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Samedi 15 décembre 2007

samedi 8 décembre"Les trois quarts des dirigeants PS ne sont plus socialistes, et c'est bien là leur drame. Ils récitent un catéchisme qu'ils savent d'un autre âge. S'ils osaient dire ce qu'ils pensent vraiment, on aurait bien des surprises." Rémi Lefebvre ? Non, François Bayrou :-) (Je te taquine Rémi ! Merci Claudette pour cet extrait de la note d'actu !)

dimanche 9 décembre - Des milliers d'ennemis sournois, visbles ou invisibles, tentent chaque jour de nous empêcher de réaliser les petites et grandes choses que nous sommes venus faire sur terre. C'est un combat de chaque instant, contre la fatigue, la paresse, les voitures qui ne roulent pas assez vite, les mémés qui n'arrivent pas à sortir leur carte bleue à la caisse, ces putains de clés que je ne retrouve pas. Courage !

lundi 10 décembre - Il y avait quelque chose de pathétique dans l'interview de Rama Yade ce matin sur France Info. D'une part parce qu'elle est mauvaise à l'oral. D'autre part parce que sur le fond, ça ne tenait pas debout. Elle essayait de se dépatouiller de sa position critique prise la veille sur la venue de Kadhafi en France, en expliquant que surtout elle n'était pas sur la même ligne que l'opposition. En gros, ce n'est pas tant la présence du leader lybien (ayant fait amene honorable sur ses fautes passées) qui lui pose problème, mais juste que c'est la journée des droits de l'homme... L'embêtant avec certains ministres, c'est que même quand ils prennent des positions divergeantes, on a l'impression qu'ils sont en service commandé pour servir de caution...

mardi 11 décembre - Je n'ai rien à reprocher à Bertrand Delanoë. On parle de lui pour la tête du PS. Mais très honnêtement, je ne vois pas ni ce qu'il représente dans la pensée sociale-démocrate, ni ce qu'il peut apporter en terme de rénovation...

mercredi 12 décembre - Un nouveau joujou 82cm de diagonale est arrivé un peu en avance... Bon, la TNT, c'est pas encore ça du tout, mais le concerts de Coldplay, de Delerm et le Grand Bleu passent très bien avec le home cinéma... Faites péter les DVD, j'ai une culture cinématographiqe lacunaire...

jeudi 13 décembre - Yvan coupable ? Ivan innocent ? J'ycrois pas, ni à l'un, ni à l'autre :-)

vendredi 14 décembre -  18h24 dans mon bureau. Blues de fin de semaine, Itunes dans les oreilles. Une réunion un peu merdique cet après-midi, l'impression d'avoir avancé sur plusieurs chantiers mais de ne rien avoir mené à terme. Je me remotive pour aller en tenue, d'autant qu'H. m'accompagne. Vivement les vacances.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Samedi 8 décembre 2007

samedi 1er décembre - L'art pour l'art ça n'a aucun sens. A quoi ça sert, une belle peinture ? A part l'instant où on la regarde. A part pour se la jouer en société, donner l'année où elle a été faite, parler de la vie de l'artiste.
J'ai retrouvé dans mes cartons "Le musée retrouvé de Marcel Proust", beau livre hérité de mes parents, dans lequel Yann le Pichon présente les tableaux qui jonchent la recherche du temps perdu. Cet ouvrage est préfacé par François Mitterrand, homme de culture s'il en fut :
"Un tableau n'est pas seulement une oeuvre d'art, il transforme notre perception." Puis, citant Proust lui-même : "Avant d'avoir vu des Chardin, je ne m'étais pas rendu compte de ce qu'avait de beau, chez mes parents, la table desservie, un coin de nape relevé, un couteau contre une huître vide." Tout est dit.

dimanche 2 décembre - C'est une boîte à musique pour moi comme une madeleine pour d'autres. Elle était intégrée à une petite table d'échecs en bois laqué, sous le couvercle de laquelle, outre les différentes pièces noires et blanches, se trouvaient deux jeux de cartes avec nos prénoms écrits dessus au crayon à papier par mon grand-père. Un pour mon frère, et un pour moi. Le plaisir des échecs ou des cartes venait autant du jeu lui-même que de la musique métallique produite à l'ouverture, après avoir actionné le remontoir caché en dessous de la table. Les dents en fer venaient tinter de façon régulière sur le cylindre de la mélodie entêtante. C'était mélancolique et ça devenait de plus en plus triste quand le ressort, fatigué par les minutes de musique, la faisait lentement mourir comme la vie qui s'arrête. Cette table existe toujours chez ma mère à Gap.

"Les jambes de Steffi Graf" ressemble à la table d'échecs qu'on aurait ouverte après des années pour vérifier qu'elle fonctionne encore, comme si l'on voulait revivre le passé. Ou bien à une étude de piano à la main gauche si caractéristique, quand on est en deuxième ou troisième année. Ca sent la communale, le vieux plancher en bois, la poussière, la craie sur le tableau et sur les mains. Tout ce qui reviendra jamais. Comme les jambes de Merlene Ottey.

