche 15 juillet - Il y a un temps pour tout et un temps pour chaque chose sur terre. Un temps pour rester, et un temps pour partir ; un temps pour s'embrasser et un temps pour s'éloigner des embrassements ; un temps pour déchirer et un temps pour recoudre ; un temps pour partir, et un temps pour revenir... (d'après L'Ecclésiaste, Ancien Testament)

lundi 16 juillet - Je m'en voudrais parfois presque d'être aussi optimiste. Pourtant, la lecture récente de deux articles, l'un sur la Chine, l'autre sur Cuba, me fait dire que la démocratie y progresse et ne peut qu'y progresser, notamment sous l'influence de l'internet. On voit ainsi, chose encore impensable il y a quelques années voire quelques mois, naître des débats citoyens sur des sujets d'actualité : ici des esclaves dans une briquetterie, là une remise en cause d'une émission de télévision mettant à l'honneur un célèbre censeur des années 70. Qu'on en juge : la Chine compte 150.000.000 d'internaute, et 50.000.000 de blogueurs. Même avec un certain verrouillage du système par les autorités, impossible de tout contrôler, de tout maîtriser. Le pouvoir centralisé ne peut que se déliter face à la multiplication des micro-pouvoirs éclatés sur la toile.

mardi 17 juillet - Je ne sais pas ce qu'a bouffé ma balance, mais il faut qu'elle se surveille sérieusement, car elle vient de passer une dizaine fatidique dont j'ai particulièrement horreur. Eh cocotte, je crois que t'abuses de l'alcool, du pain, du beurre, du fromage et d'autres cochonneries du même style. Du coup, par solidarité avec elle, j'ai décidé de me mettre à courir (j'ai failli dire "remettre" mais ç'eut été un mensonge vu que je n'ai jamais vraiment couru) et de la jouer molo sur la graille. Qu'est-ce qu'on ferait pas pour sa balance, je vous jure...

mercredi 18 juillet - C'est un vieux rêve que je vais bientôt réaliser grâce à videoforever. En fidèle gardien de la mémoire familiale, je vais faire mettre sur DVD l'ensemble des cassettes vidéo que nous possédons. Ca a un coût, certes. Mais au regard de l'éternité... Etapes suivantes : faire un montage correct des images. Et ensuite ? Un arbre généalogique aussi large que possible (sachant que j'ai obtenu des informations de mes cousins polonais plus anciennes que celles concernant mes ancêtres les Gaulois !) et scanner l'ensemble des photos en ma possession. Qui a dit que je m'ennuyais pendant mes vacances ?

jeudi 19 juillet - Ce n'est pas seulement parce qu'il a le même prénom que le mien que j'aime Boris Cyrulnik. C'est surtout que je suis fasciné par le concept de résilience qu'il a tant contribué à vulgariser. Avec la résilience, le bonheur (et l'espoir) redevient une idée neuve aussi et même surtout pour ceux qui ont souffert. Dans un article de cette semaine dans Le Monde, il évoque ces discussions entre amis durant lesquelles "le plaisir d'avoir raison et de moucher l'adversaire" prennent le pas sur "le lent bonheur que donne la connaissance". Tout ceci me rappelle, de sinistre mémoire, une soirée durant laquelle des amis socialistes en sont venus à se traiter de fascistes et de nazis en parlant de La vie est belle et de La liste de Schindler, avec une argumentation politique et historique bien médiocre... Pas étonnant que le PS perde les élections...

vendredi 20 juillet - "Ils ne savent pas ce qu'ils perdent, tous ces fichus calotins, sans le latin, sans le latin, la messe nous emmerde !" (Georges Brassens)

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Jeudi 19 juillet 2007

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 La question des OGM mérite mieux qu'un morceau de post sur le livre de Claude Allègre, Ma vérité sur la planète... Je prévois donc une série de posts sur la question... En attendant, que dit Allègre sur l'évolution des énergies ? Le bois ? Une connerie pour se chauffer (par pour faire sa maison !), car il faut un arbre pour se chauffer une journée, et 15 ans pour qu'il repousse, sans compter les effets de la déforestation et les rejets de CO2. Le nucléaire ? Sa part va continuer de progresser, sachant que pour le moment, rien de tel pour lutter contre les émission de CO2. Le vrai problème qu'Allègre ne nie pas, c'est le stockage et le retraitement des déchets. Optimiste, Allègre considère que les centrales de 4ème génération (ou surgénérateurs) permettront de régler en partie cette question. A voir. L'éolien ? Surprise, car Allègre n'y croit pas : trop cher, trop bruyant. Pour lui, les faits parleront d'eux-mêmes... Prenons date. Un champ qui lui semble particulièrement intéressant, c'est la "séquestration du CO2" sous terre et surtout sous mer, permettant de limiter fortement les dégagements dans l'atmosphère.

