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Samedi 6 octobre 2007

samedi 29 septembre - Le "retour aux fondamentaux" est un must en période de crise. Il permet de se rassurer à bon compte, sans trop se poser la question de savoir ce qui ce cache derrière ces "fondamentaux". Sans trop comprendre pourquoi, j'étais jusqu'alors gêné par cette expression. Sans doute parce qu'elle est utilisée par toutes les tendances du PS confondues. Et puis, cette nuit, Dieu m'est apparu en songe (Dieu n'apparaît jamais vraiment dans la Bible, mais toujours en songe) et il m'a dit : "Mon fils, si tu es troublé par cette expression, c'est parce qu'elle recouvre deux choses fondamentalement différentes : d'une part les valeurs (justice sociale, liberté, égalité, fraternité), d'autre part les méthodes (union de la gauche, réglementation, rôle de l'Etat, nationalisations, ...)" Je remerciai Dieu d'avoir illuminé ma nuit et me rendormai rasséréné... Amen.

dimanche 30 septembre - Ma petite maman chérie,
Tu sais combien ton fils aîné t'aime et ne souhaite pas te faire de la peine. Et pourtant je vais t'en faire et je te prie par avance de bien vouloir me pardonner. Le 19 septembre dernier, ton ami William Leymergie, l'idôle de tes télématins, le chanteur émérite de Pacman (rond comme un ballon et plus jaune qu'un citron...), le gigolo idéal...William donc, aurait tenté d'étrangler son chroniqueur et néanmoins ami Jean-Philippe Viaut. Voilà pourquoi tu ne l'as pas vu cette semaine. Voilà pourquoi tu ne le verras pas la semaine prochaine encore, puisque sa mise à pied dure 15 jours. Je te souhaite plein de courage pour traverser cette épreuve. Sèche tes larmes ma petite maman chérie, il reviendra.
Ton grand fils qui t'aime.

lundi 1er octobre - La question écolo continue de me tarauder depuis la polémique sur les OGM. Aujourd'hui, c'est la question de l'alimentation qui m'interroge. Pour la planète d'abord. Pour ma pomme ensuite. Sans doute la lecture du dernier Nouvel Obs' avec Servan-Schreiber qui cause du cancer. Trop de viande, on mange trop de viande. Je lis sur le net que pour produire un kilo de viande, il faut 10 kilos de fourrage et 100.000 litres d'eau. Oups ! J'apprends que trop de bidoche favorise le cancer. Justement, je me suis trouvé une passion pour les sushis !

mardi 2 octobre - Je propose de réformer le droit de succession, en introduisant des tests génétiques pour les enfants présumés du défunt. Ce qui est bien avec la génétique, c'est qu'on devient tous "présumé" quelque chose... Un ami de mes parents, chercheur, nous avait narré jadis une expérience tentée en Flandre profonde, à partir du génome de la population locale... Cette expérience avait dû être interrompue...du fait des quelque 25% d'enfants qui n'avaient pas le "bon" père supposé. Et je vous jure, Monsieur, que les vrais pères n'étaient pas des immigrés !

mercredi 3 octobre - Ce midi, l'homme a pris une éclatante revanche sur la machine après une humiliante défaite hier. J'étais en effet plein d'entrain pour faire mes 25 minutes de vélo électrique (pourquoi 25 ? Parce que ça me laisse le temps de faire joujou avec quelques appareils après, avant de prendre ma douche !), force 12, avec environ 90 mouvements par minute. Oui mais voilà, j'ai eu une terrible défaillance et ça m'a beaucoup vexé. Deuxième manche aujourd'hui donc, avec cette fois-ci 16,54km au compteur et plus de 320 calories brûlées. J'avais "Confessions on a dance floor" dans les oreilles, de Madonna. Ceci explique peut-être cela...

jeudi 4 octobre - Il y aurait beaucoup à écrire sur les humains qui fréquentent les clubs de gym en général, et Gymligne en particulier. Je fais ma 3ème séance de la semaine, en nocturne cette fois-ci. Chier, j'ai pas mon ipod et je pédale donc au rythme de la musique du cours de gym qui se déroule face à moi. Il y a la bourgeoise qui ne suit pas le tempo, la quasi-anorexique qui semble venir deux fois par jour puisque je l'ai déjà vue avant-hier midi, la beurette qui veut faire fondre une hypothétique culotte de cheval. Côté muscu, c'est la gonflette au 1er étage, avec deux blacks, father and son, un maigrichon un peu benêt qui serre la main de tout le monde en arrivant... C'est bien beau tout ça, mais personne ne m'a réclamé mon certificat médical, et j'avais pris un abonnement pour 10 séances qui semble s'être transformé comme par enchantement en abonnement annuel... Moi je ne dis rien, je bûche !

vendredi 5 octobre - Concert d'Ivan et Jéôrme hier soir. Je n'y étais pas mais je ne doute pas qu'il fût mémorable, avec en bonus une violoniste. Mon amie TJ a eu la gentillesse de m'envoyer une photo par mms à 22h12, alors que venait de s'achever un excellent reportage d'Envoyé Spécial sur la bande de Gaza. Ce matin, j'écoute Bill Clinton sur France Inter, et il dit son admiration pour Ivan et Jérôme, notamment pour Le cri et Je veux tout. Chapeau les mecs !