Les jambes de Steffi Graf (Vincent Delerm, Les piqûres d'araignées, 2006)

J'ai manqué des passages
Survolé certaines pages
Sauté des paragraphes
Les jambes de Steffi Graf

J'ai laissé s'envoler
Les robes longues, les étés
Les écharpes en hiver
Les jambes d'Heike Dreschler

Et je voulais revoir
Vos yeux dans l'autocar
Tout ce qui reviendra jamais
Les jambes de Merlene Ottey

Je sais pas où sont parties les jambes de Sabatini

lundi 3 décembre - Le premier album de Pierre Lapointe (éponyme) est quasiment introuvable en France...et même en ligne, pas facile à dénicher. Mais pour gagner du temps, c'est ici qu'il faut aller. Pour les connaisseurs. On y trouve quelques bijoux, notamment "Debout sur ma tête" et "Tel un seul homme". 


mardi 4 décembre
- Les services secrets étatsuniens et israéliens ne sont pas des enfants de coeur, on s'en doutait. De ce point de vue, la récente publication d'un rapport de la CIA affirmant que l'Iran aurait arrêté sa production de nucléaire à des fins militaires a de quoi surprendre. Ca c'est pour le côté officiel. Pour le côté officieux, on lit dans Le Figaro les informations suivantes : "Le 18 janvier dernier, le physicien Ardeshir Hassanpour, l’un des cerveaux du programme nucléaire iranien, mourait victime d’un empoisonnement en Iran. Le 7 février, Ali Reza Asgari, ancien responsable des gardiens de la révolution qui participent à la protection des sites nucléaires, faisait quant à lui défection pour se rendre aux États-Unis, via la Turquie ; et le 30 avril, c’était au tour de Hossein Moussavian, négociateur du nucléaire avec les Européens, d’être arrêté à Téhéran, qui l’accuse d’avoir transmis des renseignements sensibles aux Britanniques." Ca a des petits relents Spy Game cette histoire. Décidément, nous ne sommes pas au pays de Candy...

mercredi 5 décembre - Le 5 décembre est une date bien particulière pour moi... C'est la veille de Saint-Nicolas, ce qui signifie qu'avant d'aller se coucher, il convient de préparer un sucre et une carotte pour l'âne de Saint-Nicolas qui va passer dans la nuit apporter...un Saint-Nicolas en chocolat et un petit cadeau (pour les enfants sages). Sachant que ma mère a envoyé les cadeaux de Gap et ma grand-mère les Saint-Nicolas en chocolat de Lille, je ne suis pas sûr que ça soit très écolo...mais la tradition, c'est la tradition. A Nantes, ils ne connaissent pas la Saint-Nicolas...contrairement au nord et à l'est de la France...

jeudi 6 décembre - Arthur s'est levé en avance...vers 6h00, histoire de vérifier que le Saint patron des écoliers était bien passé pendant la nuit avec son canasson (celui de Shrek ?). La preuve par l'image en exclusivité ! Le père Noël a intérêt à être bon. Y'a de la concurrence dans l'air...

Avant :

IMG-3700.JPG

 
Après :

IMG-3701.JPG

vendredi 7 décembre - Venredi, jour pourri. Mon dicton depuis que je bosse je crois. Dominique Marti m'appelle à 9h10 et m'apprend la mort de Noël Dejonghe dans la nuit. Son "non" et mon "oui" au référendum semblent bien dérisoires aujourd'hui. Avec Noël, on partageait plus que la politique. Beaucoup plus.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Samedi 1 décembre 2007

samedi 24 novembre - L'une des bonnes raisons de faire un don de plaquettes, c'est le shoot de calcium qui t'est gracieusement proposé à la fin afin de palier les picotements aux lèvres (et éventuellement au nez). "Dans un jus de fruits ou en injection, Monsieur ?" "En injection bien sûr !!!". Sauf qu'aujourd'hui, elles étaient deux à s'occuper de moi, et elles ont fini par oublier mon shoot de calcium... Je me suis consolé en essayant pour la première fois une couverture de survie, façon poisson en papillote. Efficace, ça m'a un peu bluffé. Ah, si j'avais eu un ipod nouvelle génération (le 160 Go), j'aurais pu regarder et écouter mes podcasts en retard. A l'inverse de quoi j'ai écouté en boucle 60 chansons sur une clé usb en regardant un reportage muet sur les serpents...

dimanche 25 novembre - Michel Drucker ne fait pas partie de mon panthéon télévisuel, mais Tenue de soirée à Nantes, ça ne pouvait pas se louper pour un nouveau Nantais... En direct-live de la cour du château des Ducs de Bretagne. Je m'attendais à ce qu'on parle de ma ville, de ses richesses, de culture, d'histoire... Au lieu de cela, beaucoup de promotion pour des artistes...les mêmes que sous Giscard : Balasko, Clavier, Jugnot, Johnny... Beaucoup d'autosatisfaction, ça m'a gonflé... Une petite lueur d'intérêt avec une manifestation. On s'attend à voir débarquer des étudiants... Mais ils ne sont qu'une centaine et se font refouler de l'enceinte du château, les gueux. En parlant de manifestation, je ne comprends pas comment Balasko, qui soutient les mal-logés, peut être copine avec Clavier qui était au repas de la victoire de Sarko... Comme dirait Bizet, "l'amour est enfant de Bohème..."

lundi 26 novembre - En essayant de trouver un extrait de vidéo de la manif' étudiante pendant l'émission de Drucker, je suis tombé sur cet OVNI assez extraordinaire :


petit cheminot
envoyé par nakoneczny

En approfondissant, je me suis rendu compte que ces mecs avaient diffusé d'autres chansons vraiment excellentes. Ils ont un talent délirant !! A découvrir absolument...

mardi 27 novembre - Barbara est morte il y a dix ans. Je ne savais pas qu'elle avait été victime d'inceste. Je ne savais pas qu'elle avait écrit une chanson qui s'appelle Nantes. Je ne savais pas qu'elle en parlait dans cette chanson.