On peut dire au final que Claude Allègre, scientifique reconnu, vient bousculer nos idées reçues sur l'écologie derrière l'apparente simplicité du débat (écolos = gentils, industriels = méchants, OGM = caca, ...) et la bonne conscience qu'on s'achète à peu de frais...

Good night, and good luck.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : écologie
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Mardi 17 juillet 2007

Thouaré, ça a déjà un petit goût de vacances tous les jours. Ce qui amène à boire régulièrement l'apéro, normal ! Mais là en plus, ce sont vraiment les vacances. Arthur est remonté dans le Nord depuis le 3 juillet et jusqu'au 19 avec la mère d'Annabelle : relations publiques au maximum avec les grands-parents, l'arrière-grand-mère, les tatas, les tontons, les cousins et cousines, la mer... Valentine s'éclate. Comme dirait la pub : "elle a plous dé caractère !" Madame sait sortir de son lit toute seule, tour de force qu'heureusement elle ne multiplie pas encore trop... 
Pour moi aussi ce sont presque les vacances depuis que je suis depuis peu le propriétaire d'un scooter 125cm3 acheté par hasard à un ch'ti expatrié à Nantes (merci Eric !). Etre heureux en allant au boulot, c'est pas beau ça ? Mobilité maximale à Nantes le midi pour se faire un terrasse, faire du tourisme ou un peu de sport. J'avoue bénéficier, grâce à Annabelle, d'une carte me donnant accès gratuitement à tous les équipements municipaux de Nantes. Normal que les fonctionnaires soient l'avant-garde éclairée du capitalisme mondial, s'ils ont accès gratuitement aux musées...
Encore un mois avant de partir à Sainte-Maxime pour 15 jours (2ème quinzaine d'août), comme l'année dernière... Un long mois débordant d'activités, de multiples réunions et rendez-vous à la région. Je ne sais plus où donner de la tête !!
En attendant, nous avons fait ce week-end une petite escapade sur la plage de toute mon enfance, à Sion sur l'Océan, en Vendée. Temps idéal, ni trop chaud, ni trop froid, et fait notable : Valentine super à table pour manger son steack et ses frites !

On vous attend toujours..

Good night, and good luck !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : perso
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Samedi 14 juillet 2007

Samedi 7 juillet - J'ai laissé hier soir "l'élégance du hérisson" de Muriel Barbery (365.000 exemplaires), à 5 pages de la fin. C'est la très pertinente critique de Libé de jeudi, qui non seulement m'a ouvert les yeux sur les ressorts du style - que je me cachais peut-être à moi-même, trop heureux d'être bien dans ce livre - mais m'a aussi révélé la fin. Du coup, ça m'a gâché mon plaisir. Il me souvient d'un strip de Maurice et Patapon (toujours dans mes comodités, viens vérifier toi-même), dans lequel les héros de Charb suggèrent qu'il faudrait raconter aux critiques littéraires la fin de leur vie pour les punir, de sorte qu'ils n'aient pas envie d'aller jusqu'au bout et se suicident... Parfois, je ne suis pas loin de le penser.

Dimanche 8 juillet - "Salut, salut à vous, braves soldats du 17ème..." (Monthéus) 17ème quoi ? 17ème siècle ? C'est ce que j'ai longtemps cru. De cette chanson, mon grand-père Edgard ne chantait jamais que cette phrase. A quoi pensait-il en la chantant ? Où l'avait-il apprise ? Je ne sais pas... Je ne m'étais d'ailleurs jamais demandé d'où venait cette chanson, jusqu'à lire le dernier journal de l'OURS (Office Universitaire de Recherche Socialiste) qui y consacre un article. Il s'agit au départ d'une révolte vigneronne en 1907 dans le Midi de la France, qui devait être réprimée par le 17ème régiment de ligne, qui s'est mutiné... Comment redécouvrir mon grand-père 12 ans après sa mort.