DSC00099.jpg[à gauche, Ivan à la basse, au centre, la violoniste]

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Samedi 29 septembre 2007

samedi 22 septembre - Ma petite soeur Natasha a un an aujourd'hui. Je vais pouvoir l'embrasser dans quelques jours. Tant de choses en un an...

dimanche 23 septembre - Si l'ennui est normal voire nécessaire aux enfants pour leur développement, j'ai des doutes pour ce qui concerne les adultes. Ne pas avoir de but immédiat, ne pas avoir de but ultime est une bien triste absence de perspective, on en conviendra. Alors j'ai pris "Extension du domaine de la lutte" hier après-midi, qui était sagement posé, l'air de rien, attendant son heure, sur la 3ème étagère de la bibliothèque (la première est réservée aux livres lus depuis l'arrivée à Thouaré, la seconde à la tirelire-grenouille verte en céramique pour le prochain casino et aux pochettes des CD de la voiture). Et c'était son heure, puisque le bouquin est déjà fini. Curieux que je le lise en dernier alors que c'est le premier qui a fait sortir Houellebecq de l'anonymat vers où il ne risque par de repartir. Ca me fait penser qu'il ne tient plus à jour son blog depuis bien longtemps. Il a dû se lasser, ou il n'a rien à dire en ce moment depuis "La possibilité d'une île". Bref, voici :

"Le libéralisme économique, c'est l'extension du domaine de la lutte [...] De même, le libéralisme sexuel, c'est l'extension du domaine de la lutte [...] Certains gagnent sur les deux tableaux ; d'autres perdent sur les deux. Les entreprises se disputent certains jeunes diplômés ; les femmes se disputent certains jeunes hommes ; les hommes se disputent certaines jeunes femmes ; le trouble et l'agitation sont considérables."

lundi 24 septembre - Je suis bien d'accord avec Nicolas : ce n'est pas seulement l'augmentation du nombre de fonctionnaires territoriaux de plus de 30% en 10 ans qui pose souci, mais surtout l'accroissement concomittant du nombre de fonctionnaires d'Etat de plus de 10% durant la même période... La décentralisation, au lieu de déshabiller le gros mammouth pour habiller les petits dans le cadre des transferts de compétences, ajoute sans cesse des couches au mille-feuilles.

mardi 25 septembre - 6h12, je quitte Nantes pour remonter à Lille. Je me sens léger, je me demande si je me sentirai comme Ulysse, heureux après un long voyage. Vais-je reconnaître la ville, me sentir étranger ? Même pas, c'est comme si c'était hier... Trois jours de folie m'attendent : anciens collègues, amis, famille, frangins. Pas pu voir tout le monde. Mes sincères excuses...vraiment... Boire, fumer, bouffer, parler, écouter. Dormir chez ma grand-mère. On y revient toujours. La faire parler du passé, obtenir certaines infos, pas d'autres. Ca valait le coup d'essayer. Il fait froid à Lille et il pleut. C'est bien, c'est authentique. Les galeries Lafayette se font une dernière beauté avant l'inauguration à laquelle je n'assisterai pas.

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 mercredi 26 septembre - Une lettre de mon cousin Leszek traduite par mamie :

"Salut cousin Boris !
J'ai mis beaucoup de temps à répondre à ta lettre, je m'en excuse. Tout d'abord un grand merci à Marianne et Jean, les voilà maintenant grand-parents. Je les remercie pour leur faire-part et mes félicitations.
Si Marianne et Jean ne pourront venir chez nous en visite j'essaierai l'année prochaine de rendre visite.
Boris, tu habites un peu loin de Lille, mais j'espère que nous arriverons à nous voir quand même. Je te remercie pour les photos, je vois que vous avez trouvé une belle maison qui doit être agréable à vivre.
Boris, tu m'as envoyé ton adresse internet mais je n'arrive pas à me connecter et communiquer avec toi.
Depuis votre dernière visite chez nous, nous avons un peu transformé notre maison et fait quelques changements.
Pour moi c'est ma dernière année de cours, je ne sais pas ce que je ferai après.
Dorota s'est mise à l'anglais, Adam habite à Wolstyn à environ 14 kilomètres alors nous avons le plaisir de le voir assez souvent. Milena Adama a eu 2 ans au mois d'août. Basia fait pousser des champignons chez eux ; donc elle ne part plus en Allemagne pour le travail, elle travaille à domicile.
Ses enfants ont recommencé l'école, sauf le plus jeune Hubert qui a 1 an à attendre. Maman est en bonne santé, elle maîtrise son asthme.
Je termine cette longue lettre et à l'avenir ne pas trop traîner à répondre.
Je salue ma tante en premier puisque c'est elle qui lira la première cette lettre.
Je te salue Boris ainsi que toute ta famille et tous ceux que nous connaissons.
Je vous embrasse sincèrement.
Leszek"

jeudi 27 septembre - Hier après-midi, je suis allé chercher ma petite soeur à la crèche Saint-Sauveur, celle-là même où j'étais il y a trente ans. Une des puéricultrices d'alors était là et m'a reconnu. J'ai bien été dans la même école primaire que celle de mon père (Michelet) et le même lycée que celui de ma mère avec la même prof de maths (Fénelon, Mme Brugghemann). Natasha dans mes bras. Même pas pleuré après 4 mois sans la voir...

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 vendredi 28 septembre - Après un retour à minuit et un dodo vers deux heures, j'ai pris 6 heures de formation mind mapping dans la tronche, à coups de cartes cognitives, top management, et autre encapsulage de documents... Ce soir j'ai bu du vin rouge en écoutant en boucle le nouvel album de Vincent Baguian, le premier titre :
"Pourquoi les talons aiguilles, c'est toujours pour toi ?
Ce soir, c'est moi qui fais la fille ça t'apprendra
Je veux voir dans tes yeux qui brillent que tu es dans de beaux draps
Que tes pensées partent en vrille, voulant tout à la fois..."