Il pleut sur Nantes
Donne-moi la main
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin

Un matin comme celui-là
Il y a juste un an déjà
La ville avait ce teint blafard
Lorsque je sortis de la gare
Nantes m'était encore inconnue
Je n'y étais jamais venue
Il avait fallu ce message
Pour que je fasse le voyage :

"Madame soyez au rendez-vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Faites vite, il y a peu d'espoir
Il a demandé à vous voir."

A l'heure de sa dernière heure
Après bien des années d'errance
Il me revenait en plein cœur
Son cri déchirait le silence
Depuis qu'il s'en était allé
Longtemps je l'avais espéré
Ce vagabond, ce disparu
Voilà qu'il m'était revenu

Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Je m'en souviens du rendez-vous
Et j'ai gravé dans ma mémoire
Cette chambre au fond d'un couloir

Assis près d'une cheminée
J'ai vu quatre hommes se lever
La lumière était froide et blanche
Ils portaient l'habit du dimanche
Je n'ai pas posé de questions
A ces étranges compagnons
J'ai rien dit, mais à leurs regards
J'ai compris qu'il était trop tard

Pourtant j'étais au rendez-vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Mais il ne m'a jamais revue
Il avait déjà disparu

Voilà, tu la connais l'histoire
Il était revenu un soir
Et ce fut son dernier voyage
Et ce fut son dernier rivage
Il voulait avant de mourir
Se réchauffer à mon sourire
Mais il mourut à la nuit même
Sans un adieu, sans un "je t'aime"

Au chemin qui longe la mer
Couché dans le jardin des pierres
Je veux que tranquille il repose
Je l'ai couché dessous les roses
Mon père, mon père

Il pleut sur Nantes
Et je me souviens
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin

mercredi 28 novembre - Ca fait un moment que je regardais ce que fait Chavez au Vénézuela, en essayant de le faire sans a priori. Notamment pour savoir s'il pouvait réinventer la gauche et combiner social et démocratie dans quelque chose de nouveau, qui ne soit ni le castrisme ni la social-démocratie. S'il est vrai de dire que le niveau de vie de la population a augmenté, notamment grâce aux distributions de terres pour les paysans et la manne pétrolière, on ne peut que constater que la démocratie est de moins en moins au rendez-vous, voire que ça vire à la dictature à peine déguisée. On m'a dit qu'il méritait d'être soutenu quand même car il a fait du bien à son peuple... J'entends. En Chine, 300 millions de personnes sont sorties de la pauvreté depuis 15 ans. Une bonne raison pour soutenir le régime ?

jeudi 29 novembre - J'apprends par mon ami Fred l'existence d'une circulaire datée du 28 septembre 2007 du Ministre des affaires étrangères et européennes visant à restreindre les conditions d’enregistrement des PACS dans les ambassades et les consulats de France à l’étranger. En gros, dans certains pays, il n'est pas de bon ton d'être pédé ou lesbienne...ça pourrait choquer. J'attends la circulaire qui dira que pour ne pas choquer, les petites filles françaises en Egypte doivent se faire exciser, en sachant que cette pratique concerne 95% des femmes là-bas...

vendredi 30 novembre - J'ai tellement de RTT à la Région que je ne pourrai pas toutes les prendre d'ici le 31 décembre, sachant qu'elles ne sont pas reportables. Je suis ok pour les revendre :-)

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Samedi 24 novembre 2007

samedi 17 novembre - Arlette Laguiller propose des alliances LO-PS pour les élections municipales de 2008. Verdict : hémorragie cérébrale.

dimanche 18 novembre - Vanessa Paradis hier soir au Zénith, c'était un peu variations sur le même M... Mathieu Chédid l'accompagne en effet sur toute sa tournée. Rien que ça. "Dis-lui toi que je t'aime, ou programme-moi sur IBM". Gainsbourg est-il vraiment mort ? On en doutait presque à l'entendre chanter comme elle chanta jadis en duo avec Etienne Daho. Physique qui semble éternellement adolescent, une voix fragile mais toujours juste dans les aigus, suave et sensuelle dans les graves, Vanessa Paradis a toujours cette diction particulière, mélange de nasillement léger, d'accent dandy et de nonchalance feinte. La grande classe. Elle renverse la salle avec "Junior suite", accompagnée par un clavier inversant noir et blanc et curieusement orienté pour que le public puisse jouir de l'image des doigts qui s'enfoncent dans les touches.

lundi 19 novembre - Noël approche. Ca s'organise doucement pour notre séjour à Lille du 22 au 30 décembre. Une bouchée pour Papa, une bouchée pour Maman, une bouchée pour belle-maman, une bouchée pour Mamie...

mardi 20 novembre - Les premières parties de concert sont toujours un coup de dés. Des fois c'est bon, des fois c'est nul. Naturalibus assurait la première patie de Vanessa Paradis. J'ai commencé pas convaincu, et j'ai fini un peu sur le cul ! A écouter "Faire des merveilles" sur MySpace, ça vaut sacrément le coup !