Lundi 9 juillet - Faut-il donc que les socialistes soient peu sûrs d'eux-mêmes et de ce qu'ils pensent pour jeter l'opprobe sur Jack Lang, pressenti pour faire partie d'une commission de réflexion sur les institutions, ou encore sur DSK que Sarko va proposer à la tête du FMI ? A-t-on entendu tout ce foin au sujet de Didier Migaud qui va prendre la tête de la commission des finances à l'Assemblée Nationale ? Il y a 100 ans, participer à un gouvernement bourgeois, c'était, pour un socialiste, une trahison. Aujourd'hui, on se pose la même question, mais cette fois-ci, pour ce qui concerne l'opposition. Gageons qu'on ne mettra pas 100 ans à trouver la réponse.

Mardi 10 juillet - Lu ce jour dans le livre du célèbre généticien Axel Kahn, L'homme, ce roseau pensant... (essai sur les racines de la nature humaine) : "Ainsi donc, le plus effroyable de tous les maux, la mort, n'est rien pour nous [c'est Epicure qui écrit], puisque tant que nous vivons, la mort n'existe pas. Et lorsque la mort est là, alors, nous ne sommes plus. La mort n'existe donc ni pour les vivants ni pour les morts puisque pour les uns elle n'est pas, et que les autres ne sont plus." On aimerait être parfois être épicurien à chaque instant de sa vie...

Mercredi 11 juillet - Sauf le respect que je dois à mon frère, les ingénieurs informaticiens sont une race à part de la race humaine. J'étais aujourd'hui en réunion avec 4 de ce specimen. Deux étaient venus avec leur ordinateur portable qu'ils n'ont pas quitté des yeux de la réunion. On leur a parlé tableau de bord et management, termes qui ne figurent apparemment pas sous windows ou linux. "il y a un univers", a décrété l'un de ceux qui n'étaient pas équipés de son PC, en réponse à une question portant sur la possibilité de mettre en place un indicateur particulier pour mesurer le nombre d'appels téléphoniques... Ca oui, il y a un univers entre eux et nous ! Je ne sais pas, il y a quelque chose dans leur regard, dans leur attitude, dans leur façon de parler et même de s'habiller qui n'appartient qu'à eux. Tout cela me rappelle une chanson qui est l'hymne de cette tribu : "
ingénieur informaticien"...

Jeudi 12 juillet - Nos premiers invités du Nord arrivent entre la mi-juillet et la mi-août, et je me rends compte avec un certain dépit que je ne sais pas encore grand chose de Nantes après deux mois ici. Vite, se renseigner sur la ville, son histoire et ses monuments, ses bars et ses restaurants, là où l'on peut flâner ou faire les boutiques. Malgré la polémique, wikipédia est d'une aide précieuse. Objectif : être en mesure de faire une petite visite guidée de celle qu'on surnomme parfois la "Venise de l'ouest" en référence aux nombreuses îles environnantes, sur la Loire et sur l'Erdre. La devise de la ville a retenu toute mon attention : "Favet Neptunus eunti", ce qui peut se traduire par "Neptune [dieu de la mer et des océans] favorise ceux qui osent [ou qui voyagent]". Nous avons osé venir à Nantes, je ne peux pas croire que Neptune ne nous favorise pas.

Vendredi 13 juillet - Qui a dit "Je ne suis pas marxiste" ? C'est Karl Marx lui-même qui, à la fin de sa vie, était agacé par certains qui croyaient incarner mieux que lui les idées qu'il avait défendues. Je suis actuellement plongé dans un livre de Rosa Luxemburg et donc dans la dialectique marxiste. J'en regretterais presque de n'être allé qu'à une seule réunion de Lutte Ouvrière lorsque j'étais au lycée, car ce n'est pas au mouvement des jeunes socialistes qu'on apprend Marx dans le texte. Alors la baisse tendantielle du taux de profit, les trois classes déterminées par les trois types de revenus, les traîtres que constituent les anarchistes d'un côté, les opportunistes de l'autre, c'est un peu nouveau pour moi... Disons que je m'initie et que j'aimerais trouver un ouvrage intelligent qui me dise ce qui reste de Marx aujourd'hui. Raymond Aron peut-être ?