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Samedi 22 septembre 2007

samedi 15 septembre - Pourquoi n'y a-t-il eu aucune image en France de la remise de la légion d'honneur à Vladimir Poutine par Jacques Chirac alors que la télévision russe s'en est largement fait écho ? Michel Drucker a-t-il vraiment lu le livre de Pascal Sevran dans lequel celui-ci stigmatise la bite des noirs, avant de le recevoir de façon complaisante dans "Vivement dimanche" ? Thierry Ardisson a-t-il plagié 6 pages ou 60 pages dans son livre "Pondichéry" ? Pourquoi TF1 a-t-elle minoré les incidents ayant suivi la victoire de Nicolas Sarkozy dans de nombreuses villes ? Comment Bruce Toussaint arrive à faire passer George W. Bush pour plus imbécile qu'il ne l'est ?
C'est pour répondre à ces questions (et à bien d'autres) et éclairer notre lanterne qu'Arrêt sur images (ASI) a sévi pendant 12 ans sur France 5. Après son éviction du PAF, Daniel Schneidermann revient à partir de janvier par le biais d'un site internet mi-gratuit, mi-payant. Vous ne serez pas déçu du voyage... 

dimanche 16 septembre - Pornichet, face à l'Atlantique. Partis sans crème et sans chapeau, ce qui nous vaut quelques bons coups de soleil. Sur une plage immense de sable, nous arrivons pile au Récif, restaurant de bord de mer. 10€ le matelas avec parasol, nous en louons deux. Le petit blanc d'Afrique du Sud (3€20) accompagné de toasts tartinés de fromage aux herbes, le café serré servi sur la petite table de plastique blanc. Lecture de Paris Match : Lorie est avec Garou. Ca me la coupe. Est-ce qu'elle lui chante "tu resteras mon meilleur ami" au saut du lit ? Et lui, est-ce qu'il lui fait le coup du Bossu de Notre Dame à Esméralda quand elle est sous sa douche ? Je ferme le journal et décide d'aller chercher des crabes dans les rochers avec Arthur...  

lundi 17 septembre
- Donneur de sang à Lille j'étais, donneur de sang à Nantes je veux devenir. Sauf que les fichiers ne sont pas communs et qu'il faut refaire toutes les analyses from scratch. J'ai donc droit ce midi au questionnaire habituel, sauf une question qu'on ne m'avait jamais posée : "Avez-vous eu des relations sexuelles contre de l'argent ?" Diantre ! La médecin a-t-elle lu dans mes yeux que la prostitution était mon fantasme (a priori seulement avec des femmes mais après c'est une question de moyens) ? Je ne sais pas... Mais en tout cas, j'ai appris que les MST pouvaient s'attraper par les billets de banque. Décidément, l'argent est sale...

mardi 18 septembre - Royal se prend pour Jeanne d'Arc... Jospin serait l'évêque Cochon. Ca sent le roussi tout ça...

mercredi 19 septembre
- La "journaliste" Sophie Delassein a écrit ceci dans le dernier numéro du Nouvel Observateur, au sujet de l'album de Vanessa Paradis, Divinydille (p 134) : "Vanessa Paradis chante divinement bien, comme toujours. Elle n'a rien d'intéressant à chanter, comme chaque fois ou presque." Sophie Delassein, je t'emmerde.

jeudi 20 septembre - Que les OGM pose de vraies questions de dissémination et de brevet, nul n'en disconvient. Mais mes amis de gauche vraiment de gauche qui hurlent à (Robert) hue et à dia contre les OGM seraient aussi bien inspirés de conserver une vraie capacité d'indignation pour ce qui concerne le scandale des pesticides aux Antilles, qu'on compare déjà en pire au sang contaminé. Car, sauf erreur de ma part, les bananes antillaises ne sont pas génétiquement modifiées... C'est de la bonne vieille agriculture traditionnelle, et la terre ne ment pas, n'est-ce pas ? Les OGM, combien de morts ?

vendredi 21 septembre - Maïa Simon s'est suicidée en Suisse en buvant elle-même la potion magique. Chapeau bas. Mes insomnies m'entraînent souvent sur le moment de ma mort. En supposant que j'aie un cancer ou Alzheimer, je suis par avance curieux de savoir ce que je vais faire...abréger ou aller jusqu'au bout pour voir combien de temps je tiens ? La réponse d'ici...60-70 ans...peut-être sur ce blog avec un dernier post ?

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Samedi 15 septembre 2007

samedi 8 septembre - Les secrets de famille, on pense parfois pouvoir les enfouir, les cacher, faire comme si ça n'avait jamais existé, même si certaines attitudes ou certains silences sont lourds de sens... Oui mais voilà, tout finit toujours par se savoir...

dimanche 9 septembre - Coup de coeur pour le dernier album de Vanessa Paradis, Divinidyllle, avec sa voix envoûtante, suave et toujours un peu voilée, qui nous emmène du très grave au très aigu (notamment sur "Chet Baker"). La grande classe...notamment grâce aux talents de M, Alain Chamfort (Ivan, si tu me lis...), Thomas Fersen, Brigitte Fontaine. Un album qui m'emmène loin, dans un univers qui donne à ressentir de si jolies choses. C'est le but, non ? A noter qu'elle signe elle-même plusieurs chansons, textes et musiques... Vanessa vient juste pour nous en concert à Nantes le samedi 17 novembre. Nous serons donc forcément de la partie...
Extrait de Junior Suite  (je suis toujours fasciné par l'émotion que peut provoquer une chanson aux mots si simples et à la musique si dépouillée) :
"La mer, c'est la même tout le temps
Avec le même vent
J'dis ça, j'suis pas le marin, j'suis pas l'vent..."