mercredi 21 novembre - Babel fait sans aucun doute partie de mon top 5 des films vus... La BO est notamment écrite par Gustavo Santaolalla : une pure merveille de guitare qu'il m'arrive d'écouter en fin de journée au boulot. Les bureaux se vident, une grande sérénité me gagne.

jeudi 22 novembre - Crise de foi relative à un engagement. Je devais aller en réunion. Je n'en ai aucune envie et n'y vois aucun intérêt. Je sèche donc pour aller voir "Le coeur des hommes 2". Un vrai moment de bonheur. Lavoine est génial comme d'habitude. Darmon, Daroussin et Campan sont excellents aussi. Alors, Fred, Rémi et Ivan, quand est-ce qu'on la fait cette photo à 4, les pieds dans la piscine, façon "Le coeur des hommes" ?

vendredi 23 novembre - Rien d'intéressant à dire aujourd'hui...à la semaine prochaine...

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Samedi 17 novembre 2007

samedi 10 novembre - La citation du jour : "L'utopie n'est astreinte à aucune obligation de résultats. Sa seule fonction est de permettre à ses adeptes de condamner ce qui existe au nom de ce qui n'existe pas." A méditer...les optimistes ajouteront "ce qui n'existe pas encore."

dimanche 11 novembre - Un ingénieux système, conquête arrachée par la classe ouvrière de la communauté urbaine de Lille, ouvriers jetés aux pieds des machines, fait en sorte que lorsqu'un jour férié tombe un dimanche, une journée de congé supplémentaire est accordée automatiquement, de sorte qu'il ne peut jamais y avoir moins de congés que les années précédentes. Y'a pas à dire, la libre administration des collectivités locales est un système épatant - que dis-je ? - révolutionnaire !

lundi 12 novembre - Par Facebook, un mystérieux "Assistant Parlementaire" est entré en contact avec moi. Le but du jeu est semble-t-il de valoriser son blog... Il ne dit pas qui il est, mais il bosse pour un parlemantaire de droite... Ah, le petit monde des assistants parlementaires...

mardi 13 novembre - Les statistiques ethniques et religieuses, rendues possibles par la loi relative à l’immigration, l’intégration, l’asile (article 63) - qui a déjà fait couler tant d'encre sur les tests ADN - , peuvent choquer dans un pays républicain et égalitariste comme la France qui ne reconnaît que des citoyens libres et égaux en droits. Se déclarer juif a un petit relent "Maréchal, nous voilà" de derrière les fagots. Doit-on se déclarer noir ou blanc quand on a un père noir et une mère blanche ?
Le risque est que, derrière les statistiques, on mette en place une politique de discrimination positive en fonction de la couleur de peau et de la religion pour le logement, l'accès aux emplois publics, à l'université, etc. C'est la raison pour laquelle SOS-racisme lance une pétition en ligne en appelant au Conseil constitutionnel pour qu'il censure cet article.
Pourtant, le sujet est plus complexe qu'il n'y paraît. D'abord parce que l'intégration en France, sans être aussi catastrophique que ce qu'on en dit, rencontre néanmoins de sérieuses difficultés : discriminations à l'embauche, pour obtenir un logement, pour entrer dans les boîtes, ... Et la grande difficulté, c'est qu'il est difficile d'objectiver les discriminations sans les chiffrer. La limite de l'égalité entre les citoyens, c'est qu'à nier la différence de leur couleur de peau ou de religion, on peut en arriver à nier les discriminations dont ils sont victimes : "Il ne peut pas y avoir de discrimination contre les arabes, puisque les arabes n'existent pas en droit."
Les Etats-Unis font depuis longtemps des statistiques ethniques. On pourra objecter que la discrimination positive n'a que des effets limités là-bas. Néanmoins, ces statistiques permettent aussi de mettre en cause le système social et judiciaire quand on sait la surreprésentation des minorités ethniques (notamment les noirs et les hispaniques) à la fois en prison et parmi les condamnés à mort.
Comme dirait Jacques Delors, je ne suis pas au terme de ma réflexion...

mercredi 14 novembre - La grève est un théâtre où chacun joue son rôle qui évolue d'une représentation à l'autre. Il y a de la farce dans la situation présente. Le gouvernement est-il plus fort à ce poker menteur vis-à-vis des directions syndicales qu'elles ne le sont elles-mêmes en direction de leur base ? A voir... Et si on se disait la vérité ? On va passer à 41 ans l'année prochaine...

jeudi 15 novembre - Mon grand-père Léon aurait eu 84 ans. 3 séances de sport en 3 jours. C'est une drogue, les endorphines... Comme dirait Pierre Lapointe, je vais finir par avoir un "charisme sexuel extraordinaire"... Photos sur demande.

vendredi 16 novembre - Journée pro difficile, ponctuée néanmoins par "la fée coquelicot", un excellent restaurant japonais nantais, où une fille belle comme le jour te prépare des sushis, sashimis, makis et autre california roll à la demande. Ce soir, je casse 6 jours d'abstinence en finissant ma bouteille de Lagavulin 16 ans d'âge... Dieu que l'ivresse est bonne...