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Mercredi 11 juillet 2007

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 Parlons changements climatiques ! Nul ne conteste que la terre se réchauffe. Elle a gagné en moyenne 0,5 C° depuis 1987. La question est ensuite de savoir à quoi est due cette augmentation : est-elle la conséquence de l'activité humaine ? Est-elle seulement la conséquence de l'activité humaine ou aussi d'autres facteurs, et si oui lesquels ?
Claude Allègre pose ces questions de bon sens, mais qui semblent presque obscènes aujourd'hui tant les réponses paraissent évidentes... Voir le foin d'Al Gore qu'Allègre porte autant dans son coeur que le pacte pour l'écologie de Nicolas Hulot ou encore le protocole de Kyoto ("sans doute l'un des traités internationaux les plus absurdes qui ait jamais été proposés. Il n'a jamais été appliqué, ne le sera jamais [...] parce que le rapport coût/résultat est absurdement élevé."). Et pourtant, votre honneur, la question mérite d'être posée !
Tout d'abord, force est de constater que la terre a déjà connu des réchauffements climatiques comparables, à des époques où l'activité humaine et le CO2 ne sont pas en cause, notamment au Moyen Âge (cf. les prélèvements dans les glaciers). Conclusion : il peut y avoir augmentation de la température sans augmentation du CO2.
Ensuite, comme d'habitude, les idées préconçues sont nombreuses : par exemple, il y a aujourd'hui plus de neige sur le Kilimanjaro qu'il y a 30 ans. Ca vous la coupe, hein ? De la même façon, s'il est vrai que la glace fond au pôle Nord, elle ne fond pas au pôle Sud ; idem, les glaciers fondent dans les Alpes et dans les Andes, mais pas en Scandinavie... Pourquoi ? Il serait bon de se poser la question !
Dans quel état sera la terre dans 50 ou 100 ans ? Quelle température ? Quelle élévation du niveau des océans dont on nous rebat les oreilles à coups d'articles ou d'émissions à sensations ? Car Allègre n'est pas dupe non plus, et dénonce l'aspect marketing de l'écologie catastrophiste qui fait de l'audience, qui fait vendre, et qui donne des subventions et des crédits à certains scientifiques dont les motivations ne sont pas forcément plus louables que la firme Monsanto qui tente d'obtenir le monopole du vente de semances OGM...
Bref, alors qu'on n'est pas capables de prédire le temps qu'il fera dans 3 ou 4 jours, comment pourrait-on à coup sûr connaître le climat de la planète dans 100 ans ? Un peu de modestie, ce qui n'empêche pas la recherche, bien sûr...
Mais en dehors de l'homme, quelles pourraient être les causes du réchauffement climatique ? Allègre en pointe deux principales : les océans et les nuages, qui ont à ce jour été très peu étudiés, et qui ont un rôle fondamental dans le climat. A suivre...
Good night, and good luck !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : écologie
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Samedi 7 juillet 2007

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 Dans "ma vérité sur la planète", Claude Allègre en met plein la pipe à Nicolas Hulot et à son pacte pour l'écologie, ce qui ne manque pas de culot quand on sait que son livre est sorti au moment de la campagne de la présidentielle, alors qu'on ne savait pas encore que Nicolas Hulot, crédité de 10% d'intentions de vote, allait finalement renoncer à se présenter.
Quelles sont les remarques et critiques d'Allègre ?
Premièrement, les idées sont généreuses et le constat est largement juste.
Deuxièmement, les solutions préconisées seraient catastrophiques si on les mettait en oeuvre. Elles aboutiraient notamment à la destruction de centaines de milliers d'emplois en France, crise économique générée par l'objectif intenable de réduire de 75% la production de gaz à effet de serre dans les 10 ans à venir.
Se pose à nouveau la question des inégalités : comment les réduire sans la croissance économique ? Il semble que le pacte de Hulot soit muet sur ce point, tout comme il l'est en grande partie sur les questions de l'eau, des océans ou encore les déchets urbains.
Ce que reproche Allègre à Hulot, c'est de ne pas tenir compte de la réalité de ce qu'est la mondialisation, alors que la France ne produit aujourd'hui que 5% des gaz à effet de serre... Tout comme on ne fait pas la révolution dans un seul pays, on ne fait pas la révolution écologique dans un seul pays, surtout quand on est un petit pays face à des dragons comme la Chine, l'Inde et bientôt le Brésil, qui sont en pleine explosion !
Allez, bientôt quelques posts sur les OGM, en espérant que cela fasse débat...
Good night, and good luck !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : écologie
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Lundi 2 juillet 2007