"L'amour on compare ça souvent, à un océan
J'dis ça, j'suis pas l'bateau, j'suis pas d'dans..."

lundi 10 septembre
- La dissonance cognitive, c'est la l'opposition entre ce qu'on pense, ce qu'on dit et ce qu'on fait... En gros, c'est un peu de la schizophrénie (que les puristes m'excusent si je suis approximatif). Exemple : loucher sur une pâtisserie en disant "J'ai pas faim !" ou encore gérer dans l'économie de marché en pensant et en parlant comme un révolutionnaire... En pratique, l'Homme n'aime pas trop la dissonance cognitive parce que ça le perturbe. Donc, soit il modifie sa façon de penser, soit il modifie sa façon de faire ou de dire. Cette remarque n'a évidemment rien à voir avec la politique en général et le parti socialiste en particulier...

mardi 11 septembre - J'ai peine à croire qu'un chauffeur-routier a un travail moins pénible qu'un roulant de la SNCF. Le souci de justice et d'égalité - chères à la gauche - amène logiquement à vouloir supprimer les régimes spéciaux qui sont aujourd'hui sans rapport avec les conditions de leur mise en place au sortir de la Deuxième Guerre Mondiale. Dans le contexte actuel, j'ai du mal à penser que l'éventuelle mobilisation dépassera les personnels concernés. Le combat du camp du progrès sera demain de faire reconnaître la pénibilité effective de certains métiers, pour qu'un ouvrier de chantier puisse partir à la retraite avant un bureaucrate comme moi.

mercredi 12 septembre - Samedi 6 octobre prochain, je saute. Nan !! Pas en kamikaze façon Al-Qaïda... Je saute...en parachute. Une envie, comme ça, qui se concrétise d'un coup, sans trop réfléchir. Rien qu'à voir la vidéo de présentation, j'ai le palpitant qui s'énerve et l'adrénaline qui monte qui monte comme la petite bébête !!! Je la ramènerai moins au moment où j'aurai 3000 mètre sous moi et qu'il faudra faire le grand saut. Ami lecteur, si la toile ne s'ouvre pas, tu n'as plus longtemps à subir mes posts sur l'autre toile ! Si ça marche, je passerai au saut à l'élastique...

jeudi 13 septembre - Séminaire des cadres de la région des Pays de la Loire aujourd'hui. Plus de 200 personnes attendues. Grosse pression pour ma direction qui organise le tout, fond et forme. Grosse pression aussi pour moi, car ce séminaire est un peu un examen de passage, avec animation de deux ateliers de deux heures + restitution devant tout le monde (DGS et Président compris). Exercice apparemment réussi. Suis sur les rotules...

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vendredi 14 septembre - Jacques Martin est mort ce matin (ou hier, je ne sais plus). Ca me fait penser non pas à Cécilia, mais à Vanessa Paradis chantant Emilie Jolie à l'école des fans ! Moi, je suis fan des deux, je veux dire de Vanessa Paradis et d'Emilie Jolie. Jacques Martin ? Mouais, il me souvient d'un dimanche d'élection où il a critiqué la gauche...j'avais trouvé ça très moyen...

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par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Jeudi 13 septembre 2007

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Qu’on aime Allègre ou qu’on le déteste, il serait réducteur de ne voir son dernier livre, « La défaite en chantant », que comme une charge contre Ségolène Royal, comme l’a fait la plupart des journalistes paresseux et à sensations. Certes, il ne l’aime pas, c’est peu de le dire. Il a souhaité sa défaite à la présidentielle, et il la souhaite encore pour la suite…

Mais, plus globalement, Allègre, à travers son dialogue avec Dominique de Montvalon, directeur adjoint de la rédaction du Parisien, revisite toute la période 1997-2007 avec la position à la fois de témoin et d’acteur privilégié qu’il a occupée : de la composition du gouvernement Jospin à sa politique à l’Education nationale, quand il avait sous sa coupe une certaine…Ségolène Royal, de la mise en place des 35 heures à la désignation du candidat socialiste à la présidentielle, lors de laquelle il a souhaité le retour de Jospin….
Entre anecdotes, analyses et jugements souvent à l’emporte-pièce, ce témoignage nous éclaire quand même sur cette période…et sur ses coulisses. Et comme d’habitude, Allègre ne brille pas par son tact. C’est pour ça qu’on l’aime…ou qu’on le déteste.
 
Petits extraits choisis.
 
Sur le PS dans l’opposition : « L’opposition, elle doit se faire entendre. Encore faut-il qu’elle ne fasse pas n’importe quoi, comme elle l’a fait dans son programme en proposant de façon irresponsable de supprimer la loi Fillon sur les retraites. […] Si les socialistes choisissaient de voter systématiquement « contre » toute solution, ce serait pure folie. »
 
La défaite en chantant : « Ce qui m’a frappé au soir du second tour des législatives, c’est que tous ces gens avaient perdu, et pourtant tous étaient contents. C’était la défaite en chantant. »
 
Ségolène Royal :
« Ségolène a une ambition tenace. Le PS ne s’en débarrassera pas facilement. »
« Elle exploite le fait d’être une belle femme. Il ne faut quand même pas passer ce côté sous silence. »
« Je pense que le combat Ségolène Royal – Bertrand Delanoë pour le leadership du PS sera très rude. »
« Elle ne prépare rien : elle réagit. »
« Elle avait soutenu Emmanuelli dans la bataille Jospin-Emmanuelli, quand il s’était agi de désigner le candidat PS pour l’Elysée en 1995. »
« Egotique, impatiente, inconstante, incompétente. »
 
Royalisme : « Je vais vous donner, psychologiquement, ma définition du « royalisme » : ce sont des gens dont l’ambition dépasse de beaucoup les capacités et qui l’assument en toute lucidité (excepté Jean-Louis Bianco). »
 
Mea culpa vis-à-vis de Ségolène Royal : « Dans les réunions de recteurs, je lui laissais peu de place. » « J’aurais dû lui laisser faire les conférences de presse toute seule. » « J’aurais dû la faire répondre très souvent à l’Assemblée nationale en réponse aux questions orales. »
 