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Samedi 10 novembre 2007

samedi 3 novembre - Pierre Lapointe est un chanteur québécois qui a un talent, voire un génie évidents. Nous le voyons pour la deuxième fois ce soir, après Tourcoing (avec Fred et Nicolas) l'année dernière. Le spectacle a pourtant évolué : s'il a toujours un "charisme sexuel extraordinaire", que ses musiciens sont toujours des "pauvres petites bêtes" et qu'il en met plein la poire aux célibataires (qui seront toujours seuls demain matin), il a innové par certaines nouvelles chansons et une reprise terrible : Les uns contre les autres de Robert Charlebois (extrait de la comédie musicale Starmania). C'est quand le prochain concert ?

dimanche 4 novembre - Je retiens de mes discussions avec Gilles Johanet que dans une copie de concours, le correcteur aura toujours tendance à vouloir mettre "+2" à une copie qui comporte un élément original, une citation bien à propos, la référence à un ouvrage voire une carte faite à la main. Valoriser celui qui se démarque un peu par rapport aux autres. En lisant cet après-midi les dépêches sur internet sur la visite-éclair de Sarkozy au Tchad pour ramener les 3 journalistes et les 4 hôtesses de l'air, je me dis : "Ce soir, au 20 heures, c'est "+4" dans les sondages..."

lundi 5 novembre - En religion, on appelle ça l'apostasie. Renier sa foi. Pour certains, c'est encore pire que de ne pas croire. D'ailleurs, l'apostat est condamné à mort en Arabie Saoudite aujourd'hui encore. Que dire alors du sort des 12 socialistes, Vincent Peillon en tête, qui déclarent qu'ils vont voter "oui" au "traité simplifié" alors qu'ils avaient voté "non" en 2005 ? Excommunication ? Lapidation ? Bannissement ? Assurément, ce sont des sarkozystes convaincus...puisque je vous le dis...

mardi 6 novembre - "ATTENTION - F.C. élevée". Ainsi parlait vendredi soir dans ma salle de sport, alors que je dépassais allègrement les 170 battements par minute. Est-ce que je lui demande l'heure à mon vélo ? Non ! Alors qu'il me laisse pédaler en paix. On n'est pas là pour rigoler.

mercredi 7 novembre - Valentine qui commence à être propre, c'est une très bonne nouvelle...les parents me comprendront...les autres imagineront sans peine... Pour Arthur, j'avais considéré que la propreté changeait les choses de façon plus importante que quand il avait fait ses nuits...

jeudi 8 novembre - Si j'avais été moine, j'aurais été bénédictin, parce que je suis sans cesse à la recherche de la journée idéale qui combinerait lever tôt, coucher tôt, travail intellectuel et activité physique.

vendredi 9 novembre - Entre boulimie et anorexie, mon envie de lire vient et passe comme les marées. Ainsi je n'avais rien lu depuis mon séjour à Lille fin septembre, mise à part la presse, laissant en plan un Barjavel et Les métamorphoses de la question sociale de Robert Castel. Lire c'est une rencontre particulière entre un ouvrage, celui qui le lit et son environnement du moment. Tout sauf un hasard en fait. L'heure était donc venue de lire De sang froid (With cold blood) de Truman Capote, dont les nouvelles précédentes m'avaient déjà enchanté à l'été 2006 à Sainte-Maxime durant les chaudes siestes dans l'appartement de Monsieur Paris ou sur la plage en fins d'après-midi. Le film m'avait beaucoup impressionné, le livre est impressionnant.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Samedi 3 novembre 2007

samedi 27 octobre - Après huit tranches de raclette, la charcuterie et le vin qui vont avec chez F. hier soir, mariage de M. et A. aujourd'hui. L'occasion de voir plein d'amis, notamment communautaires. Le vin d'honneur se passe gentiment avec trois coupes, puis 2 autres au repas dans les Flandres. Les mariés ont un petit mot pour chaque invité. Nous sommes une soixantaine. Pas de danses, pas de chants, mais une vraie joie d'être là, avec des invités qui viennent de Bosnie, d'Australie, d'Allemagne...

dimanche 28 octobre - Mon estomac commence à marquer le coup, puisque c'est reparti au champagne dès le midi chez ma grand-mère. Steacks roulés, sa spécialité... Nous enchaînons sur un goûter qui réunit finalement ses 6 enfants, ce qui n'a pas dû arriver depuis la mort de mon grand-père l'année dernière. Une belle occasion de se réunir. Nous finissons par un apéro chez TJ (2 bouteilles de champagne à 4) qui a aussi invité sa proche amie T...

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[Alain, le frère de mon père, qui habite Atlanta, fait la lecture à Valentine et Arthur]

lundi 29 octobre - Midi à Blendecques chez la mère d'Annabelle (champagne), soirée chez "Goldfinger" (beaucoup de champagne). Un max de frangins, toujours les mêmes, comme au bon vieux temps. On dirait qu'on n'est pas partis.

mardi 30 octobre - Retour sur Thouaré après une ultime halte à Orchies chez Alexis, le frère d'Annabelle et parrain de Valentine. Claqué je suis. Heureux aussi d'avoir pu voir famille et amis. Prochain séjour à Lille sans doute à Noël... Priorité à ceux qu'on n'a pas encore vus !!

mercredi 31 octobre - Se moquer de la mort pour l'apprivoiser, ça énerve les curés qui ont besoin de la peur pour régenter les esprits. C'est pour moi une raison suffisante pour fêter Halloween ! Et puis, quand j'étais petit, ça ne se faisait pas...alors je me rattrape.