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Il n'était pas acquis par avance que j'aime Michel Rocard (ses idées je veux dire). Entre Mauroyistes et Mitterrandistes, il n'était pas en odeur de sainteté chez les jeunes socialistes quand j'y suis entré en 1992. Il était même détesté...mais le MJS, c'est le PS en pire pour ce qui concerne les courants... Pourtant, c'est bien lui qui a donné au MJS son autonomie après la débacle de 1993 aux élections législatives... Nous avons ensuite cotoyé la majo rocardienne au niveau national, sachant que la fédération du Nord a toujours été à part, non-soluble dans aucun courant... Mes propos sont sans doute obscurs, désolé...
Professionnellement, j'ai eu l'occasion de le cotoyer une fois. Septembre 2000, l'organisation d'un colloque européen sur l'action sociale locale... Mon premier job. Rocard figurait à la fois sur le patronage de la manifestation, et était venu au Grand Palais à Lille pour faire un discours...
L'année dernière, j'ai acheté son livre d'entretiens, "Si la gauche savait". Et là, j'ai pris un gros coup sur la tête. Il revisite l'histoire de la gauche en général, et du PS en particulier, de la fin de la 2ème Guerre Mondiale jusqu'à aujourd'hui : la Guerre d'Algérie, le PSU, le PS d'Epinay, le programme commun, les années Mitterrand. Ce livre est absolument puissant en terme d'analyse. Je tiens d'ailleurs Rocard pour un des seuls hommes de gauche à être capable de penser la gauche de façon globale...
Plus récemment, j'ai eu l'occasion de lui envoyer un petit mail lorsqu'il a appelé, entre les deux tours de la présidentielle, à une alliance claire entre Royal et Bayrou. J'avais trouvé particulièrement injustes les critiques qui lui avaient été faites... Il a pris la peine de me répondre quelques mots et ce geste m'a touché je dois dire...
Alors samedi, ça m'a mis un peu dedans, forcément, cette histoire d'hémorragie cérébrale.
Courage Michel, et bon rétablissement.
P.S. : une pensée spéciale pour mon ami Marc, Rocardien depuis sa naissance, depuis sa conception, voire peut-être avant !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Samedi 30 juin 2007

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Deuxième post sur le livre de Claude Allègre, « ma vérité sur la planète », dans lequel il met à mal la pensée unique écolo-catastropho-rétrograde. Parlons un peu de « non croissance », ou de « décroissance » ou encore de « décroissance soutenable ». C’est un truc à la mode et qui est né dans les années 70 avec le Club de Rome qui a remis un rapport (« halte à la croissance »), dans lequel il expliquait, à partir d’un modèle informatique, que les ressources naturelles s’épuisaient et que la croissance ne pourrait pas continuer de progresser éternellement. D’où la nécessité, selon ces experts, de ralentir cette croissance, voire de rentrer en décroissance. La position d’Allègre : c’est à la fois injuste et impossible. Injuste, parce que les pays qui ont aujourd’hui le plus à perdre, ce sont les pays émergents ; impossible, parce que va-t-en aller dire en Chine et en Inde qu’il faut qu’ils arrêtent leur croissance à deux chiffres du jour au lendemain parce que le pétrole c’est pas bon pour l’atmosphère…impossible ! Et puis, comme je le disais dans un post de l’été dernier, si l’on souhaite réduire les inégalités, il faut produire des richesses et faire de la croissance. Pas de réduction des inégalités sans croissance…

Mais alors, Allègre baisse les bras ? Pas du tout ! Pour lui, il est imbécile d’opposer économie et écologie, les deux peuvent cohabiter et même se nourrir l’un l’autre. Il en veut notamment pour preuve le fait que les industriels ont commencé il y a déjà un moment à faire l’inventaire des ressources, à faire du recyclage, facteurs de croissance économique.