Lionel Jospin : « Il a été, après François Mitterrand, le seul véritable premier secrétaire du PS qui ait su organiser ce parti, et qui l’ait tenu. »
« Je peux en témoigner : quand il était premier secrétaire sous Mitterrand, Jospin avait Mitterrand tous les jours au téléphone. Il le voyait ensuite deux fois par semaine. »
« Autant Lionel est sympa, ouvert, chaleureux, autant Jospin est raide, formaliste, guindé, sensible à la flatterie. »
 
François Hollande : « Je me suis tellement trompé sur cet homme. Imaginez que Hollande, c’est moi qui l’ai remis dans le circuit de Jospin ! DSK ne manque pas une occasion de me le reprocher… »
 
Gens capables et travailleurs au PS : « Alain Rousset, Michel Destot, Paulette Guinchard-Kunstler, Alain Claes, Michel Pezet, Harlem Désir, Françoise Pérol-Dumont, Martine Lignière-Cassou, Alain Vidalis, Didier Guillaume, Christophe Sirugue, André Vezinhet et tant d’autres. »
 
Sur la gauche :
« La gauche, cela signifie d’abord qu’on ne veut pas que les inégalités entre les gens soient trop grandes… »
« La première rupture pour la gauche aujourd’hui, c’est d’abandonner l’idée que l’égalité, c’est l’uniformité. […] L’égalité, c’est de permettre à la diversité des situations et des talents d’accéder à l’excellence. […] L’avenir est aux lois-cadres, et ensuite aux adaptations contractuelles. »
 
La défaite de 2002 et ses causes :
« Quand Jospin a décidé en 2000 de remanier son gouvernement, il a commis une énorme faute. »
« Il a préféré faire entrer au gouvernement la vieille garde mitterrandienne (Fabius, Lang, Glavany). »
 
La mise en place de la carte à 20€ pour les nouveaux adhérents : « C’est Rebsamen qui a manœuvré Lang en lui faisant miroiter que cette procédure jouerait en sa faveur ! Il y a des témoins. »
 
La rencontre Sarkozy / Attali quand ce dernier est conseiller à l’Elysée :
« Sarkozy : « Vous êtes conseiller à l’Elysée. Moi, je veux être Président de la République. J’aimerais visiter l’Elysée. » Bluffé, Attali l’avait reçu à l’Elysée. »
 
Sur Sarkozy : « J’observe avec beaucoup d’intérêt et, je le dis, d’admiration les efforts de Nicolas Sarkozy pour moderniser la France. Et je l’aide discrètement dans mon domaine de compétence lorsqu’il me le demande. »
par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Lundi 10 septembre 2007

Suite à mon post sur les "militants au rabais" du PS, j'ai proposé à mon ami Rémi de réagir. Voici sa réponse ! Le débat continue.

Good night, and good luck !

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J’ai montré dans la société des socialistes que les transformations qu’ont connues les milieux laïque et catholique de gauche et les mondes associatifs et syndicaux proches du PS ont fortement affecté le recrutement des militants socialistes. Leur épuisement est pour partie à l’origine du faible renouvellement du parti. Le recrutement apparaît ainsi essentiellement endogène et les militants se révèlent bien peu représentatifs de la société dans sa diversité. Ce faible renouvellement concourt à expliquer que le fonctionnement du PS soit fortement autocentré, la rétraction des réseaux partisans allant de pair avec une clôture de l’univers militant sur lui-même et ses luttes. Ce diagnostic est largement partagé par les dirigeants socialistes, qui appellent rituellement de leurs vœux un parti aux effectifs plus étoffés et davantage à l’image de la diversité de la société française. Henri Weber écrit dans un de ses bouquins : « Les élus et les dirigeants, souvent aspirants à leur propre réélection, ne ménagent en général pas leur peine pour s’assurer le contrôle des instances de désignation : la section et la fédération. Le malthusianisme politique et le clientélisme sont deux techniques courantes de contrôle par les élus du corps électoral qui doit les désigner comme candidats. La première part de la constatation qu’une collectivité réduite se contrôle plus aisément qu’une collectivité nombreuse. Beaucoup de sections, non seulement sont rétives à tout prosélytisme mais encore pratiquent un vrai barrage à l’entrée. Le nouvel adhérent voilà l’ennemi ! Il vient perturber de savants équilibres entre notables et entre courants établis au fil des ans donc la répartition des responsabilités et des mandats. Le recrutement se fait au compte-gouttes pour remplacer les départs, en prenant toutes garanties ». De ce point de vue, la territorialisation du militantisme socialiste constitue à l’évidence un frein à l’adhésion et sans doute à la pérennité de l’engagement. Adhérer au PS c’est nécessairement s’inscrire dans un contexte local et des jeux de pouvoir emboîtés qui peuvent rebuter par leur pesanteur les nouveaux venus. Force est néanmoins de constater que les tentatives de mise en place de sections thématiques ou « hors-sol » qui rendraient sans doute le parti plus attractif n’ont pas rencontré d’échos, sauf à Paris.

Une véritable campagne d’adhésion (à 20 euros, via internet) est lancée fin 2005. Elle apparaît surtout dictée par l’imminence des échéances électorales et comme une riposte à la politique de recrutement volontariste engagée par l’UMP plus que comme le résultat d’une volonté collective et résolue d’augmenter les effectifs du parti. Appuyée par une forte communication, cette campagne est fondée sur l’offre et la valorisation d’un engagement à moindre coût (à la fois matériel et symbolique) : l’adoption du projet socialiste et la désignation du candidat à l’élection présidentielle. Près de 80 000 nouveaux adhérents viennent en six mois renforcer le PS, à la très grande surprise des dirigeants, personne ne s’y attendait et sur le plan logistique le siège a été complètement dépassé.