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jeudi 1er novembre - Toussaint loin de mes morts du Nord, notamment ceux de Bruay où j'aimais faire la tournée des cimetières avec ma grand-mère, pour aller honorer la tombe de ses parents et de ses frères. Il y avait parfois un détour par Béthune ou le marché pour acheter de la charcuterie polonaise, de la vraie...bien meilleure que chez Macura (orth ?), le vendeur alcoolique du marché couvert de Wazemmes (selon mon grand-père Léon).
Je me rabats donc avec Arthur sur le cimetière de Sainte-Luce sur Loire pour lui faire son éducation : différence entre tombe et caveau, Jésus avec ses clous, les fleurs, ne pas crier, ceux qui sont enterrés ensemble, ... Il hésite encore entre l'enterrement et la crémation. Il a le temps.

vendredi 2 novembre - Cher Père Noël,
Arthur et moi avons été très sages cette année comme tu le sais. Nous savons que tu commences à être vieux ainsi que tes rennes... Nous savons aussi qu'il est difficile d'apporter des cadeaux à tous les enfants qui sont de plus en plus nombreux sur la terre. Mais nous avons trouver une solution : un cadeau commun et pas lourd en plus. Une console Nintendo Wii ferait parfaitement l'affaire, et nous permettrait en plus de jouer à deux en même temps et de fortifier le lien père-fils qui est si important. Nous te faisons plein de gros bisous en espérant que tu diras...wii !!! Arthur et Boris

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Samedi 27 octobre 2007

samedi 20 octobre - TJ est donc à Nantes jusque lundi matin. Bien sûr il faut que tout soit le plus parfait possible pour l'accueillir dignement. A quoi bon la perfection si on ne s'en sert pas ? A rien. Je suis convaincu depuis longtemps que pour une même chose, il n'y a qu'une bonne façon de bien faire mais beaucoup de façons de mal faire. Bon, il fait un temps d'automne absolument magnifique et je rode mon discours de guide touristique nantais pour voir si je sais à peu près expliquer ma ville. Bon, je découvre Benoît Belin (le chanteur) et Herman Dune. A suivre...

dimanche 21 octobre - On peut trouver plein de bonnes raisons pour être opposé à la réformes (et non à la suppression) des régimes spéciaux (de certains régimes spéciaux, comme me l'a fait justement remarquer Ivan). A supposer que la mobilisation soit si forte que le gouvernement retire le projet. La classe ouvrière triomphante aurait gagné. Mais gagné quoi ? On ne sait pas, car le problème des déficits resterait entier. A moins bien sûr de décréter qu'on affecte les bénéfices du CAC40 au financement de nos pensions. C'est d'ailleurs si évident que je m'étonne que personne ne l'ait encore proposé (Arlette, Olivier, Fidel, Hugo). Encore une fois, le but du jeu, pour certains, ce n'est pas de sauver les retraites, mais d'être à gauche dans le débat... les autres étant nécessairement des traîtres, des gens de mauvaises foi, des droitiers. C'est évident. Une île déserte, j'y pense parfois...

lundi 22 octobre - Il était une fois un ingénieur allemand chargé, dans le cadre des dommages de guerre de la Première Guerre Mondiale, de venir faire des travaux pour combler les nombreux canaux qui traversent Nantes. Tout ça dans les années 20. En 40, les Allemands redécouvrent la douceur de vivre française, et c'est dans un uniforme de la Wehrmacht que notre ingénieur revient pour administrer la ville. Il se fait abattre devant la cathédrale Saint-Pierre Saint-Paul par trois communistes. Hitler demande que 50 otages soient fusillés. Guy Môquet est l'un deux. Aujourd'hui, le cours des 50 otages est l'une des principales artère de Nantes.

mardi 23 octobre - Il m'arrive d'être énervé et de péter gentiment un câble. Comme ce midi. Le froid me pousse vers Damart, mais la vue de presque cadavres à l'odeur si particulière me fait rebrousser chemin. J'arrive aux Galeries Lafayette pour trouver un pyjama (très sexy, ne t'en déplaise). Je le trouve effectivement, mais la caissière est manifestement une connasse qui met un temps trop important à mon goût pour aller chercher le prix. Je fais part vertement de mon mécontentement à sa collègue (devant un maximum de clients, l'incompétence, autant la mettre au grand jour), et je tourne les talons. Nous arrivons dans un restaurant : on nous propose une table que j'ai peine à distinguer tant il y a de fumée autour. Je ne dis rien, et je sors. Enfin, un honnête (restaurant) italien se présente, déco sympa, serveur homo charmant qui nous vante son verre de chilien (qui parle espagnol), penne au pesto (qu'il me déconseille car c'est tellement facile à faire). Je revis. Crochet par la cathédrale pour contempler le gisant de François II et Marguerite de Foix (le papa et la maman d'Anne de Bretagne, reine de France), avant de repartir au taf. Merci mon Dieu !

mercredi 24 octobre - "L'habitude est le meilleur des serviteurs et le pire des maîtres", proverbe chinois. Je suis en plein dedans, entre internet et mon portable. Sauvez-moi ! Ma vie est courte. Attachez-moi !! Faites-moi interdire comme on interdit certains de casino. Je suis malade... Une bergerie à la montagne, tout Proust en Pléïade...vite !!