Dernier point de ce post sur l’amiante : elle est sans nocivité à faible dose (exemple : ma maison à Faches où il y avait de l’amiante – et même du plomb – à l’intérieur de la maison). A contrario, le désamiantage est à la fois coûteux et dangereux. Exemple ? Jussieu, dont le désamiantage a déjà coûté plus de 1,4 milliards d’€, et qui devrait se poursuivre jusqu’en 2012. Allègre en parle comme « l’un des plus gros scandales financiers de la 5ème République. » Bon à savoir : avant les travaux de désamiantage, il y avait à Jussieu le même taux d’amiante que…dans les rues de Paris. Autre fait : sur 1,5 millions de personnes qui sont passées par Jussieu en 40 ans, 5 ou 6 sont mortes de l’amiante, sachant en plus que ces personnes ont fréquenté l’université au moment de sa construction, moment plus dangereux.

Le prochain post sur Allègre : l’analyse du pacte de Nicolas Hulot… Ca va donner !

Good night, and good luck !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : écologie
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Mercredi 27 juin 2007

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C'est Françoise Hardy qui m'a soufflé à l'oreille, dans le Nouvel Obs' d'il y quinze jours, que le second fils d'Alain Souchon, Charles, alias "Ours", venait de sortir son 1er album : "Mi". J'ai un faible pour les pages culturelles du Nouvel Obs' (moi qui les trouve si chiantes dans Libé ou Le Monde), notamment depuis que j'y ai découvert Camille sur une double-page un samedi matin très tôt...
Donc, je me suis acheté "Mi" d'Ours... Et j'avoue un choc musical : des textes sensibles et mélancoliques, des musiques limpides et entraînantes. Un petit jeune qui va monter !
Spéciale dédicace au "cafard des fanfares" et "comment c'est ton quotidien", dédiée à une ex qu'il imagine dans sa vie de tous les jours (A chaque fois qu'on me donne de tes nouvelles / J'prends l'air intéressé mais tu sais c'est cruel... / Alors j'oublie que t'es jolie / Alors j'oublie ma jalousie...).
A retrouver sur MySpace avant d'acheter le CD ou d'aller le voir en concert, par exemple à la cave aux Poètes à Roubaix le vendredi 5 octobre... Bande de veinards, il ne passe pas à Nantes...
Good night, and good luck !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : idées, livres, ciné, musique...
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Mardi 26 juin 2007

On apprend que Sarko a obtenu que la référence à la "concurrence libre et non faussée" soit retirée du traité-scribouillard qui vient d'être adopté par les 27... Tout ça pour rassurer son monde face aux dégâts engendrés par l'ultralibéralisme... Soit disant...
On savait que notre président aimait les symboles, et ç'en est un ! Mais les symboles qui sont des coquilles vides servent-ils à quelque chose ? Car quoi ? Pense-t-on réellement qu'en retirant "concurrence libre et non faussée" d'un texte, on va en changer l'esprit ? Est-ce d'ailleurs souhaitable ? Non.
Pourquoi ? Je vais vous le dire... :-)
* Si on est contre la "concurrence libre et non-faussée", c'est donc qu'on est pour la concurrence "non libre et faussée"... (Ah, le bon vieux temps de l'économie dirigée, des plans, le temps où l'Etat fabriquait des voitures...)
* Et puis, c'est pas pour dire, mais la "concurrence libre et non faussée" est une expression qui figure...dans le Traité de Rome... Rien de moins. Et comme le traité de Rome n'a pas été abrogé à ma connaissance, il est toujours en vigueur...
Question : d'où me viennent ces arguments ?
Réponse : du livre de DSK défendant le oui au traité constitutionnel, livre brillant au demeurant qui garde toute sa pertinence...
Merci qui ? Merci Dominique !
Good night, and good luck !

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Mémoire histoire

Soutenu en septembre 1999 à l'université Lille III - Charles de Gaulle, le thème de mon mémoire de maîtrise d'histoire contemporaine, est : "Le majorat de Pierre Mauroy (1973-1995) ou la tentation de l'histoire". Il contient deux tomes : le 1er tome est le texte du mémoire, le 2nd tome est constitué des annexes, et notamment de la retranscription des entretiens individuels. Bonne lecture...

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