C’est donc une organisation fortement repliée sur elle-même qui a accueilli brutalement près de 80 000 militants, un peu à son corps défendant et sans s’être préparé à cet afflux. La procédure de recrutement par internet a contribué à réduire les coûts de l’adhésion : coût matériel (le prix de l’adhésion), logistique (la lenteur de la voie habituelle), symbolique et relationnel (l’épreuve de la rencontre, du parrainage, de la prise de contact est supprimée ou différée). Les côuts de sortie anticipés apparaissent faibles : l’adhérent n’a pas vraiment de comptes à rendre. Dans le même temps les profits tirés de l’adhésion sont rapides et tangibles (possibilité de prendre part à la désignation du candidat fortement médiatisée et dramatisée), les gratifications symboliques sont bien palpables (fonction de « réparation » psychologique de la culpabilité née du 21 avril 2002…). Une enquête en cours dans la fédération du Nord confirmée par d’autres études montre que 90% des nouveaux adhérents n’ont pas du tout participé à la campagne !!
 
Voilà pour l’analyse sociologique. Maintenant voilà mon opinion de militant qui n’engage que moi et que je veux dissocier. Qu’il y ait un problème de représentativité sociale du PS (Boris en convient) n’implique pas forcément que l’on ouvre « grandes » les portes ouvertes du parti. Il faut réguler les flux d’adhésions un minimum. Les nouveaux adhérents doivent avoir des droits mais aussi des devoirs… Ce que le PS encourage ici c’est le consumérisme et des militants sans bagage politique et idéologique influencés par les sondages et les médias… avec quel résultat… si les socialistes avaient moins pris en compte les sondages à court terme (et les nouveaux adhérents y ont beaucoup contribué), les résultats auraient sans doute été différents aux dernières élections. Je pense que Fabius et DSK auraient fait une bien meilleure campagne. Ce que le PS doit faire c’est redéfinir son statut de militant mais sans dévaluer le militantisme lui-même ! On ne peut pas simplement voter et ne pas militer ! Le PS traite l’individualisme comme le libéralisme : en s’y soumettant !

Rémi LEFEBVRE
par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Samedi 8 septembre 2007

samedi 1er septembre - "Qu'est-ce qu'on fait Arnaud [Montebourg], on va boire un verre ?" Manifestement, cette militante ne trouvait pas son compte dans les ateliers de l'université de rentrée de La Rochelle. Ou bien alors c'était la pause. Ou alors elle avait soif...

dimanche 2 septembre - Carton rouge à Hollande à La Rochelle, qui peut vraiment passer parfois pour un sale con, surtout quand il tance ceux qui parlent du nécessaire "changement de logiciel" du PS, en leur opposant le caractère humain du parti... Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre et comprendre. Décidément, il est grand temps de passer la main, François...

lundi 3 septembre - Je ne me lasse pas d'essayer d'analyser les podcasts vidéos de Christophe Barbier, qui y met manifestement tout son coeur. Ainsi, il est passé de une à deux caméras pour certaines chroniques, déambule dans la rue, dans les couloirs de l'Express, ... Et dans l'une d'elle, on voit dans une vitre le reflet d'un homme qui le filme. Qui est-il ? Est-ce le même qui l'a filmé pendant ses vacances, sachant qu'il se trouve apparemment dans une salle de réunion ? Le mystère reste entier !

mardi 4 septembre - J'avais signé la pétition pour le maintien de l'excellente émission "Arrêt sur images", produite par Daniel Schneidermann sur France 5. Je reçois à l'instant un mail m'informant que l'émission va renaître et devenir un site mi-payant, mi-gratuit, avec aussi peu de pub que possible... Lancement prévu en 2008. J'adhère.

mercredi 5 septembre - 34 ans d'Annabelle sous un beau soleil nantais. J'ai ressorti mon scooter pour l'été indien, même si ça caille grave le matin.

jeudi 6 septembre - Pavarotti est mort. J'ai souvent dû croire, quand j'étais petit, qu'il était marié avec Maria Callas. Mon grand-père passait de l'un à l'autre et me louait leur talent. C'est d'ailleurs moi qui ai récupéré ses CD. Une bonne occasion de les réécouter et de les mettre sur mon ipod.

vendredi 7 septembre - Les OGM sont un sujet passionnel dans lequel les mots ont leur importance, surtout quand ils peuvent jouer sur les peurs collectives. Quand on retrouve des traces d'OGM dans le pollen des abeilles, certains parlent ainsi de contamination ("introduction ou présence de micro-organismes indésirables dans un milieu", Le Petit Larousse illustré 2007), qui porte en soi un jugement de valeur, l'idée qu'on va être malade si on mange le miel issu de ce pollen. Et si, pour être plus neutre, on parlait plutôt de dissémination (action de disperser, de répandre, d'éparpiller) ?