jeudi 25 octobre - Mon collègue et néanmoins ami Vincent m'a fait découvrir Facebook il y a peu, et y a mis tellement d'insistance que j'ai fini par m'y inscrire. Et c'est vrai que j'ai retrouvé du monde. C'est quoi Facebook ? Un réseau social... Dit comme ça, on n'y comprend rien... C'est un "copains d'avant" en mieux, si tu préfères... Au départ, c'est destiné aux étudiants des grandes écoles étatsuniennes...et puis la mondialisation aidant, ça s'ouvre à tout le monde. Bon, c'est en anglais, y'a plein de trucs zarb' (comparateur de goûts cinématographiques, offrir une bière, un cadeau, faire une lèche, faire un "hug"...). C'est dans le vent. Inscris-toi, on sera amis !!!

vendredi 26 octobre - Week-end de la mort qui nous attend à Lille. Départ ce matin entre 5 et 7 pour y être avant midi. Ma grand-mère nous attend. Il y aura aussi mon oncle Alain qui vient d'Atlanta (Georgie, USA). Putain la lettre pour Leszek n'est pas encore faite. Les photos à tirer pour mamie... Décidément, le temps est une denrée rare, et ça ne va pas aller en s'améliorant.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Samedi 20 octobre 2007

samedi 13 octobre - D'abord la vue. Puis l'odorat. Enfin le goût. Le vin, c'est l'empire des sens. Plus je vieillis, plus ça m'attire : vouloir mettre des mots précis sur ces sensations, approfondir pour prendre encore plus de plaisir à ces ivresses - petites ou grandes - associées à des moments, à des personnes, à des conversations qui restent. On peut apprécier un grand vin sans forcément être capable de le décrire. Mais on l'apprécie peut-être plus quand on sait le faire. On peut aussi se la jouer avec des termes alambiqués et prétentieux alors que le vocabulaire est codifié. Ne pas confondre fleurs fraîches et fleurs séchées, différencier la série amylique (banane, bonbon) de la série empyreumatique (chocolat, caé, pain grillé). Bref, comme la poésie, derrière la beauté des mots, y'a du boulot ! Et comme je suis novice, cours d'oenologie une fois par mois jusque juin. J'ai commencé ce matin par la base : sucré, salé, acide, amer...

dimanche 14 octobre - Il n'est pas séant, dans la pensée unique ambiante, de parler d'Yves Duteil et de dire qu'on aime. Pour moi, ce fut mon premier 33 tours, offert par ma grand-mère. Il sera bientôt dédicacé par lui, puisque je lui ai demandé et que sa femme a gentiment accepté. Donc fais attention à comment tu parles d'Yves Duteil. Si tu touches à Yves Duteil, tu touches à ma grand-mère et à mon enfance...et à celle d'Arthur et Valentine. Et je te demanderais : qu'as-tu fait de tes jeunes années ?

"Lucille et les libellules", tu connais ?

Deux ou trois libellules en vol troublaient Lucille,
Sur le chemin de son école, en pleine ville,
"
Ces libellules en ville sont folles", se dit Lucille,
Qui les attrape avec un fil, et puis s'envole...

lundi 15 octobre -
 Un sale été 2003, de sinistre mémoire. Lire le récit de Vilnius dans Le Parisien sur la terrasse, à Sainte-Maxime, ne pas comprendre comment ça a pu arriver. Il sort aujourd'hui. J'espère le voir un jour sur scène.

mardi 16 octobre - Deux fois à Lille en deux mois, pas possible ? Si ! Nous débarquons tous les 4 du 26 au 30. Programme déjà bien chargé : un mariage, deux dîners, un déjeuner... Du soleil, du soleil !! Ne pas oublier de faire un courrier de réponse pour mon cousin Leszek afin que ma grand-mère le traduise... Je sens déjà les gaufres de chez Méert...

mercredi 17 octobre - Le Président de la République ne pouvant être traduit en justice pendant la durée de son mandat (sauf destitution), il ne peut divorcer que par consentement mutuel... Moi, tout ce que j'en dis, c'est que le couple Sarko aurait été moins emmerdé s'ils s'étaient pacsés !

P.S. : une enquête récente vient de montrer que le taux de séparation des couples pacsés était sensiblement identique à celui des couples mariés.
P.S.2 : commentaire avisé de Laurent F. : "Qui va garder les enfants ?"

jeudi 18 octobre - Une grève qui sonne un peu comme le champ du cygne ou le tocsin pour les régimes spéciaux. Forte mobilisation, mais personne n'y croit vraiment au fond. Parce que faire payer à nos enfants 4,5 milliards d'euros par an pour le financement des régimes spéciaux, ça n'est tout simplement pas tenable et pas moral. Sarko a l'air de la jouer intelligent en ne mettant pas d'huile sur le feu. Ne pas humilier l'adversaire. Lui permettre de sortir quand même avec la tête haute. Des négociations sur le rachat des années d'études, sur la longueur de la période d'harmonisation avec le régime général. Fin de partie.

vendredi 19 octobre - TJ arrive ce soir pour le week-end. Alors, les suivants, c'est pour quand ?