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Mardi 4 septembre 2007

Personne ne doute sérieusement que le PS ne reviendra au pouvoir dans la durée (style 3 élections présidentielles d'affilée, un rêve...) que s'il renouvelle profondément ses effectifs et son mode d'organisation. Car il ne fait mystère pour personne que le PS est avant tout un parti d'élus, dans lequel les fonctionnaires sont surreprésentés. D'où une incapacité viscérale à penser l'autre, à penser la société globalement :
- les catégories populaires d'abord, car il y a très peu d'ouvriers et d'employés au PS (à part des employés municipaux des mairies socialistes...). Encore qu'à y regarder de plus près, jamais dans l'histoire le PS n'a été un parti "ouvrier", ni par ses leaders (Jaurès, philosophe, intellectuel et journaliste, Blum, grand commis de l'Etat, Mitterrand, issue de la bourgeoisie catholique), ni par ses effectifs qui n'ont jamais dépassé quelques centaines milliers d'adhérents (même en 1936), soit une paille à côté de ce que font d'autres partis sociaux-démocrates européens, notamment en Allemagne. Donc, dire qu'il faut "renouer avec les catégories populaires" relève en grande partie de la malhonnêteté intellectuelle, l'idéalisation d'un âge d'or qui n'a jamais existé.
- les salariés du privé et même les chefs d'entreprises : parce que ce sont aussi eux qui produisent la richesse et les emplois, grâce auxquels les impôts rentrent et financent l'éducation, la recherche, la police, la justice, ... Or, parler du privé dans une réunion de section (dans mon souvenir...), au mieux on passera au sujet suivant (le compte-rendu du conseil municipal par exemple), au pire on vous traitera de sarkozyste... Car l'entreprise au PS demeure en règle générale impensée. Les dirigeants du PS ont d'ailleurs très peu versé dans l'économie, l'argent ayant toujours eu une odeur de soufre dans une forme de christiano-marxisme...
Tout ça pour en venir à deux articles récents publiés par mon ami Rémi Lefebvre, l'un dans le Nouvel Obs' relatif à la sortie du livre d'Allègre (que j'ai acheté et commencé), l'autre dans Le Monde sur la rénovation ou l'art d'exorciser les défaites.
Dans le Nouvel Obs', il présente le PS comme "un parti d'élus dont les réseaux sociaux sont très affaiblis et qui n'est plus du tout en prise avec les catégories populaires, les enseignants ou les intellectuels." D'accord, à ceci près que le PS ne serait pas beaucoup plus avancé s'il renouait (et j'ai essayé de montrer que le "re"-nouer était une imposture) seulement avec ces catégories. Résumer la France à ses profs et ses ouvriers relève d'une vision du surmoi marxiste-révolutionnaire qui fait du privé quelque chose au mieux d'impensé, au pire du mal absolu !
Ce qui m'amène à l'article du Monde, dans lequel Rémi met en cause les militants socialistes "au rabais", ceux qui ont adhéré à 20€ pour pouvoir désigner le candidat à la présidentielle. Et là moi pas d'accord mon ami Rémi. D'abord parce que parler de militants "au rabais" dans un parti déjà exsangue, c'est un peu fort de café. Ensuite parce que cette appellation implique une catégorisation, voire une hiérarchisation entre de bons et de mauvais militants.
Ainsi, il y aurait d'une part les bons militants, élus cumulards prêchant la bonne parole d'un côté, ouvriers ou employés municipaux de l'autre, tractant et collant sans trop l'ouvrir en réunion de section.
Et il y aurait d'autre part les méchants-nouveaux militants, qui ne collent pas, ne tractent pas, résument leur activité militante à voter pour Royal (!) en interne, qui ne rêvent pas forcément de devenir élus ou d'obtenir par les réseaux du PS un logement ou un emploi... Ouh les vilains ! Ils seraient simplement là pour apporter un peu de leur temps, un peu de leurs idées, un peu de leur énergie...
Il faudrait alors fixer les critères qui distinguent les bons militants des militants "au rabais", ou alors, pourquoi pas, faire du PS une société initiatique dans laquelle on pourrait séparer les bons des mauvais militants, ceux qui ont le droit de parler et ceux qui n'ont pas le droit de parler...
Et là je pose la question naïvement (je suis un grand naïf, c'est bien connu) : le PS peut-il se payer le luxe de catégoriser ses militants au moment où tout le monde parle d'ouvrir en grand les portes et les fenêtres ?
Je ne crois pas...
Good night Rémi, and good luck !

P.S. (arf !) : à ce sujet, lire le post de mon ami Marc Vasseur...

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : politique
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Samedi 1 septembre 2007

samedi 25 août - Le chanteur-poète Vincent Baguian, que j'ai découvert il y a 10 ans avec son 1er album "Pas mal" (1997), et qui a également commis "Mes chants" (2000), revient en force le 24 septembre avec un 3ème album intitulé "Ce soir, c'est moi qui fais la fille"... On peut déjà découvrir la chanson éponyme sur myspace ou encore sur son site. Un humour servi par des mots précis et qui font mouche à chaque fois : les pervenches, la radinerie, la prétention humaine, ... Tout y passe ! Exemple avec "Sur Jésus Christ j'ai fait une croix" :

On m'l'a accroché au-dessus de la porte
Le bonhomme en fer qui écarte les bras,
Il s'est fait clouer deux fois en quelque sorte
D'abord au nom de la haine et puis après, au nom de la foi..."


dimanche 26 août - Parmi le florilège de bouquins qui vont sortir au PS, j'ai noté "la défaite en chantant" de Claude Allègre, chez Fayard. On aime ou on n'aime pas le bonhomme, mais il a sans doute des choses intéressantes à dire, lui qui a du recul par rapport à l'appareil. J'ai d'ailleurs lu dans Libé qu'il s'en prenait moins à Ségo qu'au fonctionnement global du PS et à Hollande qui a laissé le bordel s'installer en espérant en tirer un profit personnel... Sans doute un post à venir une fois la lecture faite...

lundi 27 août - Le nombre d'heures de cours par lycéen est de 20% plus important que la moyenne de l'OCDE, sans qu'il y ait de corrélation entre le temps passé en cours et la réussite. Ca fait un sacré paquet de profs à ne pas remplacer si on en revenait à la moyenne... Peut-être aussi qu'on pourrait se servir des économies réalisées pour mieux payer les profs, dont le pouvoir d'achat a semble-t-il diminué de 20% entre 1981 et 2004, sachant qu'un prof débutant touche seulement 1,3 SMIC avec un bac +4 au minimum...