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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Samedi 13 octobre 2007

samedi 6 octobre - Villepin m'impressionne. Entre ses attaques en règle contre la politique de Sarkozy, sa contre-offensive dans l'affaire Clearstream (à laquelle je ne pige pas grand chose), la sortie récente de son livre sur Napoléon ou sa signature de la pétition contre les tests ADN pour les étrangers, il est clairement en train de prendre date pour la prochaine présidentielle en se posant en alternative à droite à Sarko. Il a raison de s'y prendre tôt...

dimanche 7 octobre - Je suis au bord de l'appareil et déjà les jambes dans le vide. Je les replie vers l'arrière, sous le fuselage, comme on me l'a expliqué lors du briefing une demi-heure plus tôt. Nous avons mis environ 20 minutes pour atteindre les 3000 mètres, les altimètres du caméraman et de François, auquel je suis harnaché, le confirment. Je regarde en bas. A travers les nuages, je distingue la mer, la côte, les maisons et les champs. J'ai peine à croire qu'on va y aller, mais je relève la tête en me cambrant en arrière, puisque c'est la procédure. François donne une impulsion, et nous tombons. A 200 km/h quand nous atteignons la pleine vitesse. Nous tournons plusieurs fois sur nous-mêmes en arrière. J'ai la clairvoyance de me dire que je suis taré et que j'ai peut-être fait une connerie.

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J'ai le coeur qui se soulève en permanence. Et puis nous nous stabilisons finalement face à la terre. Le cameraman vient à notre niveau et nous filme tout en prenant des photos. Il déclenche son numérique en mordant dans une sorte de paille. J'arrive même à sourire et à mettre mes pouces en l'air...

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35 secondes après le grand saut et 1500 mètres plus bas, François déclenche l'ouverture du parachute... J'aurais encore droit à 5 minutes voile ouverte, une traversée des nuages flippante, quelques sensations différentes mais tout aussi fortes, avant de me poser tout en douceur sur l'aérodrome proche des Sables d'Olonne. Ca serait mentir de dire qu'on ne se sent pas un peu différent après cette expérience. Différent d'avant. Différent des autres.

lundi 8 octobre - On ne dit pas "un espèce de ..." mais "une espèce de" ; on n'écrit pas "Autant pour moi" mais "Au temps pour moi" ; on n'écrit pas "Quelques 50 voitures ont été brûlées" mais "Quelque 50 voitures ont été brûlées" ; on n'écrit pas "aller de paire" mais "aller de pair" ; on ne dit pas "après qu'il ait plu" mais "après qu'il a plu". Putain, faites un effort bordel !!!

mardi 9 octobre - On parle beaucoup de BHL en ce moment, ce qui ne doit pas être pour lui déplaire. J'ai surtout de lui l'image d'un homme très critiqué, notamment par Renaud avec l'une de ces chansons ("l'entarté"). J'ai pourtant peine à croire qu'il n'a rien d'intéressant à dire. Combien, parmi tous ceux qui lui en mettent plein la poire, ont lu un bouquin de lui, par exemple celui sur Daniel Pearl ? Je me garderai donc bien de juger avant d'avoir lu. Celui-là, ou l'autre qu'il vient de sortir sur la gauche.

mercredi 10 octobre - On enterre aujourd'hui Pépé Farineaux, le grand-père de mes 5 cousins Thomas, Martin, Aline, Joséphine et Théophile. Un sacré bonhomme qui s'en va, à la fois scientifique et artiste. Mes parents avaient l'une de ses sculptures dans leur salle de bain, rue Jeanne d'Arc : un homme tenant un enfant dans ses bras. Objet si familier pour moi. Il y a quelques années - Pépé Farineaux avait déjà passé allègrement les 80 ans - au cours d'une journée mémorable chez Marianne et Jean (l'un de ses 4 enfants), je lui avais fait tirer sur un joint emprunté au groupe de jeunes (pas de noms, pas de noms !!). Il avait tiré dessus de bon coeur, ça l'avait mis de bonne humeur !

jeudi 11 octobre - J'apprends que le président de l'autorité palestinienne Abbas veut un Etat de 6.205 km², et que dans le même temps, Israël accepte le principe selon lequel Jérusalem-est deviendrait la capitale du futur Etat palestinien. Là je me dis qu'on est entré dans le concret et qu'il y a un espoir véritable après tant d'espoirs déçus. Parce qu'Israël a compris que pour assurer sa sécurité, il avait besoin d'être reconnu, et que pour être reconnu, il avait besoin de donner un Etat aux Palestiniens, dont la poussée démographique est irrémédiablement plus élevée que la sienne. Un Etat plus petit, mais un Etat plus sûr. C'est le deal.

vendredi 12 octobre - 2h38. Petits pleurs continus dans la maison. Valentine. Je m'y colle. J'ouvre sa chambre. "J'ai peur du loup, papa !" "Y'a pas de loups, ils sont dans la forêt et je les ai tous tués !" Rassurée, l'enfant se rendormit. Pas moi. D'où le fameux dicton : vendredi, jour pourri. Vérifie, c'est une réalité ! Pour une fois que je regarde la télé, je tombe sur la rediffusion d'une émission vraiment exceptionnelle sur de Gaulle (avec en prime Marie Drucker et son décolleté) : son retour en 58 avec l'opération "Résurrection" des militaires algériens qu'il n'a pas imaginée mais qu'il a laissé suivre son cours ; mai 68 bien sûr ; mais aussi le fameux voyage au Québec en 67, avec des archives vidéo inédites qui montrent bien qu'il avait prémédité son coup du "Vive le Québec libre !", et qu'il a d'ailleurs tourné le couteau dans la plaie le lendemain.

par Boris Roman-Dubreucq publié dans : d'une semaine à l'autre
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