mardi 28 août - Chemin de la plage, ce matin à Sainte-Maxime. Je croise un vacancier banal, pantacourt et chemisette kakis, chaussures bateau noires, lunettes de soleil et casquette quelconques, et vissé à son portable. Il parle d'une voix calme mais déterminée : "Oui, c'est ça, sur Franckfort, vous vendez 500.000..."

mercredi 29 août - Début d'angine blanche ce matin, je préfère décaler mon déjeuner avec George W. Bush...

jeudi 30 août - Si j'étais opérateur mobile, je créerais un service permettant de laisser un message vocal directement, sans parler à mon interlocuteur. C'est comme ça, des fois, je préfère dialoguer avec un répondeur qu'avec un humain...

vendredi 31 août - A part un checking rapide de mes mails (orange, over-blog, BPN, gmail et webmail du taf) lors de notre journée chez les Henry dimanche, je n'ai pas touché à internet depuis 15 jours. Je vais bien. Je tremble de temps en temps, mais de moins en moins, en tout cas moins que Jean-Paul II à la fin, qui n'arrêtait pas de double-cliquer sur une souris imaginaire, ce que tout le monde pensait être Parkinson... Plus d'épilepsie depuis 2 ou 3 jours, à peine 4 ou 5 crises de spasmophilie quotidiennes. Je me soigne à l'alcool et aux cigarettes, pour oublier, m'occuper les doigts. Ou encore aux sudokus force 3...

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Samedi 25 août 2007

samedi 18 août - Si homo sapiens sapiens a su triompher d'un environnement hostile et se développer à ce point, il le doit surtout à sa capacité à se projeter dans l'espace et le temps, ce qui lui permet d'anticiper petits et grands événements, de tirer les leçons de ses expériences passées. Il existe de "supers homo sapiens sapiens", parmi lesquels Jacques Attali, dont j'ai eu l'occasion de présenter le dernier livre dans un post récent. J'ajoute le lien vers son blog, qui fait partie de ceux qui rendent plus intelligent !

dimanche 19 août - Si nous ne sommes pas morts sur la route - nous devions rouler de nuit pour éviter la circulation - nous devons être arrivés à Sainte-Maxime au petit matin pour deux petites semaines de plage et de lectures, comme l'année dernière. Le soleil se lève déjà plus tard, se couche plus tôt. Les touristes ont commencé à repartir. Ca a un petit goût de rentrée qui ne dit pas encore son nom. Début septembre, on va replonger directement dans le grand bain sans trop comprendre ce qui nous arrive.

lundi 20 août - Si la pauvreté recule sur terre, du fait des échanges liés à la mondialisation, les inégalités en revanche progressent, comme en témoigne le coefficient de Gini, qui mesure les écarts de revenus entre les ménages. Ainsi, un coefficient de 0 signifie une égalité parfaite, tandis qu'un coefficient de 100 revient à une inégalité parfaite. En Chine, le coefficient de Gini est passé de 40,7 à 47,2 entre 1994 et 2004 (ce coefficient est de 27 en France mais dépasse allègrement les 50 en Afrique et en Amérique latine). Les inégalités, autant voire plus que la pauvreté, mènent à la tension sociale, qui mène...

mardi 21 août - J'ai toujours connu Roland Diagne comme le leader des sans-papiers à Lille. Sauf erreur de ma part, il a des papiers... J'ai toujours connu une certaine partie de la mouvance d'extrême-gauche lilloise pousser les étrangers irréguliers à la grève de la faim en leur promettant qu'ils auraient tous des papiers, et virer les jeunes socialistes "collaborateurs" des discussions. J'ai aussi connu des militants sincères de la LDH comme Annick Battalan... La question des sans-papiers est souvent un drame humain auquel on croit pouvoir répondre en se donnant bonne conscience en exigeant une régularisation massive, sans conditions, sans critères. Comme si c'était une solution, une fin en soi. La vérité oblige à dire qu'il y aura encore des expulsions et des reconduites à la frontière quand la gauche reviendra au pouvoir, même si elle assouplira - et c'est bien normal - les conditions du regroupement familial si injustement limité par Sarko, ainsi que le droit d'asile politique.

Mercredi 22 août
- La validation par le conseil constitutionnel de la loi sur le service minimum est un bon test pour le PS. Il va maintenant devoir dire clairement si, une fois revenu au pouvoir, il compte abroger cette loi, et s'il l'abroge, par quoi il va la remplacer... A l'inverse, ne rien dire revient implicitement à l'approuver ou tout au moins à penser que son abrogation poserait plus de soucis qu'autre chose.

jeudi 23 août - L'université de rentrée du PS va bientôt avoir lieu à La Rochelle comme tous les ans. Les journalistes sont déjà à l'affut de la petite phrase qui tue ("qui va garder les enfants ?", "voici mon programme, et pas mon programme c'est Voici...", etc.) et du positionnement des uns et des autres. Jospin est-il encore vivant ? Ségo va-t-elle se remettre en selle après la claque qu'elle vient de se prendre en n'arrivant pas à se faire élire présidente de l'ARF (Association des Régions de France), qui compte quand même 21 régions socialistes sur 22... Que va faire Valls ? Montebourg est-il grillé ? Fabius va-t-il rejoindre le PCF (non, j'rigole, comme dirait mon copain Ivan) ? Cambadélis a-t-il la carure pour succéder à DSK (Anne K. répondra oui, mais elle n'est pas objective...) ? Hollande couche-t-il avec Cécilia ?

vendredi 24 août - Mon blog et moi avons besoin de vacances après une année chargée tant sur le plan familial, politique que professionnel... Le silence est d'or...jusque début septembre. Good night, and goodl luck...

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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